«Je croyais que mon enfant était la clef de mon bonheur, c’était faux»

21 comments
  1. TÉMOIGNAGES – Ils aiment leur
    enfant. Beaucoup, à la folie et même
    pas du tout. Tout ça en même temps.
    Seulement, ils n’avaient pas pris
    conscience de la difficulté d’être
    parents, et souffrent de ce rôle.
    « Jamais je ne l’avouerai à ma fille, elle n’a pas
    à porter ce poids, mais l’avoir mis au monde
    est certainement la plus grosse erreur de ma
    vie. Je croyais qu’elle était la clef de mon
    bonheur, c’est faux », murmure Noemy, 34
    ans. Trois ans plus tôt, elle avait pourtant
    accueilli le test de grossesse positif avec joie.
    Pendant neuf mois, elle plane sur un nuage. «
    Les choses ont commencé à clocher à la maternité

    La première nuit, après le départ de son mari
    penchée sur le berceau de leur fille, la jeune
    maman est saisie par le poids de la
    responsabilité lui incombant désormais. « l’ai
    réalisé que je ne serai plus jamais seule, que je
    ne passerai plus jamais en premiere, que
    désormais tous mes choix, toutes mes décisions
    devraient prendre en considération ce petit
    être. Ma fille est passée de bébé idéalisé à
    fardeau», conclut-elle. Trois ans plus tard,
    cette maman d’une fillette épanouie regrette
    toujours sa maternité. « Quand on commet une
    erreur, on peut la réparer, on peut toujours
    divorcer, changer de métier, déménager,
    changer de sexe même. Mais un enfant, c’est un
    engagement à vie. On ne peut pas s’en défaire.
    Si j’avais une machine à remonter le temps, je
    n’en ferais pas », dit-elle.

    Noemy fait partie de ces femmes qui osent
    l’aveu indicible : elles aiment leurs enfants
    mais auraient préféré ne pas les avoir. Ces
    deniers mois, les prises de paroles en ce sens
    affluent, encouragées dès 2015 par les
    travaux de la sociologue israélienne Orna Donath, et qui ont donné naissance à un livre
    traduit en français, Le regret d’être mère (1),
    paru en 2019. Plus récemment, la journaliste
    Stéphanie Thomas est elle aussi partie à la
    rencontre de celles qui souffrent de leur rôle
    de mère, dans son livre Mal de mères (2), paru
    en octobre 2021.

    Ces témoignages disent la peine de ces
    femmes à endosser un costume trop étriqué
    pour elles. Elles confient le frein que leur
    enfant représente dans leur épanouissement
    personnel. Phénomène nouveau ou fin d’un
    tabou ? Un peu des deux, selon Marie Danet,
    maître de conférences et psychologue. « Ily a
    plus de liberté de parole sur ce domaine, on se
    sent libre d’exprimer une opinion impopulaire
    », poursuit celle qui observe d’ailleurs une
    augmentation des consultations à ce sujet.

  2. 36 ans, sans enfants et très heureux de ne pas etre père 🙂

    Je n’en aurai pas eu la patience, ni meme l’argent. Je suis plus libre dans ma vie, peut passer du temps à mes hobbies et voyager quand je le souhaites.

    Etre parent n’est pas une décision à prendre à la légère, ce n’est pas un devoir envers votre famille ou la société.

    Cela doit venir d’un souhait véritable, et de vos capacités émotionnelles / financières pour vous en occuper.

  3. Ca me crispe à mort ceux qui idéalisent la parentalité à travers des comptes sur des réseaux sociaux. Ca a été répété des milliers de fois que c’est une facade, qui peut être encore assez con, surtout la trentaine passée, pour croire qu’on y donne une image quasi conforme de la réalité ?

