Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot.

Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot.

© Court Carl/PA Photos/ABACA

Il n’y a pas de « lignes rouges ». Dans une interview à la BBC ce samedi 23 novembre, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a annoncé que l’Ukraine pourrait tirer des missiles français à longue portée sur la Russie « dans une logique de légitime défense ». Toutefois, le membre du gouvernement n’a pas précisé si des armes françaises avaient déjà été utilisées. Il a également affirmé « ne pas fixer ni exprimer de lignes rouges » concernant le soutien à l’Ukraine dans sa guerre contre la Russie.

Concrètement, Jean-Noël Barrot indique n’écarter « aucune option », y compris l’envoi des troupes françaises. « Nous soutiendrons l’Ukraine aussi intensément et aussi longtemps que nécessaire. Pourquoi ? Parce que c’est notre sécurité qui est en jeu. Chaque fois que l’armée russe avance d’un kilomètre carré, la menace se rapproche d’un kilomètre carré de l’Europe », a déclaré le ministre au média britannique. Selon lui, les pays occidentaux « devront dépenser plus » dans l’aide à l’Ukraine afin de « faire face à ces nouveaux défis ».

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Ces déclarations interviennent dans un contexte tendu autour du conflit russo-ukrainien. Récemment, les États-Unis ont autorisé l’Ukraine à frapper la Russie avec des missiles américains à longue portée. « La réponse de la Russie sera appropriée et se fera sentir », avait assuré Vladimir Poutine après l’annonce de l’Oncle Sam. « Nous considérons être dans notre droit d’utiliser nos armes contre les installations militaires des pays qui autorisent l’utilisation de leurs armes contre nos installations », a déclaré le chef d’État jeudi 21 novembre lors d’une allocution à la télévision et a précisé que la guerre était en train de prendre un « caractère mondial ». Vladimir Poutine a fait savoir que son nouveau missile baptisé « Orechnik » a été utilisé pour frapper l’Ukraine.