***Français, Françaises,***

Je me permets de créer ce post pour parler d’un sujet qui me semble essentiel à aborder et sur lequel on est un petit peu en retard en France en comparaison d’autres pays européens.

Je viens de rejoindre Reddit et je ne savais pas trop où aborder ce sujet sachant que je n’ai pas envie de discuter qu’avec des véganes, autrement dit des gens déjà convaincus, puisque ça ne m’apporte pas grand chose par rapport à mes objectifs.

Je me lance dans un nouveau projet personnel et mon objectif c’est vraiment de pouvoir atteindre un maximum de monde et essayer de contribuer à dissiper un peu la confusion qu’il peut y avoir autour du **véganisme** et de **l’antispécisme**. Comprendre aussi ce qu’en pensent les gens et quelles sont leurs valeurs personnelles. Après un peu plus d’un an et demi d’activisme dans la rue, j’ai trouvé que les gens avec qui j’ai pu discuter étaient dans l’ensemble vraiment bienveillants et ouverts et c’est vraiment cool de pouvoir avoir ce genre de conversations.

Du coup : pour pouvoir atteindre plus de monde, je me lance dans la création de vidéos sur YouTube (en espérant ne pas abandonner au bout de 3 vidéos x) mais je me sens motivée pour l’instant). Je viens de mettre en ligne une première vidéo qui a pour but d’expliquer ce qu’est le véganisme, tout simplement, et de permettre aux gens de voir s’ils se sentent déjà plus ou moins en accord avec l’idée générale. La vidéo est ici : [https://www.youtube.com/watch?v=P2wA0gw9Ncg](https://www.youtube.com/watch?v=P2wA0gw9Ncg)

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Si c’est gênant de partager un lien YouTube n’hésitez pas à supprimer le post, et si vous n’avez pas envie de la voir, voici en gros l’idée générale : « *un végane, c’est quelqu’un qui est contre l’exploitation animale et plus largement contre la cruauté envers les animaux, et qui par conséquent va refuser d’y participer / d’en être responsable (autant que possible) »*. J’explique ensuite le pourquoi de ça.

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J’en arrive aux quelques questions qui m’intéressent :

– Quelle est votre compréhension du véganisme, et votre position par rapport à ce que vous en avez compris ?

– Aujourd’hui, qu’est-ce qui vous empêcherait de devenir végane ? Quel serait le point le plus bloquant selon vous ?

– Quels sont les points que vous ne comprenez pas, s’il y en a ?

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Merci aux personnes qui prendront le temps de lire ce pavé x)

Bonne soirée et bon week-end à vous !

*Yuki / La Sentiente*

23 comments
  1. Le véganisme? Rien à foutre. J’aime les donuts de chez Krispy Kreme et je vais pas le gueuler sur les toits. Le prosélytisme du végan me gonfle, qu’ils aillent se faire mettre.

  2. On est végane chez moi. Ma femme et mes deux enfants; on reparti vivre en Angleterre, en france ce n’était pas possible. Les enfants sont discriminés à l’école systématiquement et quelque soit le niveau.
    En Angleterre on a trouvé un système éducatif qui nous permettait de rester dans nos convictions sans avoir a faire de compromis.
    Autrement en tant qu’adulte je me fais aussi discriminé sur mon lieu de travail; ca va de ´y’a de la salade pour toi’ à ‘vous nous faites chier les véganes’. J’en passe.
    Désolé d’être aussi direct mais comme dirait ma femme *ignorant cunts*

  3. J’ai une question à propos du spécisme. Accordons-nous déjà sur ce que ça veut dire. C’est bien le fait de discriminer sur la base de l’espèce, et in fine, celle qu’on va accepter d’exploiter pour diverses raisons, et celle pour lesquelles on s’y refuse ? Exemple : on mange des poulets mais pas des canaris. On abat des sangliers pour la chasse mais pas les chats.

