Frontières « passoires », flux « non maîtrisés »… L’immigration, la priorité affichée de Michel Barnier
Le nouveau Premier ministre a affirmé vouloir traiter la question avec « rigueur » et « humanité ». Mais il ne sera pas simple d’emporter une majorité au sein d’une Assemblée nationale très divisée, sur un sujet toujours clivant.
Par Quentin Laurent et Pauline Théveniaud
Le 14 septembre 2024 à 17h07
C’est l’un des dossiers brûlants qui trônent sur le bureau du nouveau Premier ministre. Michel Barnier ne s’en est pas caché, dès sa prise de fonction le vendredi 6 septembre, « la maîtrise de l’immigration » serait un de ses sujets prioritaires. « Il y a toujours le sentiment que les frontières sont des passoires, que les flux migratoires ne sont pas maîtrisés. Nous allons donc maîtriser les flux migratoires avec des mesures concrètes », a-t-il poursuivi le lendemain sur TF 1.
Mais pour faire quoi, et avec le soutien de qui ? La dernière loi immigration a été votée en décembre 2023, largement influencée par la famille politique de Barnier… avant de se voir en grande partie censurée par le Conseil constitutionnel en janvier. Depuis l’installation de la nouvelle Assemblée nationale, les Républicains (qui possèdent la majorité au Sénat) ont fait de « l’arrêt de l’immigration incontrôlée » un des points majeurs de leur « pacte législatif », ne cessant jamais de répéter réclamer le retour sur la table des mesures censurées du « PJL immigration » de l’hiver (quotas annuels, suppression de l’Aide médicale d’État, durcissement d’accès à la nationalité…).
Marine Le Pen attend « des actes »
À la rentrée parlementaire de LR à Annecy (Haute-Savoie), jeudi 12 septembre, le Premier ministre a dit aux siens qu’il comptait bien « s’appuyer » sur leurs travaux… mais qu’il ne pourrait tout reprendre. « Il faudra trouver une majorité sur chaque texte, donc il y aura toujours une recherche de compromis. Mais sur ce sujet, ça ne sera pas compliqué d’aboutir sur un texte très musclé… » veut croire un cadre LR.
Et c’est aussi dans ce sens que devraient pousser les 126 députés du Rassemblement national. « Il est incontestable que Michel Barnier semble avoir, sur l’immigration, le même constat que le nôtre. Maintenant, nous attendons de lui des actes », a déjà prévenu Marine Le Pen la semaine dernière, lui promettant de le mettre « sous surveillance ».
Le bruit selon lequel Barnier réfléchissait à créer un ministère dédié à l’immigration semblait être un début de réponse à cette exigence de fermeté. Mais l’hôte de Matignon n’a jamais confirmé un tel projet.
Composer avec le flanc gauche de l’ancienne majorité
L’ex-Négociateur du Brexit devra aussi composer — et s’adapter — avec son flanc gauche, au moins avec les 166 députés de l’ancienne majorité (Ensemble pour la République, MoDem, Horizons), à défaut du NFP. L’immigration a toujours été un des thèmes qui a divisé les Marcheurs. « Une grande majorité de personnes ne veulent pas aller plus loin que ce qui a été fait en 2023 », assure le député (EPR) Ludovic Mendes, quand son collègue Mathieu Lefèvre assure que la loi de 2023 « ne clôt pas le sujet ».
Lors du dernier bureau exécutif de Renaissance, Gérald Darmanin a d’ailleurs alerté sur leur « difficulté à trouver des compromis ». « On n’a pas discuté du fond. Mais il faudra bien que nous trouvions un moyen de résoudre les conflits entre nous, sinon ça risque d’exploser », estime-t-il, en outre, auprès de notre journal.
Sur l’immigration, Michel Barnier a assuré vouloir allier « rigueur et ténacité » et « humanité ». C’est cet équilibre fragile qu’il s’agira de traduire dans la loi, afin de convaincre une Assemblée plus divisée qu’autrefois, sur un sujet éternellement clivant.
