“je ne dirais pas que c’est un échec mais, que ça n’a pas marché pour le plus grand nombre de citoyen” signé Bruno Lemaire probablement….
oui
Quelqu’un aurait l’article ?
Sans accès à plus d’information, je trouve globalement les critiques à propos de l’état économique de la France un peu exagérée et sacrément polarisée, surtout ici.
Le résultat n’est certe pas glorieux sur bien des aspects, mais il me semble difficile de démêler l’action politique du gouvernement de la conjoncture économique.
Bien-sûr, la dette a énormément augmenté entre 2019 et ajd, mais d’un autre côté, est-ce qu’on aurait préféré ne pas mettre en place le chômage partiel durant le COVID ? Ou ne pas protéger les entreprises/particuliers pendant la crise sur les prix de l’énergie ? Tout ça ça a certe eu un coût, mais ça a aussi eu énormément d’effet très très positif. En Belgique ou en Angleterre, il y a eu pas mal de témoignage où des factures d’électricité ont été multipliées par un truc entre 2 et 5 entre 2021 et 2022-2023. En France cette hausse a été presque entièrement absorbée par l’état.
Un petit point sur le ruissellement ?
L’article en question :
Bruno Le Maire entrera dans l’histoire, c’est une certitude. D’abord parce qu’il aura été le plus long titulaire du ministère des finances depuis plus de deux siècles. Mais, en politique, record ne signifie pas succès et entrer dans l’histoire ne signifie pas y laisser une marque positive. Avec ces sept ans et quelques mois à Bercy, notre recordman ne peut pas échapper aux conséquences de ses actes.
Se revendiquant écrivain de talent, Bruno Le Maire a tenté de forger un récit qui a longtemps tourné dans la sphère médiatique : celui du « bon bilan économique ». Ce récit est bancal dès le départ et n’a jamais convaincu qu’une sphère restreinte et non la masse des Français et Françaises qui, à plusieurs reprises, ont sanctionné le gouvernement pour son bilan économique. La réindustrialisation est une chimère, l’attractivité un miroir aux alouettes et la croissance économique s’est affaiblie.
Mais, depuis quelques mois, notre conteur est rattrapé par la réalité. La dégradation des comptes publics n’est, en effet, pas l’effet d’une orgie de dépenses du système social ou d’un prétendu financement de la paresse des travailleurs français comme le discours austéritaire le prétend déjà. Sa source est d’abord et avant tout l’échec monumental et complet de la politique même de Bruno Le Maire.
Le ministre est, reconnaissons-lui ce caractère, un homme de conviction. Rien ne le fera dévier de ses certitudes : l’impôt sur les plus riches est un mal absolu, la fiscalité sur les entreprises doit être abaissée et le capital, toujours et partout, doit être aidé. La seule « politique raisonnable » pour lui est la politique de l’offre.
Il en a, au reste, reçu l’hommage appuyé et émouvant du Mouvement des entreprises de France (Medef) lors de leur dernière université d’été, fin août. Patrick Martin, le patron des patrons, l’a félicité, tutoiement à la clé, comme on félicite un employé zélé : « Tu as été un artisan déterminant et déterminé de la politique pro-entreprise. » Et c’est d’ailleurs la seule explication plausible de sa longévité à Bercy, car il est, sur ce point, en accord parfait avec Emmanuel Macron, qui a bien fait comprendre à chacun cet été que la démocratie ne pouvait remettre en cause cette orientation.
Donc mon quotidien et mon futur vont encore s’empirer avec une énième politique d’austérité parce que des bourgeois incompétents préfèrent écrire des livres et pas reconnaître que ce sont des tocards. J’adore.
Pourtant entouré des pointures de Bercy qui sont loin d’être des manches et qui bossent comme des tarés…
Pourtant, très récemment il a dit vouloir taxer les 1% les plus riches….
Le Maire est sans doute un écrivain mais il a dû sécher les cours d’histoire, notamment ceux de la Grande Dépression aux USA (avec les Hoovertown) ou plus contemporain avec le désastre des politiques de Tatcher & Reagan. Les politiques de l’offre ne fonctionnent pas et ce d’autant plus que les pays subissent le dumping social des autres pays.
On a engraissé (parce que vue son indemnité de ministre, il est clair qu’il lui restait plus que des pièces jaunes à la fin du mois) un saboteur ou un incompétent.