    Dans le véganisme, on choisi de causer le moins de souffrance possible en se basant sur la notion de sentience (comme ton pseudo). Les êtres sentients ressentent la douleur, physique ou psychologique, donc on se refuse à les exploiter pour ne pas les faire souffrir.

    Mais est ce que justement ce ne serait pas du spécisme ? Ici on discrimine les espèces en fonction de celle qui sont sentientes et celle qui ne le seraient pas. C’est toujours la question de où on trace la limite. Pour certains c’est entre leur animal de compagnie et le poulet d’élevage, pour d’autre ce sera entre les sentients et non-sentients. Au final il faut bien trouver un critère, qui sera forcément arbitraire. Et faut bien se résoudre à manger quelque chose de vivant si on ne veut pas mourrir, jusqu’à preuve du contraire on arrive pas encore à se nourrir avec des minéraux. Donc il y a une faiblesse ici d’après moi.

    L’autre question c’est : nous les humains en tant qu’espèce, pourquoi ne pourrions pas être spéciste ? Dans le sens : privilégier notre espèce ? Malgré tout, ça ne justifie pas de mutiler des animaux gratuitement, entre autre.

  4. Ce qu’aucun vegan n’a réussi à m’expliquer, c’est pourquoi c’est immoral de tuer et de manger des animaux.

    Serieux, toutes les réponses que j’ai eu, c’est que ce n’est pas éthique, toussa, qui présupposent que je suis déjà d’accord avec le véganisme pour trouver la réponse pertinente.

    (A noter que je suis d’accord avec le fait qu’il serait mieux de manger moins de viande. Mais aucune raison de ne plus en manger du tout)

  5. Hello,

    Merci d’aborder ce sujet, pour lequel la France est effectivement assez en retard… Je vais essayer de résumer ma pensée au fur et à mesure que j’écris, je ne sais pas si ça sera intéressant on verra bien.

    Pour être honnête, dans mon quotidien, je fais l’amalgame entre végane et végétalien. Quand je pense “végane”, je pense avant tout à “ne consomme pas de produits issus de l’exploitation animale” (avec quelques exceptions suivant les personnes… le miel, les coquillages…). Je ne pense pas forcément à la raison qui pousse une personne au végétalisme.

    A ce sujet, j’ai l’impression qu’il y a trois raisons qui peuvent pousser à changer son régime alimentaire pour réduire (supprimer) les produits d’origine animale :

    * 1) raison écologique (réduire l’impact de l’élevage sur notre environnement : emprise au sol, biodiversité, intrants chimiques, antibiotiques…)

    * 2) raison éthique (raisonner notre position de “roi de la chaine alimentaire” qui se permet toute forme de cruauté sur les animaux tant que ça nous profite)

    * 3) raison de santé (impact de la consommation de viande sur la santé, etc…).

    Si j’en crois ta définition, le végane serait donc le végétalien motivé par la raison numéro 2. C’est assez logique car les raisons 1 et 3 ne poussent pas forcément à une suppression totale des produits d’origine animale. Par exemple, l’argument 1 va plutôt te pousser à consommer local, consommer moins, consommer bio, en consommant éventuellement un peu de viande/oeuf/poisson/produits laitiers de temps en temps (flexitarien ?). L’argument 3 va te pousser à supprimer la viande rouge, la charcuterie, les poissons du haut de la chaine alimentaire, la viande/poisson de mauvaise qualité… mais en gardant par exemple des oeufs bio, du poisson ou de la volaille de qualité.

    Je suis pour ma part motivé par la raison numéro 1, et j’ai eu une période complètement végétarienne, avec des épisodes végétaliens. Le point le plus bloquant pour moi c’est que je suis maintenant papa, que ma fille n’aime pas trop les légumineuses, pas du tout le tofu ni le seitan (que je fais moi-même et qui est pourtant délicieux), et que si elle laisse du poisson ou de l’oeuf à la fin de son repas, je ne veux pas le jeter à la poubelle donc je le mange (même si le repas que je mange par ailleurs peut être végétalien). Idem avec les produits laitiers : il m’arrive souvent de finir un yahourt (je n’ai ni le temps ni l’envie de questionner le pédiatre sur la nécessité de donner du lait aux enfants en bas âge).

