“Les élus de l’ex-majorité présidentielle se sont retrouvés au fin fond des Yvelines, au milieu des champs, dans un lieu habituellement utilisé pour des séminaires d’entreprise ou des mariages.”
Sont pas obligés d’en revenir, du fin fond /s
“”On a le droit d’être exigeants”, avait réaffirmé plus tôt Gabriel Attal devant ses troupes. “Nous avons le droit de dire que notre soutien ne peut pas être tenu pour acquis (…) Nous ne sommes pas près de brader nos valeurs.” L’ex-Premier ministre assume ainsi la ligne du communiqué du parti présidentiel, publié jeudi après l’annonce du choix par Emmanuel Macron d’un homme politique étiqueté à droite pour diriger le gouvernement : “Il n’y aura pas de censure automatique, mais des exigences sur le fond sans chèque en blanc.”
Comme un parent qui mets la barre trop haut dans la menace d’une punition et qu’il se rend compte qu’il ne pourra pas la faire appliquer.
A droite. Vous allez à droite bande de débiles.
A peu près ce à quoi je m’attendais:
– Ensemble se divise en une aile droite d’anciens LR derrière Philippe et Horizons et une aile gauche d’anciens PS derrière Attal et Renaissance, chacun préparant déjà l’après-Macron et se distançant ouvertement de lui et de ses choix politiques.
– L’aile gauche d’Ensemble n’est pas contente d’avoir un LR comme PM car cela montre la victoire de l’aile droite d’Ensemble alliée à LR sur eux. Il paraît que cela grogne aussi au Modem à cause du soutien de Bayrou à Macron et Barnier. Ils déclarent donc qu’ils s’opposeront à lui si il va trop à droite pour satisfaire le RN, réduisant encore sa marge de manœuvre et la durée de vie de son gouvernement. Et il est électoralement toujours dans leur intérêt de s’opposer ouvertement au RN.
– Le NFP a mal joué son coup. Il aurait dû essayer d’attirer l’aile gauche d’Ensemble et le Modem dans leur camp pour gouverner, faisant éclater Ensemble et affaiblissant considérablement Macron, mais ils ont décrété que leur alliance avec LFI était une vache sacrée, que toute personne qui la remettait en question ou considérait une alliance avec des partis à droite de NFP était un social-traitre, que même discuter avec le centre était considéré comme suspect, et que même un ancien ministre socialiste non allié à Macron comme Cazeneuve était maintenant bien trop à droite pour eux, fermant ainsi la porte à toute une alliance avec le centre et forçant Attal et l’aile gauche d’Ensemble à rester alliés avec Horizons et LR et à soutenir (avec reluctance) Barnier. Je suis conscient que cet opinion est extrêmement impopulaire sur ce sous, mais c’est ce manque d’ouverture qui explique leur échec. La dynamique interne du NFP depuis 2 mois est « Mélenchon décide, Faure et Tondelier suivent. » Pas une stratégie électorale gagnante quand Mélenchon est le politicien le plus impopulaire de France.
Ça m’étonne pas, ces gens n’ont aucune culture politique. C’est le problème des “technos de la société civile”, il leur faut un manager pour leur dire où aller.
Ne nous laissons pas enfumer : dans 3 ans Renaissance va nous expliquer qu’ils sont un parti d’opposition. Et siphonner le centre gauche. Un air de déjà vu ?
Au même endroit qu’avant.
A droite.
C’est au moment où ils s’encartaient dans le parti de Macron qu’il auraient dû se poser la question.
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“Les élus de l’ex-majorité présidentielle se sont retrouvés au fin fond des Yvelines, au milieu des champs, dans un lieu habituellement utilisé pour des séminaires d’entreprise ou des mariages.”
Sont pas obligés d’en revenir, du fin fond /s
“”On a le droit d’être exigeants”, avait réaffirmé plus tôt Gabriel Attal devant ses troupes. “Nous avons le droit de dire que notre soutien ne peut pas être tenu pour acquis (…) Nous ne sommes pas près de brader nos valeurs.” L’ex-Premier ministre assume ainsi la ligne du communiqué du parti présidentiel, publié jeudi après l’annonce du choix par Emmanuel Macron d’un homme politique étiqueté à droite pour diriger le gouvernement : “Il n’y aura pas de censure automatique, mais des exigences sur le fond sans chèque en blanc.”
Comme un parent qui mets la barre trop haut dans la menace d’une punition et qu’il se rend compte qu’il ne pourra pas la faire appliquer.
A droite. Vous allez à droite bande de débiles.
A peu près ce à quoi je m’attendais:
– Ensemble se divise en une aile droite d’anciens LR derrière Philippe et Horizons et une aile gauche d’anciens PS derrière Attal et Renaissance, chacun préparant déjà l’après-Macron et se distançant ouvertement de lui et de ses choix politiques.
– L’aile gauche d’Ensemble n’est pas contente d’avoir un LR comme PM car cela montre la victoire de l’aile droite d’Ensemble alliée à LR sur eux. Il paraît que cela grogne aussi au Modem à cause du soutien de Bayrou à Macron et Barnier. Ils déclarent donc qu’ils s’opposeront à lui si il va trop à droite pour satisfaire le RN, réduisant encore sa marge de manœuvre et la durée de vie de son gouvernement. Et il est électoralement toujours dans leur intérêt de s’opposer ouvertement au RN.
– Le NFP a mal joué son coup. Il aurait dû essayer d’attirer l’aile gauche d’Ensemble et le Modem dans leur camp pour gouverner, faisant éclater Ensemble et affaiblissant considérablement Macron, mais ils ont décrété que leur alliance avec LFI était une vache sacrée, que toute personne qui la remettait en question ou considérait une alliance avec des partis à droite de NFP était un social-traitre, que même discuter avec le centre était considéré comme suspect, et que même un ancien ministre socialiste non allié à Macron comme Cazeneuve était maintenant bien trop à droite pour eux, fermant ainsi la porte à toute une alliance avec le centre et forçant Attal et l’aile gauche d’Ensemble à rester alliés avec Horizons et LR et à soutenir (avec reluctance) Barnier. Je suis conscient que cet opinion est extrêmement impopulaire sur ce sous, mais c’est ce manque d’ouverture qui explique leur échec. La dynamique interne du NFP depuis 2 mois est « Mélenchon décide, Faure et Tondelier suivent. » Pas une stratégie électorale gagnante quand Mélenchon est le politicien le plus impopulaire de France.
Ça m’étonne pas, ces gens n’ont aucune culture politique. C’est le problème des “technos de la société civile”, il leur faut un manager pour leur dire où aller.
Ne nous laissons pas enfumer : dans 3 ans Renaissance va nous expliquer qu’ils sont un parti d’opposition. Et siphonner le centre gauche. Un air de déjà vu ?
Au même endroit qu’avant.
A droite.
C’est au moment où ils s’encartaient dans le parti de Macron qu’il auraient dû se poser la question.