Cette photo putain…
Les Macronistes et la droite arrêter de pomper les fachos challenge.
Vraiment, au bout d’un moment ce n’est plus de l’idiotie ou une certaine forme de stratégie. On vous voit. On sait ce que faites. La bourgeoisie qui tente la voie de l’extrême droite on sait à quoi ça mène.
Vous avez aimé la réforme de la retraite made in Macron regardez celle de Meloni : 70 ans.
Bref, je suis à bout.
Avec la pyramide de population qui fait la gueule, c’est vraiment vouloir enterrer l’économie française que d’être la bave aux lèvres obnubilé par la réduction de l’immigration. Quand on se retrouvera avec le même vieillissement de la population que la Corée ou le Japon, on aura l’air malin.
Et après on s’étonne que l’Afrique decide de rompre les discussions avec nous mdr toute notre politique est basé sur la haine d’eux tu m’étonnes qu’ils veulent pas nous adresser la parole
Ca c’est ma France 😎
Celle qui se demande pourquoi tout le monde la déteste internationalement, mais c’est la mienne. Tmtc les arabes. 😎
Ça commence à se voir les gorges profondes a Bardela
«Monsieur Barnier, vous vous préparez à mettre en place une politique vraiment très très à droite, quelque part entre Le Pen et Ciotti..
– Une politique d’extrême droite? Oui, carrément, on tient compte du vote des Français! Vous avez bien vu le résultat des Européennes!
– Oui, mais les législatives…
– Quoi les législatives? On est raccord avec les électeurs: si on compte le RN-LR et Ensemble, on a une majorité écrasante! Alors oui, on doit faire des compromis avec nos amis de l’extrême droite, mais c’est le prix d’une union des droites! Et puis sinon vous auriez quoi? Un gouvernement de gauche? De LFI? Les anarcho-communistes au pouvoir? Non, on a raison, vous verrez…»
Je ne suis pas sur que ca ait un impact quelconque sur la vie quotidienne du français moyen des rond-points tout ca…
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Frontières « passoires », flux « non maîtrisés »… L’immigration, la priorité affichée de Michel Barnier
Le nouveau Premier ministre a affirmé vouloir traiter la question avec « rigueur » et « humanité ». Mais il ne sera pas simple d’emporter une majorité au sein d’une Assemblée nationale très divisée, sur un sujet toujours clivant.
Par Quentin Laurent et Pauline Théveniaud
Le 14 septembre 2024 à 17h07
C’est l’un des dossiers brûlants qui trônent sur le bureau du nouveau Premier ministre. Michel Barnier ne s’en est pas caché, dès sa prise de fonction le vendredi 6 septembre, « la maîtrise de l’immigration » serait un de ses sujets prioritaires. « Il y a toujours le sentiment que les frontières sont des passoires, que les flux migratoires ne sont pas maîtrisés. Nous allons donc maîtriser les flux migratoires avec des mesures concrètes », a-t-il poursuivi le lendemain sur TF 1.
Mais pour faire quoi, et avec le soutien de qui ? La dernière loi immigration a été votée en décembre 2023, largement influencée par la famille politique de Barnier… avant de se voir en grande partie censurée par le Conseil constitutionnel en janvier. Depuis l’installation de la nouvelle Assemblée nationale, les Républicains (qui possèdent la majorité au Sénat) ont fait de « l’arrêt de l’immigration incontrôlée » un des points majeurs de leur « pacte législatif », ne cessant jamais de répéter réclamer le retour sur la table des mesures censurées du « PJL immigration » de l’hiver (quotas annuels, suppression de l’Aide médicale d’État, durcissement d’accès à la nationalité…).
Marine Le Pen attend « des actes »
À la rentrée parlementaire de LR à Annecy (Haute-Savoie), jeudi 12 septembre, le Premier ministre a dit aux siens qu’il comptait bien « s’appuyer » sur leurs travaux… mais qu’il ne pourrait tout reprendre. « Il faudra trouver une majorité sur chaque texte, donc il y aura toujours une recherche de compromis. Mais sur ce sujet, ça ne sera pas compliqué d’aboutir sur un texte très musclé… » veut croire un cadre LR.