    Et comme je prépare des produits d’origine animale pour ma fille, j’ai tendance à en manger aussi (quitte à préparer une omelette, autant en faire pour moi…)

    Ce que je ne comprends pas c’est l’antispécisme… J’ai l’impression que c’est encore plus radical que le véganisme, mais je ne suis pas très renseigné sur le sujet.

  6. >- Aujourd’hui, qu’est-ce qui vous empêcherait de devenir végane ? Quel serait le point le plus bloquant selon vous ?

    Tout.

    Aucun substitut ne peut remplacer le gout de la viande, du lait, des oeufs, du foie gras etc.

    J’ai deux potes Végans, qu’est-ce que leur bouffe est triste.

    Notre vie sur terre est trop courte, je vois pas l’interet de s’imposer artificiellement de telles contraintes de vie par simple idéologie.

    Je propose une contre-video, qui explique que le véganisme est une utopie pas tenable à grande echelle : [https://www.youtube.com/watch?v=6X4UEawXu-Q](https://www.youtube.com/watch?v=6X4UEawXu-Q)

  7. J ai rien contre le veganisme mais comme tout les mouvements “extremiste”(pas le bon mot mais l idée y est) dans leurs fondements. Je ne pense pas que ce soit une solution. Heureusement bien sur qu il y en a un certain nombre mais je pense que la solution vient plus de la responsabilisation/parcimonie de chacun. Comme on le dit si bien la dose fait le poison et je croit que cette idee est applicable a peu près partout. J aime beaucoup trop la viande pour l abandonné, j aime les animaux aussi mais je reste utilitariste. Parcimonie est le maitre mot pour moi.

  8. Comment font les véganes pour supporter tout les vers de terres morts dans des champs traités et surexploités pour produire du soja, une vie c’est une vie non?

  9. Moi avec ma meuf, pendant le confinement on a maté des docus expliquant à quel point on se sentait mieux en mangeant vegan et ce dès les premières 48H.

    On y croyait pas donc on a dit okay, on fait 30 jours vegan et on avise.

    J’en ai tiré plusieurs conclusions :

    – pas d’accord avec ceux qui disent que la bouffe vegan c’est triste. C’est faux et/ou ils n’en ont jamais mangé de bonne ou n’ont pas réalisé que parfois ils mangeait déjà vegan.

    – la bouffe vegan ou végétarienne bonne c’est celle qui a ses propres recettes (souvent asiatique) et qui ne cherche pas à émuler des lasagnes au bœuf et autre plat. Ceci dit je sais faire des burgers vegan et bah a part le steak (parce que le beyond meat c’est très bon mais c’est pas pareil quand même) ils sont excellents (bun maison et tout et tout).

    – Je me suis pas senti mieux. Par contre j’ai arrêté de manger de la viande tout le temps. On utilise l’appli Jow pour réaliser nos paniers de course en sélectionnant des recettes et on a choisi de ne plus manger que vegetarien à la maison.

    Je ne me l’applique pas en dehors par contre; je mange de la viande au taff et quand je sors et ça suffit largement. La viande rouge c’est super cancerigene même si j’ adore ça, donc il ne faut point en abuser et au final je me retrouve dans les recommandations de santé.

    En conclusion : comme pour tout faut pas en abuser et tomber dans l’extrémisme, mais ce concept vaut pour les végétariens, les vegans et les viandards. On peut vivre très bien en mangeant de tout, moi je fais 9 repas sur 14 végétariens contre pas loin de 0 avant et je trouve que c’est un très bon équilibre.

