Voici ce qu’il se passe réellement avant et pendant une émission de “débat”

8 comments
  1. >Ce qui est recherché, c’est un invité que l’on peut prévenir la veille pour le lendemain voire, ça m’est déjà arrivé, 3h à l’avance (“bonjour Monsieur Framont, êtes-vous disponible pour venir débattre ce soir sur le thème “l’antiracisme est-il le nouveau racisme ?””). Il vit donc à Paris. Ensuite, il est rodé à l’exercice, souple et adaptable, il a une théorie sur tous les sujets. Bref, c’est un prêt à débattre, ou ce qu’on appelle, dans la profession, les gens “déjà dans le taxi”.

    Pour moi c’est cet aspect le plus marquant sur le filtre des gens qui ont une voix dans les médias.

    Tu vies pas à Paris? T’as pas voix au chapitre sur les débats nationaux

  2. Article intéressant, cependant je pense que les embûches rencontrées par l’auteur et ses confrères idéologiques le seraient aussi pour n’importe quelle doctrine marginale. On n’invite pas davantage de penseurs ultra-libéraux, anarchistes ou fascistes (j’entends des vrais, pas des démagogues qui en saupoudrent leur discours comme la gauche modérée ne fait que s’inspirer de la pensée marxiste). Même la normalisation de la ligne politique du RN par exemple est relativement récente, et un E. Zemmour ne racontait pas la même chose il y a quinze ans que maintenant.

    L’auditeur ou le spectateur moyen semble tout simplement ne pas être plus intéressé que ça par la philosophie politique donc on lui donne à entendre un “débat” politique au plus proche des problématiques tangibles du quotidien.

  3. > Jugeant écoeurant le spectacle de cette personnalité du showbiz se livrant à une succession de reproches et de leçons de lutte aux Gilets jaunes, je lui ai dit que si ça se trouve, il payait l’ISF avant sa suppression et qu’il était donc mal placé pour juger la pertinence revendicative du mouvement social

    Bah techniquement parlant, ça, c’est une attaque *ad personam*, c’est surtout ça le problème.

    Plus tôt, il écrit:

    > Récemment, sur Mediapart, j’ai enfin dit, “je ne sais pas ce que pensent les Français mais moi c’est ça que je pense”

    Bah c’est un peu ce que Kassovitz fait, non ? Il dit ce qu’il pense du sujet. Après on peut lui faire gentiment remarquer qu’il est à côté de la plaque, le cas échéant, mais lui dire “ferme ta gueule parce que t’es riche” n’est pas très constructif, la preuve (au passage le procédé qui consiste à choisir une image désavantageuse de son adversaire pour illustrer ces propos est éculé et petit).

  4. L’article est vraiment intéressant pour décrire le déroulé , le SMS qui te prévient à l’arrache, le taxi, la petite pièce où tu discutes avec “tes potes” avant le débat etc

    Mais il est vraiment voilé d’un côté victimaire gauchiste insupportable a lire, absolument tous les évènements sont surinterpretés et l’auteur se permet de faire les questions, les réponses et aussi prétend savoir ce que pense son interlocuteur au delà de la réponse

    En tout cas il décrit bien un cirque de Bourgeois déconnectés qui vivent dans un monde politique qui est en fait un jeu.

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