Et c’est aussi dans ce sens que devraient pousser les 126 députés du Rassemblement national. « Il est incontestable que Michel Barnier semble avoir, sur l’immigration, le même constat que le nôtre. Maintenant, nous attendons de lui des actes », a déjà prévenu Marine Le Pen la semaine dernière, lui promettant de le mettre « sous surveillance ».
Le bruit selon lequel Barnier réfléchissait à créer un ministère dédié à l’immigration semblait être un début de réponse à cette exigence de fermeté. Mais l’hôte de Matignon n’a jamais confirmé un tel projet.
Composer avec le flanc gauche de l’ancienne majorité
L’ex-Négociateur du Brexit devra aussi composer — et s’adapter — avec son flanc gauche, au moins avec les 166 députés de l’ancienne majorité (Ensemble pour la République, MoDem, Horizons), à défaut du NFP. L’immigration a toujours été un des thèmes qui a divisé les Marcheurs. « Une grande majorité de personnes ne veulent pas aller plus loin que ce qui a été fait en 2023 », assure le député (EPR) Ludovic Mendes, quand son collègue Mathieu Lefèvre assure que la loi de 2023 « ne clôt pas le sujet ».
Lors du dernier bureau exécutif de Renaissance, Gérald Darmanin a d’ailleurs alerté sur leur « difficulté à trouver des compromis ». « On n’a pas discuté du fond. Mais il faudra bien que nous trouvions un moyen de résoudre les conflits entre nous, sinon ça risque d’exploser », estime-t-il, en outre, auprès de notre journal.
Sur l’immigration, Michel Barnier a assuré vouloir allier « rigueur et ténacité » et « humanité ». C’est cet équilibre fragile qu’il s’agira de traduire dans la loi, afin de convaincre une Assemblée plus divisée qu’autrefois, sur un sujet éternellement clivant.
Cette photo putain…
Les Macronistes et la droite arrêter de pomper les fachos challenge.
Vraiment, au bout d’un moment ce n’est plus de l’idiotie ou une certaine forme de stratégie. On vous voit. On sait ce que faites. La bourgeoisie qui tente la voie de l’extrême droite on sait à quoi ça mène.
Vous avez aimé la réforme de la retraite made in Macron regardez celle de Meloni : 70 ans.
Bref, je suis à bout.
Avec la pyramide de population qui fait la gueule, c’est vraiment vouloir enterrer l’économie française que d’être la bave aux lèvres obnubilé par la réduction de l’immigration. Quand on se retrouvera avec le même vieillissement de la population que la Corée ou le Japon, on aura l’air malin.
Et après on s’étonne que l’Afrique decide de rompre les discussions avec nous mdr toute notre politique est basé sur la haine d’eux tu m’étonnes qu’ils veulent pas nous adresser la parole
Ca c’est ma France 😎
Celle qui se demande pourquoi tout le monde la déteste internationalement, mais c’est la mienne. Tmtc les arabes. 😎
Ça commence à se voir les gorges profondes a Bardela
«Monsieur Barnier, vous vous préparez à mettre en place une politique vraiment très très à droite, quelque part entre Le Pen et Ciotti..
– Une politique d’extrême droite? Oui, carrément, on tient compte du vote des Français! Vous avez bien vu le résultat des Européennes!
– Oui, mais les législatives…
– Quoi les législatives? On est raccord avec les électeurs: si on compte le RN-LR et Ensemble, on a une majorité écrasante! Alors oui, on doit faire des compromis avec nos amis de l’extrême droite, mais c’est le prix d’une union des droites! Et puis sinon vous auriez quoi? Un gouvernement de gauche? De LFI? Les anarcho-communistes au pouvoir? Non, on a raison, vous verrez…»
Je ne suis pas sur que ca ait un impact quelconque sur la vie quotidienne du français moyen des rond-points tout ca…