    Le pb des gens c’est qu’ils critiquent sans essayer ou alors ils vont bouffer une semelle aux céréales et dire mdr la bouffe vegan c kk

    Edit : fautes

    Edit2: je me rends compte que j’ai pas précisé, on a adopté plus de recettes végétariennes mais pas vegan. On a fait 30 jours mais on a trouvé que ça n’avait pas de valeur ajouté pour nous par rapport aux recettes végétariennes (moins de contraintes aussi)

  10. Pour moi, sans le libre-échange, yaurait pas de véganisme. Tout simplement pcq au delà des considérations éthiques, du bien-être…Le climat nous obligerait à manger à notre faim.

    En hiver, en france, ya pas grand-chose. Au pif nous avons : de la mache, des carottes, des pommes de terre, des navets, du choux…imaginez tout ceci sans serres, combien de légumes resisteraient au froid ? Peut-etre qu’autrefois il neigeait tellement que ça conservait bien les cultures comme un frigo ? Je sais pas, je sais pas du tout ce qu’ils mangeaient en hiver, ni comment ils conservaient.

    De plus, une grande partie des légumes ne viennent pas d’europe. Ni les épices.

    Si on ne conservait pas, via la transfo ou refrigération, il nous resterait pas grand chose pour se nourrir à part la viande et le poisson. Dans les pays nordiques, je me vois mal leur proposer d’être végan et de penser au bien-être du poisson.

    La Nature est cruelle. On mange des êtres vivants pour vivre, c’est ainsi. De même qu’on tue des insectes pour pouvoir manger nos légumes cultivés. Yen a qui voit des papillons, tout beau et mignon. moi, je vois des chenilles à abattre.

    Heureusement, que nous sommes des humains, j’ai pas spécialement envie de faire partie d’une autre espèce et lutter pour survivre.

    Aussi, un certain nombres d’ethnies se sont formées au cours du temps pour survivre dans tel ou tel environnement. D’où la couleur de notre peau. On a la même chose avec la nouriture.

    J’ai en tête cette étude sur les indiens d’amazonie et l’obésité. (à prendre avec pincettes car je me rapelle plus de l’étude) les indiens d’amazonie stockent plus facilement la graisse/sucre dans leur corps car ils vivent en forêt. Quand ils ne trouvaient pas à manger, leur corps puisaient dans leur graisses. Au moment où, ils s’installaient dans les villes, comme notre nourriture est très riche en sucre, gras, ils grossissaient. Apres ya pleins d’autres facteurs.

    Au final, chaque être-vivant est adapté à un environnement, un climat précis et à la nourriture locale. Et on devient ce que l’on mange.

  11. Il y a un point qui m’échappe encore.

    Il semble y avoir un consensus parmi les végans, c’est que le miel, c’est haram parce que c’est produit par des animaux. Soit, ça se tient.

    Il semble aussi y avoir un consensus quant au fait que devoir tuer des insectes (des ravageurs comme les vers blancs, les termites ou les doryphores, ou des parasites comme les moustiques ou les tiques) même si c’est pas top c’est pas tellement grave parce que ce sont des animaux certes, mais pas des être sensibles. Soit.

    Les deux points de vue peuvent se défendre, mais il sont incompatibles. Qu’en penses-tu ?

  12. Bonjour,

    Tout d’abord bravo de te lancer, c’est bien les initiatives. Par contre vous êtes déjà des milliers à prêcher la bonne parole donc bon courage et désolé d’avance si on n’a pas envie d’entendre une enième fois les mêmes arguments.

    Réduire ma consommation de viande, je suis pour, trouver une agriculture qui respecte mieux l’environnement, je dis oui, par contre arrêter toute consommation de viande alors qu’on sait que les protéines animales ont été essentielles dans l’alimentation humaine depuis la nuit des temps, non merci. Le retour à la nature passe par respecter la nature humaine pas par manger du tofu. Je préfère manger équilibré en mangeant un peu de viande de temps en temps que m’archebouter sur les principes à la mode du moment. Parmi les points que je ne comprends pas :

    – Pourquoi être absolutiste quand on peut être modéré ?

