l’essentiel
Un groupe d’une trentaine de personnes, parmi lesquelles six Lotois, ont réalisé une randonnée sportive de plusieurs jours jusqu’au sommet du Kilimandjaro. Une aventure inoubliable pour Alexandre Coupez et Didier Chaussade.
Il y a encore quelques mois, Alexandre Coupez n’imaginait certainement pas vivre une telle aventure. Et pourtant, le patron du bar V and B situé à Cahors, était, il y a quelques jours, au sommet du Kilimandjaro, montagne d’Afrique qui culmine à 5 895 m. « Tous les deux ans, l’association Cap Horn organise un événement sportif nature et cette année elle nous a confiés, à nous Kheops Organisation, le soin de mettre sur pied une randonnée sportive sur les pentes de ce lieu mythique de la Tanzanie qu’est le Kilimandjaro » explique Didier Chaussade. « On a donc envoyé quelqu’un de l’association sur place pour monter le projet auquel ont pris part une trentaine de participants venus d’Occitanie dont six Lotois ».
Et parmi eux le Cadurcien Alexandre Coupez. « Je connaissais Didier Chaussade et lorsqu’il m’a présenté ce projet ça m’a tout de suite plu et je lui ai dit que j’étais partant ».
« L’objectif c’était d’organiser une randonnée sportive, explique Didier Chaussade. Il y a huit voies possibles sur le Kilimandjaro, on a donc choisi la plus difficile, qui monte de manière continue, sans palier. La montée a duré quatre jours et demi et la descente un jour et demi, mais les participants s’étaient vraiment bien préparés puisque sur les trente et une personnes qui ont fait ce périple, le plus jeune avait 21 ans et le plus âgé 74, vingt-huit ont atteint le sommet ».
“Au sommet j’ai eu les larmes aux yeux”
Sorties footing avec du dénivelé, renforcement physique, Alexandre Coupez a lui aussi soigneusement préparé cette aventure qu’il n’oubliera jamais. « Le chemin parcouru, les bivouacs, et bien sûr l’arrivée au sommet, j’ai vécu quelque chose d’incroyable. J’ai rencontré des gens fantastiques que ce soit les participants ou les guides qui encadraient le groupe qui étaient tops. » raconte le Cadurcien qui reconnaît avoir vécu des moments difficiles. « Le deuxième jour je n’en pouvais plus et dès que je suis arrivé au camp je me suis allé me reposer. Mais le fait d’être en groupe avec tout le monde autour de soi, bienveillant, ça m’a permis de passer ces moments où j’étais moins bien. » « On a tous connu des moments difficiles, confirme Didier Chaussade, mais le groupe était soudé et cet esprit de groupe a permis, pas à pas, de surmonter les difficultés ».
Mais l’image qui restera de ce formidable périple c’est incontestablement « l’arrivée au sommet, affirme Didier Chaussade. Le dernier jour d’ascension on est parti du camp de base situé à 4 600 m à 2 heures du matin alors qu’il faisait moins 15 et on est arrivé là-haut au moment du lever du soleil. Voir le soleil sur cette mer de nuages c’est un moment inoubliable qui justifie tous les efforts. Et puis avoir pu partager ces moments avec mon fils Jules c’est merveilleux ! ».
« Avec la fatigue, le plein d’émotions, au moment où on est arrivé en haut où j’ai vu le panneau « congratulations » j’ai eu les larmes aux yeux et ce soleil qui commençait à poindre nous a réchauffé autant le corps que le cœur » renchérit Alexandre Coupez qui avoue avoir beaucoup appris au cours de ce périple et notamment sur lui-même. « J’ai appris à me connaître. Avec l’émulation du groupe, on se dit on y va, on avale les kilomètres sans s’en rendre compte, on avance, et on repousse ses limites. » analyse Alexandre Coupez qui espère un jour « refaire le même parcours avec mes enfants ».