  4. De toute façon elle aurait été malheureuse dans sa vie. Enfant ou pas. Elle est dans le jugement des autres. Suffit de voir comment organise l’anniversaire de son enfant de 4 ans.
    Elle se cherche une excuse de ne plus être jeune, aussi belle et libre.
    Y en a qui dise que c’est le taf, d’autres des obligations maritales, etc.
    Après ça ne l’a sûrement pas aider à aller mieux.

  5. C’est extrêmement triste. Je n’imagine pas la vie sans mes trois enfants. C’est très dur certes, un effort de chaque instant mais ce n’est pas l’enfer décrit dans l’article. Lorsque les enfants font la sieste ou jouent dans leur chambre on se retrouve seul. Lorsqu’ils dorment le soir on est tranquille, on peut aller au restaurant si on veut, visiter quasiment tout ce qu’on veut à condition de s’organiser un minimum.

    En échange, ils font parfois la grasse mat’ et se réveillent tous les uns les autres, viennent le matin dans votre chambre, et laissent entrer les animaux en ouvrant les portes. On se retrouve réveillé aux côtés de sa moitié avec une multitude d’enfants et de chats et de lapins, je n’imagine pas plus grand bonheur.

  6. Papa ici, je vais vous faire par de mon ressenti et de mon expérience. Je comprend tout à fait les témoignages de ces mères, on ne s’y attend pas, on idéalise ce moment qui arrive même si c’est à plus petite mesure, étant séparé avec la mère de ma fille, il est vrai qu’il y’avait et qu’il y a des moment où tu te dis : merde, dans quoi je me suis fourré, où est le bouton reset dans tout ça?!

    Mais qu’on my reprenne pas, je passe aussi de très bon moments de complicité avec une petite chipie qui va sur ses 5 ans, mais il y a aussi les sacrifices que ça engendre, adieu certains hobbies, certaines sorties (du moins pour le moment) certaines vacances.

  7. C’est vrai qu’on vie dans un monde où faire un enfant est presque attendu, dès que tu es marié/en couple et que tu as plus de 30 ans, la question magique se mets à pleuvoir : “Alors les enfants, c’est pour quand ?” que ce soit famille, amis, connaissances ou même inconnu c’est pour dire. Si tu as le malheur de dire que tu en veux pas “tu verras, tu changeras d’avis”.

    C’est un poids constant qui fait que beaucoup de personne ne se pose jamais la question de savoir si ils veulent vraiment un enfant.
    Ce qui peut être au détriment du couple et de l’enfant.

    Je comprends que ça soit biologique de se reproduire mais ça fait longtemps qu’on a arrêté de faire des choses juste parce que ça l’est.

  8. Et où sont les pères dans ces témoignages ? À la rigueur qu’on se concentre sur le ressenti des mères et des femmes dans l’article, pourquoi pas, mais dans leur expérience, le père n’existe pas ? C’est elles et leurs enfants uniquement ?

  9. >”Je ne serai jamais plus en première”

    C’est le truc qui me fais rager.

    Depuis un certain temps existe une pensée narcissique qui obsède les gens centrée sur leur propre bonheur, leurs propres besoins, qui place la responsabilité de leur bonheur sur les épaules de la société.

    Nos enfants veulent devenir “Youtubeur”, “Influenceurs”, définissant leur bonheur sur la base du nombre de gens qui les admirent, qui les écoutent, qui les adulent.

    Passé est le temps où même l’ouvrier manuel pouvait se sentir comme le Roi en sa demeure et trouver tout le bonheur dont il avait besoin à l’intérieur de sa famille. Maintenant le domicile est ouvert, la vie privée publiée sur les médias sociaux dans l’attente des compliments et de l’approbation des masses.

    **La réalité c’est que le bonheur vient de l’intérieur**, jamais extérieur et surtout pas dans une société où tout le monde cherche le bonheur au travers des yeux et de l’approbation des autres. Il est impossible que 67 million de Français soient des personnalités vedette en même temps, chaque vedette nécessitant des millions de fans.