    – Pourquoi jetter à la poubelle des siècles de cuisine Française alors que c’est un de nos patrimoines les plus important?

    – Pourquoi refuser de manger de la viande alors que manger de la viande c’est juste un truc naturel et normal ?

    – Pourquoi les végans / végataliens ne manisfent pas pour diminuer le nombre d’animaux domestiques qui mangent de la viande, pêtent du méthanes et n’ont pas ou peu de fonction utilitaire dans nos sociétés modernes?

  13. La bouffe végétarienne est varié, mais si tu ajoute la viande elle l’est encore plus. Donc vegan non, mais une limitation des produits à base/dérivé d’animaux, oui. C’est ce que je fait. Mais jamais je ne me passerai d’un faux filet, d’un maquereau à la moutarde ou un chocolat chaud.

  14. Le problème que j’ai avec ce raisonnement végane c’est oui c’est cool de ne plus manger de viande mais du coup on en fait quoi du bétail? Des animaux de compagnie? On arrête de les reproduire et donc on les fait disparaître? On les remets en liberté mais ils n’y a plus (ou presque) de prédateurs naturels en France donc on organise des battues, puis derrière on ne touche pas à la viande?

    Je ne suis pas spécialiste et ce sont vraiment des questions qui pour moi n’ont pas de réponse au près de la communauté végane (pour ceux à qui j’ai posé la question)

  15. Quand quelqu’un mange une salade, je ne le fais pas culpabiliser parce qu’il met des éleveurs au chômage. J’attends la même chose d’un vegan quand je mange un steak, mais ça n’arrive jamais. Pressoir ce besoin de culpabiliser les autres et de penser détenir la vérité absolue (que, soyons honnête, personne ne détient)

  16. Je considère que la consommation de viande fait partie des choses naturelles, par contre la surconso est à proscrire. En plus le veganismes est tout sauf rationnel, car bon, la maltraitance des crustacées… Oeuf? Fromage? Poissons? Désolé mais je vois pas de justification. Bon tu peux trouver une raison écologique, mais à mon avis c’est plus une question de surconso encore. Je mange peu de viande, de fromage et de poisson mais je n’ai pas l’intention de me priver, car j’ai eu des periodes quasi-vegan et j’avais du mal.

    Le côté zélateurs en croisade auprès des ignorants de certains est assez énervant. Les gens qui refusent de manger de la viande et tous les dérivés animaux existaient avant cette hysterie. Tu retrouves ce genre d’ideologie dans certains bouddhismes (japonais je crois notamment). Le végétalisme n’a rien inventé, mais eux au moins avait la tolérance de garder leurs idéologies pour eux au lieu de pleurer quand la majorité ne s’adaptait pas à leur exception.

    Si tu refuses que tes enfants mangent de la viande, et bien faut leur faire le repas ou viser une école qui a le choix. C’est ton choix, faut l’assumer.

  17. Bon bah tiens je vais poser une question qui me taraude depuis un bon bout de temps : à partir de quelle taille on considère que l’animal en question ne doit pas être tué ? Je veux dire, on en tue à longueur de journée des animaux :
    – on marche dans l’herbe et paf, un grillon et deux gendarmes en moins dans la nature
    – on lave une salade et hop ! Des petites limaces dans la station d’épuration
    – on se gratte le nez et clac ! Un millier d’acariens (Vous remarquerez l’effort dans les onomatopées)

    Doit-on donc, sous couvert de ne pas tuer des animaux, ne pas marcher dans l’herbe? Ne pas laver les salades dans nos éviers? Ne pas se gratter le nez?

    C’est une question qui parait bête comme ça (et elle l’est assurément), mais je pense juste que comme beaucoup de choses, l’être humain va prendre une décision qui est arbitraire. Maintenant, je pense que ce curseur arbitraire est différent selon les gens. Certains vegan pousseront jusqu’à élever des mouches de compagnie, tandis que les plus arachnophobes n’hésiteront pas à tuer la pauvre petite araignée.

