Le gouvernement va proposer un débat au Parlement suivi d’un vote sur l’accord commercial controversé entre l’UE et les pays latino-américains du Mercosur, contesté notamment par les agriculteurs, a annoncé mardi 19 novembre Matignon. Le gouvernement propose ce débat et ce vote “en accord avec les groupes du socle commun” de la droite et du centre qui le composent, conformément à l’article 50-1 de la Constitution. Par cet article, le gouvernement peut, de sa propre initiative ou à la demande d’un groupe parlementaire, faire sur un sujet déterminé une déclaration donnant lieu à un débat, voire à un vote, sans engager sa responsabilité. Suivez notre direct.
De nouvelles actions prévues partout sur le territoire. Les troupes des syndicats majoritaires FNSEA-Jeunes agriculteurs restent mobilisées pour le deuxième jour d’affilée avec un programme calqué sur les deux jours du sommet du G20 au Brésil. La Coordination rurale entre également en action et fait monter la pression en parlant de “bloquer le fret alimentaire”.
La France cherche des alliés. Emmanuel Macron a affirmé au G20 à Rio de Janeiro que la France n’était “pas isolée” dans son opposition “en l’état” à l’accord de libre-échange entre l’UE et les pays latino-américains du Mercosur, estimant que plusieurs pays la “rejoignent”. Pour être sûre de pouvoir s’y opposer en cas de signature, la France doit réunir une minorité de blocage au sein de l’UE.
Les raisons de la colère. Les motifs de mécontentement des agriculteurs sont loin de se limiter au Mercosur. Trop de normes, de concurrence déloyale, pas assez de revenus ni de considération… Sur les barrages filtrants ou devant les préfectures, les messages sont presque identiques à ceux de l’an dernier, quand une mobilisation historique des agriculteurs avait abouti à 70 engagements gouvernementaux.