Qu’est-ce que j’en ai marre de lire ce genre de choses…
>L’article 630 du Code pénal iranien permet à un homme de tuer sa femme et son amant s’il est témoin d’un rapport sexuel, à condition qu’il soit certain du consentement de son épouse. L’article 301 stipule également que le père et le grand-père de la femme tuée ne doivent pas mener de représailles.
C’est pas la première fois que l’Iran est bouleversé mais quand tu vois leurs lois…
J’ai vu la photo hier sur twitter. La version où la tête de la jeune femme est floutée. L’air triomphant du gars, la banalité qui émane du truc, on dirait une photo de grand-père tenant le plus gros poisson qu’il a pêché, c’est affligeant.
Elle a vachement été retwittée par la gauche républicaine, le droite et l’extrême-droite (silence radio ailleurs).
Mais du coup, ça m’a fait repensé à Marine Le Pen qui avait retwitté la photo d’un journaliste décapité par Daech, en commentant que c’était ça la vraie horreur, que c’était un truc réel ou je ne sais quoi. Elle avait été trainée en justice pour ça. Quelqu’un sait si elle a été condamnée ?
Ça va être la bonne ambiance les repas de famille !
T’imagine, t’arrives et y’a ton oncle et ta tante qui t’en veulent parce que tu a décapité leur fille, qui était aussi ta femme et cousine au premier degrès !
Edit : Bon, par contre voyez aucun parallèle entre une femme qui va en Turquie, puis revient en Iran et se fait décapiter en conséquence, avec nos situations en France hein.
C’est pas comme si de nombreuses personnes en France maintenaient des pratiques religieuse par risque de représailles par la communauté pratiquante et croyante au bled et qui s’installe en France.
“Une femme décapitée en pleine rue par son mari tout doux”
Homicide ne fait pas référence aux hommes mais au genre humain *homo* (remarquez qu’il n’y a qu’un « m » dans homicide). Une femme assassinée reste un homicide car une femme est humaine/*homo*.
C’était la minute Académie française et Code pénal qui n’intéresse personne.
Mariée à 13 ans, décapitée à 17.
Et tout le background qu’il y a derrière…
Pauvre fille, c’est horrible…
J’imagine que ce qui les a choqués c’est qu’une fois la tête séparée du corps le voile a glissé et on a pu voir ses cheveux?
Merci d’avoir pourris ma journée avec cette news !
Pays de merde. J’ai le droit de dire des trucs comme ça ?
Il n’y a pas assez de délits ou de crimes en france pour que vous relayez ceux des autres 🙁
> L’article 630 du Code pénal iranien permet à un homme de tuer sa femme et son amant s’il est témoin d’un rapport sexuel, à condition qu’il soit certain du consentement de son épouse. L’article 301 stipule également que le père et le grand-père de la femme tuée ne doivent pas mener de représailles.
Mais quel beau pays…
[removed]
Pour ceux qui s’interrogent sur le terme féminicide, il a été créé pour décrire en partie les meurtres d’honneur.
> Le terme de « femicide » est popularisé en anglais dans les années 1980 par la Britannique Jill Radford et par Diana E. H. Russell, reprenant Carol Orlock (1974)9 qui en ont proposé comme définition10,11 le « meurtre de femmes commis par des hommes parce ce que sont des femmes ». Diana Russell l’utilise publiquement pour la première fois en 1976 lors de son tribunal international des crimes contre les femmes à Bruxelles12. Bien que le terme soit déjà connu dans le monde anglo-saxon, Russell y ajoute un sens politique critique et le place dans le cadre d’une politique féministe13,14. Elle affine ensuite la définition du concept, qui devient le « meurtre misogyne de femmes par des hommes »15, définition qui se retrouve dans l’ouvrage de 1992 de Radford et Russell Femicide : The Politics of Woman Killing (« Fémicide : la politique du meurtre de la femme »)16,17. Liz Kelly rajoute ensuite l’idée qu’il s’agit d’une manifestation extrême de violence sexuelle, mettant en évidence la nature genrée de certaines formes de violence envers les femmes, et se focalisant sur ce qu’elle voit comme un désir de l’homme pour le pouvoir, la domination et le contrôle18.
> Inspirée par le livre de Russell et Radford, l’anthropologue et militante féministe Marcela Lagarde propose au début des années 1990 le concept similaire de « feminicidio », issu d’une traduction de l’anglais femicide. Le concept est développé de manière plus contextuelle pour apporter un cadre théorique à la très forte hausse de violences extrêmes et de meurtres de femmes au Mexique, en particulier à Ciudad Juarez. Un de ses éléments centraux est l’impunité, soit en l’occurrence l’incapacité des autorités étatiques à poursuivre et punir les auteurs de ces crimes19.
> Le concept est ainsi proposé par le mouvement féministe afin de politiser et de remettre en question la violence des hommes envers les femmes. Dès le départ, il comprenait diverses formes spécifiques de violences mortelles commises contre des femmes, telles que les meurtres d’honneur et les meurtres de prostituées. Avec le temps, la définition devient plus floue et générale, élargie par certains auteurs à toute forme d’homicide de femmes et ainsi débarrassée de sa connotation politique20.
