l’essentiel
Que proposent la démocrate Kamala Harris et le républicain Donald Trump sur les relations entre les États-Unis et l’Europe ?
Donald Trump : entre méfiance et chantage
Les relations transatlantiques s’annoncent orageuses en cas de retour de Trump. L’ancien président, qui a encouragé et soutenu le Brexit, n’a pas modéré ses critiques envers les alliés européens, qu’il accuse toujours de “profiter” des États-Unis, notamment en matière de défense.
“L’Europe doit payer sa part”, martèle-t-il. Trump menace de conditionner la protection américaine au sein de l’OTAN au respect strict de l’objectif de 2 % du PIB en dépenses militaires.
Ses positions protectionnistes – il avait imposé des tarifs sur certains produits notamment l’acier et l’aluminium – inquiètent aussi l’UE : Trump promet de nouvelles taxes sur les automobiles européennes et il critique l’euro.
Ses critiques ciblent aussi l’Allemagne, accusée de dépendance énergétique envers la Russie.
Enfin, il soutient ouvertement les mouvements populistes européens et a multiplié les attaques contre les dirigeants pro-européens, dont Emmanuel Macron, pour leurs positions sur le changement climatique et le commerce international. S’il est élu, Trump cherchera à obtenir des avantages commerciaux concrets pour les États-Unis plutôt que maintenir les alliances historiques avec le Vieux continent.
Kamala Harris : préserver les relations internationales
Face à un Donald Trump résolument isolationniste, la démocrate devrait se montrer dans la continuité de Joe Biden et favoriser les relations entre Washington et ses alliés occidentaux. Elle a d’ailleurs critiqué les positions de son adversaire, l’accusant de “bafouer les accords communs entre les Nations, d’embrasser les dictateurs et d’adopter leurs tactiques répressives”. Kamala Harris devrait rester engagée auprès de l’Otan, même si l’administration actuelle a, comme Donald Trump, poussé pour que les autres membres participent davantage financièrement.
Kamala Harris s’est dite “fermement convaincue” que l’engagement américain “à construire et à maintenir des alliances a aidé” le pays à devenir la première puissance mondiale. Des alliances qui ont, selon elle, “permis d’éviter des guerres, de défendre la liberté et de maintenir la stabilité de l’Europe à l’Indo-Pacifique”. “Il serait insensé de mettre tout cela en péril”, estime la candidate.