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“je ne dirais pas que c’est un échec mais, que ça n’a pas marché pour le plus grand nombre de citoyen” signé Bruno Lemaire probablement….
oui
Quelqu’un aurait l’article ?
Sans accès à plus d’information, je trouve globalement les critiques à propos de l’état économique de la France un peu exagérée et sacrément polarisée, surtout ici.
Le résultat n’est certe pas glorieux sur bien des aspects, mais il me semble difficile de démêler l’action politique du gouvernement de la conjoncture économique.
Bien-sûr, la dette a énormément augmenté entre 2019 et ajd, mais d’un autre côté, est-ce qu’on aurait préféré ne pas mettre en place le chômage partiel durant le COVID ? Ou ne pas protéger les entreprises/particuliers pendant la crise sur les prix de l’énergie ? Tout ça ça a certe eu un coût, mais ça a aussi eu énormément d’effet très très positif. En Belgique ou en Angleterre, il y a eu pas mal de témoignage où des factures d’électricité ont été multipliées par un truc entre 2 et 5 entre 2021 et 2022-2023. En France cette hausse a été presque entièrement absorbée par l’état.
Un petit point sur le ruissellement ?
L’article en question :
Bruno Le Maire entrera dans l’histoire, c’est une certitude. D’abord parce qu’il aura été le plus long titulaire du ministère des finances depuis plus de deux siècles. Mais, en politique, record ne signifie pas succès et entrer dans l’histoire ne signifie pas y laisser une marque positive. Avec ces sept ans et quelques mois à Bercy, notre recordman ne peut pas échapper aux conséquences de ses actes.
Se revendiquant écrivain de talent, Bruno Le Maire a tenté de forger un récit qui a longtemps tourné dans la sphère médiatique : celui du « bon bilan économique ». Ce récit est bancal dès le départ et n’a jamais convaincu qu’une sphère restreinte et non la masse des Français et Françaises qui, à plusieurs reprises, ont sanctionné le gouvernement pour son bilan économique. La réindustrialisation est une chimère, l’attractivité un miroir aux alouettes et la croissance économique s’est affaiblie.
Mais, depuis quelques mois, notre conteur est rattrapé par la réalité. La dégradation des comptes publics n’est, en effet, pas l’effet d’une orgie de dépenses du système social ou d’un prétendu financement de la paresse des travailleurs français comme le discours austéritaire le prétend déjà. Sa source est d’abord et avant tout l’échec monumental et complet de la politique même de Bruno Le Maire.
Le ministre est, reconnaissons-lui ce caractère, un homme de conviction. Rien ne le fera dévier de ses certitudes : l’impôt sur les plus riches est un mal absolu, la fiscalité sur les entreprises doit être abaissée et le capital, toujours et partout, doit être aidé. La seule « politique raisonnable » pour lui est la politique de l’offre.
Il en a, au reste, reçu l’hommage appuyé et émouvant du Mouvement des entreprises de France (Medef) lors de leur dernière université d’été, fin août. Patrick Martin, le patron des patrons, l’a félicité, tutoiement à la clé, comme on félicite un employé zélé : « Tu as été un artisan déterminant et déterminé de la politique pro-entreprise. » Et c’est d’ailleurs la seule explication plausible de sa longévité à Bercy, car il est, sur ce point, en accord parfait avec Emmanuel Macron, qui a bien fait comprendre à chacun cet été que la démocratie ne pouvait remettre en cause cette orientation.
Donc mon quotidien et mon futur vont encore s’empirer avec une énième politique d’austérité parce que des bourgeois incompétents préfèrent écrire des livres et pas reconnaître que ce sont des tocards. J’adore.
Pourtant entouré des pointures de Bercy qui sont loin d’être des manches et qui bossent comme des tarés…
Sur le même thème, le Replay de Clément Viktorovitch https://youtu.be/_C20aJPEjjk
“L’impôt sur les riches un mal absolu”
Pourtant, très récemment il a dit vouloir taxer les 1% les plus riches….
Le Maire est sans doute un écrivain mais il a dû sécher les cours d’histoire, notamment ceux de la Grande Dépression aux USA (avec les Hoovertown) ou plus contemporain avec le désastre des politiques de Tatcher & Reagan. Les politiques de l’offre ne fonctionnent pas et ce d’autant plus que les pays subissent le dumping social des autres pays.
On a engraissé (parce que vue son indemnité de ministre, il est clair qu’il lui restait plus que des pièces jaunes à la fin du mois) un saboteur ou un incompétent.