    Doit-on valider la vie d’un animal selon sa grosseur? Selon son utilité ? Selon la raison pour laquelle on le tue? Est-ce plus tragique de tuer un grillon pour le manger, ou de le piétiner directement à l’entrée de son terrier devant sa femme et ses enfants?

    Je tiens à préciser que je suis flexitarien, et que la cause animale et le bien être animal est quelque chose d’extrêmement important pour moi. Mais j’ai toujours cette problématique purement philosophique qui me fait dire que passer vegan n’est rien de plus qu’un curseur arbitraire que chacun peut bouger sans logique naturelle. C’est un concept de l’Homme pour l’Homme que d’attribuer des sentiments aux animaux, et l’on choisit au final arbitrairement les animaux que l’on protège.

    Dans ce cas, si c’est un curseur arbitraire, pourquoi quelqu’un qui mangerait de la viande aurait moins de crédits qu’un vegan arachnophobe ?

    Vous avez 4h.

  18. Une question toute simple. Pourquoi est il moral de tuer pour son confort, et immoral de tuer pour se nourrir ?

    En travaillant en milieu naturel (rivière ), je vois l’impact de beaucoup d’activités humaines sur le monde animal. Des dizaines de poissons morts flottant à la surface en été, faute d’eau en quantité suffisante, parce qu’on veut des pelouses vertes, ou qu’on veut absolument faire pousser des légumes dans des endroits où ils ne devraient pas pousser, des milieux totalement segmentés par des ponts et des routes, parce qu’on veut arriver plus vite à la plage, ou des zones naturelles grignotées peu à peu, parce qu’on veut une belle maison, et un jardin. Et j’en passe. Beaucoup de nos activités tuent, directement ou indirectement. Encore faut il vraiment observer la nature quotidiennement pour s’en rendre compte.

    Pour moi le véganisme, c’est de la sensiblerie. Si je vois la mort et la souffrance animale, c’est non. Si je ne la voit pas, c’est acceptable. Paradoxalement, la première permet au moins de nourrir des gens, la seconde permet seulement d’augmenter le confort d’une poignée de privilégiés (nous) à travers le monde.

  19. Pour moi le veganisme est une affaire d’empathie. Et l’empathie, c’est un sentiment, pas un raisonnement logique. Ca ne s’invente pas tout comme ça ne se represse pas.

    Je pense que les vegans devraient arreter d’esperer que tout le monde adopte leur niveau d’empathie, de meme que les gens qui les critiquent devraient essayer de s’imaginer l’espace d’une seconde que quelqu’un puisse faire sienne la souffrance de tel ou tel animal.

    Personellement, j’ai zero empathie envers un poisson, une vache ou un poulet. Mais je comprends que certaines personne puisse en avoir et je respecte ça.

    En revanche, en tant que féru de plantes, ca me fait mal au cœur lorsque je vois quelqu’un delaisser sa plante d’interieur jusqu’a la mort.

    Mon avis personel c’est que la plupart des etres humains manquent deja d’empathie envers leur propre espèce, alors bon faudrait peut être payer un petit repas au SDF du coin de la rue avant de commencer a se soucier des autres especes.

  20. > – Quelle est votre compréhension du véganisme, et votre position par rapport à ce que vous en avez compris ?

    Les végans sont contre toute forme de souffrance animale.

    >- Aujourd’hui, qu’est-ce qui vous empêcherait de devenir végane ? Quel serait le point le plus bloquant selon vous ?

    Mes valeur morales mettent la vérité et le savoir au premier plan. La souffrance animale n’est pas un problème par consequent.

    > – Quels sont les points que vous ne comprenez pas, s’il y en a ?

    Pourquoi suivre un système moral qui vous fait souffrir? Si vous êtes opposé à la souffrance, il vous faut changer de système moral.

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