    C’est cette recherche de la validation au travers des autres qui est la vrai source de la dépression et les médias sociaux qui carburent à votre égocentrisme sont des marchands de dépression.

    Une personne qui sait créer son bonheur est heureuse même dans un travail qu’elle n’aime pas, est heureuse peu-importe le comportement des autres et une société de gens heureux est une bonne société qui fonctionne bien.

    **Il faut réajuster la définition du bonheur**

    Le bonheur c’est de réussir dans les truc sur lesquels on peut exercer une forme de contrôle.

    La joie de redécorer son appartement, la fierté du travail bien fait, le bonheur d’élever une famille et de voir ses enfants réussir, la béatitude de partager sa vie et une complicité avec l’être aimé, la conviction d’être une bonne personne, la satisfaction d’avoir une bonne réputation, d’être fiable, de n’avoir qu’une seule parole, l’extase de se négocier un meilleur salaire, l’Euphorie d’une reconnaissance non-attendue et la confiance d’avoir des potes sur qui on peut compter et qui peuvent compter sur nous.

    **Tout le reste, tout ce que nous ne contrôlons pas ne peut faire partie de notre définition du bonheur car ça nécessite de placer les conditions de notre bonheur entre les mains de autres, qui eux cherchent aussi leur propre bonheur.**

  10. >Irène est victime d’une idéalisation de la parentalité largement véhiculée par la littérature et les réseaux sociaux.

    Ce serait bien de se débarasser de ce genre de mentalité de victime à base de “j’ai été influencé/on m’a dit que..”. Faut arrêter d’infantiliser les adultes comme s’ils avaient aucune capacité de réflexion. C’est cool de dire c’est pas toi c’est l’entourage mais ça résout absolument rien.

  11. Quand t’est parent, tu te rends compte de la difficulté, les autres (non parents) non.

    Quand t’a un deuxième enfant, les mono parentaux ne se rendent pas compte de la difficulté.

    Il faut le vivre pour le comprendre.

    “Les enfants, c’est que du bonheur” ceux qui te sortent cette phrase… Sont de gros focus (faudrait les gifler).

  12. C’est comme la période des “notre couple va mal et si on faisait un enfant pour se retrouver”.

    Je suis papa d’une petite de 5 ans et d’une de 3 mois. Si on avait pas été soudé avec ma femme, à tout se dire, ça fait longtemps qu’on aurait divorcé.

    Les enfants ça demande d’être en symbiose avant, d’être en accord avec l’éducation que tu veux donner à 2.

    J’aime mes filles, on passe des moments trop bon mais putain qu’est ce qu’on en a chié à certain moment. Il y a beaucoup de culpabilisation si vient de l’extérieur. Quand tu commences à regarder la parentalité positive tu te dis que ce que tu fais c’est de la merde et que tu maltraite ton enfant.

    On est jamais vraiment prêt à être parent et c’est déjà un grand pas en avant de se poser la question.

  13. C’est aussi ce que m’a révélé une ex. Cette espèce de regret difficile à admettre. Elle a fait une ligature des trompes l’année dernière.

    J’ai tendance a croire que le post partum est un peu sous estimé.

    Perso mes parents se sont séparés quand j’avais trois mois.

    Tout ça me donne pas envie d’avoir des enfants, ou bien il faudrait que je sois très à l’aise avec une femme.

    Sans parler d’un confort financier.

  14. C’est un des sujets qui m’énerve le plus.

    Je connais des tas de gens qui ont fait des enfants dans le but de combler un vide et l’ont regretté ensuite. Ou encore pour retenir leur conjoint/conjointe. Beaucoup ont des attentes vis a vis de leurs enfants et les idéalisent. Faudrait d’abord passer un test psychologique en profondeur avant de devenir parent, je le pense réellement.

    Enfin je sais pas a son âge, faut pas bien être futée pour pas se douter que si tu n’es pas heureuse, c’est pas un enfant qui va te rendre heureuse. Elle a cru qu’elle allait jouer a la poupée ?