17 ans en Iran, une femme. 21 ans en France, une jeune femme
18 comments
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Qu’est-ce que j’en ai marre de lire ce genre de choses…
>L’article 630 du Code pénal iranien permet à un homme de tuer sa femme et son amant s’il est témoin d’un rapport sexuel, à condition qu’il soit certain du consentement de son épouse. L’article 301 stipule également que le père et le grand-père de la femme tuée ne doivent pas mener de représailles.
C’est pas la première fois que l’Iran est bouleversé mais quand tu vois leurs lois…
J’ai vu la photo hier sur twitter. La version où la tête de la jeune femme est floutée. L’air triomphant du gars, la banalité qui émane du truc, on dirait une photo de grand-père tenant le plus gros poisson qu’il a pêché, c’est affligeant.
Elle a vachement été retwittée par la gauche républicaine, le droite et l’extrême-droite (silence radio ailleurs).
Mais du coup, ça m’a fait repensé à Marine Le Pen qui avait retwitté la photo d’un journaliste décapité par Daech, en commentant que c’était ça la vraie horreur, que c’était un truc réel ou je ne sais quoi. Elle avait été trainée en justice pour ça. Quelqu’un sait si elle a été condamnée ?
Ça va être la bonne ambiance les repas de famille !
T’imagine, t’arrives et y’a ton oncle et ta tante qui t’en veulent parce que tu a décapité leur fille, qui était aussi ta femme et cousine au premier degrès !
Edit : Bon, par contre voyez aucun parallèle entre une femme qui va en Turquie, puis revient en Iran et se fait décapiter en conséquence, avec nos situations en France hein.
C’est pas comme si de nombreuses personnes en France maintenaient des pratiques religieuse par risque de représailles par la communauté pratiquante et croyante au bled et qui s’installe en France.
“Une femme décapitée en pleine rue par son mari tout doux”
Homicide ne fait pas référence aux hommes mais au genre humain *homo* (remarquez qu’il n’y a qu’un « m » dans homicide). Une femme assassinée reste un homicide car une femme est humaine/*homo*.
C’était la minute Académie française et Code pénal qui n’intéresse personne.
Mariée à 13 ans, décapitée à 17.
Et tout le background qu’il y a derrière…
Pauvre fille, c’est horrible…
J’imagine que ce qui les a choqués c’est qu’une fois la tête séparée du corps le voile a glissé et on a pu voir ses cheveux?
Merci d’avoir pourris ma journée avec cette news !
Pays de merde. J’ai le droit de dire des trucs comme ça ?
Il n’y a pas assez de délits ou de crimes en france pour que vous relayez ceux des autres 🙁
> L’article 630 du Code pénal iranien permet à un homme de tuer sa femme et son amant s’il est témoin d’un rapport sexuel, à condition qu’il soit certain du consentement de son épouse. L’article 301 stipule également que le père et le grand-père de la femme tuée ne doivent pas mener de représailles.
Mais quel beau pays…
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Pour ceux qui s’interrogent sur le terme féminicide, il a été créé pour décrire en partie les meurtres d’honneur.
> Le terme de « femicide » est popularisé en anglais dans les années 1980 par la Britannique Jill Radford et par Diana E. H. Russell, reprenant Carol Orlock (1974)9 qui en ont proposé comme définition10,11 le « meurtre de femmes commis par des hommes parce ce que sont des femmes ». Diana Russell l’utilise publiquement pour la première fois en 1976 lors de son tribunal international des crimes contre les femmes à Bruxelles12. Bien que le terme soit déjà connu dans le monde anglo-saxon, Russell y ajoute un sens politique critique et le place dans le cadre d’une politique féministe13,14. Elle affine ensuite la définition du concept, qui devient le « meurtre misogyne de femmes par des hommes »15, définition qui se retrouve dans l’ouvrage de 1992 de Radford et Russell Femicide : The Politics of Woman Killing (« Fémicide : la politique du meurtre de la femme »)16,17. Liz Kelly rajoute ensuite l’idée qu’il s’agit d’une manifestation extrême de violence sexuelle, mettant en évidence la nature genrée de certaines formes de violence envers les femmes, et se focalisant sur ce qu’elle voit comme un désir de l’homme pour le pouvoir, la domination et le contrôle18.
> Inspirée par le livre de Russell et Radford, l’anthropologue et militante féministe Marcela Lagarde propose au début des années 1990 le concept similaire de « feminicidio », issu d’une traduction de l’anglais femicide. Le concept est développé de manière plus contextuelle pour apporter un cadre théorique à la très forte hausse de violences extrêmes et de meurtres de femmes au Mexique, en particulier à Ciudad Juarez. Un de ses éléments centraux est l’impunité, soit en l’occurrence l’incapacité des autorités étatiques à poursuivre et punir les auteurs de ces crimes19.
> Le concept est ainsi proposé par le mouvement féministe afin de politiser et de remettre en question la violence des hommes envers les femmes. Dès le départ, il comprenait diverses formes spécifiques de violences mortelles commises contre des femmes, telles que les meurtres d’honneur et les meurtres de prostituées. Avec le temps, la définition devient plus floue et générale, élargie par certains auteurs à toute forme d’homicide de femmes et ainsi débarrassée de sa connotation politique20.
17 ans en Iran, une femme. 21 ans en France, une jeune femme
Au moins elle était libre de porter son voile /s
C’est vraiment une belle religion