  15. Papa ici de 2 enfants en bas âge et bientôt d’un 3eme. Ça serait mentir de dire que parfois on serait pas mieux sans les momes, mais on les aimes et ce sentiment négatif part souvent aussi vite qu’il est arrivé.

    Le souci c’est l’attente des gens, on a fait les premiers avec madame en ce disant qu’on verrais et on s’adapterais a eux, pas l’inverse. Combien j’ai de collègues qui attendent ci ça de leurs enfants, moi j’attends rien, je les accompagne.

    Et le pire c’est les gens qui veulent des gamins surdoués ou différents. Moi pas, parce que être différent c’est horrible quand tu es enfant.

  16. Papa de deux enfants. J’aime ma vie et je les aime plus que tout. Mais ma vie d’avant me manque aussi énormément.
    C’est ça faire des enfants, c’est très schizophrénique comme expérience.

    On les aime et la seconde d’après ils nous sortent par les yeux, on changerait notre situation pour rien au monde et pourtant, on rêve d’une journée sans eux de temps en temps.

    Les sacrifices sont énormes et pas forcément « récompensés » mais faut pas oublier qu’ils n’ont jamais demandé d’être là.

    Et puis ça grandit un enfant, et franchement ça devient de plus en plus cool a la maison. Je sais qu’on va vers d’autres difficultés mais quand ils passent le cap des 3 ans tout devient plus simple, c’est mon ressenti perso.
    Là mon fils joue a Mario Kart maintenant, et lui mettre des branlé c’est quand même jouissif.

  17. La vie est souffrance.

    avant de faire des enfants , qu’ai je a leur apporter ?

    Ai je envie qu’ils grandissent avec des masques toutes leur jeunesse ?

    Comment feront ils en 2050 quand il n’y aura plus de petrole ?

    On est a 2 doigts de faire la guerre , entre la chine , taiwan et la russie etc.

    Alors oui , si on reflechit trop , on ne fait jamais d’enfants , et c’est surtout lors des apres guerres qu’on en fait le plus.

    Mais encore , Ai je assez de thunes pour payer les nounous et les ecoles privees ?

    Toutes ces jeunes mamans que je cotois qui font des enfants parceque dans leur culture on fait des enfants tot ( moldaves , catho , etc ) , alors qu’elles sont en couples depuis 6 mois , etc…

    J’ai envie de dire bien fait pr elles , et je m’attriste deja sur le sort de leurs enfants.

    Detrompez vous , mon plus grand REVE serait d’avoir des enfants , mais on ne fait pas les choses a moitie.

    D’ailleurs il y a beaucoup trop d’enfants qui ont besoin d’etre adoptes.

    l’egoisme de ces jeunes couples me sidère , et quand je lis l’article , la maman qui fait 3 enfants alors qu’elle se sent limite a partir du premier…

    Et au final , c’est moi qu’on traite d’égoïste quand je suis le premier a défendre les enfants aka : Oui , tu ne penses qu’a toi et ton bohneur , si tu fais pas des enfants maintenant tu en feras quand ? ==> quand j’aurai le meilleur a leur donner.

    ​

    pardonnez mon ton agressif , je suis constamment révolté sur ce sujet , je suis ouvert a la discussion , essayez de me faire changer d’avis. j’ai 30 ans

  18. J’ai eu une expérience un peu opposée, je ne suis pas forcément très enfant à la base, mais depuis que je suis parent, c’est une de mes sources de bonheur principale.

    En fait, ca m’a fait sortir de mon coté solitaire / dépressif / j’aime rien je suis parisien. Maintenant, je vois le monde à travers les yeux de mon enfant, et je m’émerveille de tout ce qu’il fait.

    Après ca demande un peu d’empathie et de ne pas vouloir passer en premier pour tout.

  19. On ne fait pas d’enfants pour résoudre des problèmes conjugaux ni personnels. C’est quand même dingue de devoir le dire.

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