Cela aurait dû être l’une des plus belles expériences de sa vie : Chloé a été particulièrement déçue lorsqu’elle a appris que le voyage en Corée du Sud n’aurait pas lieu en 2023. Comme elle, une dizaine de danseurs ou leurs parents ont réglé la somme de 800 euros pour ce voyage qui ne s’est jamais tenu. Ils n’ont jamais été remboursés. Ce mardi 26 novembre, le gérant de l’association de danse de 47 ans a été condamné par le tribunal correctionnel de Valence à 8 mois de prison ferme et au remboursement des sommes versées par les parties civiles. Cet homme ne s’est pas présenté à son audience.
Des parents ont réglé 800 euros pour ce voyage
Depuis 2022, le groupe de danseurs et danseuses s’entraînaient dans le studio de l’avenue Sadi-Carnot à Valence. En 2023, l’association prévoit d’organiser un voyage en Corée du Sud autour de la danse K-pop. Le tribunal revient sur les faits : “le voyage est repoussé à de multiples reprises, il coûtait 1.500 euros par élève, 800 euros sont pris en charge par les parents, 700 euros sont pris en charge par l’école.”
Pour Chloé, qui a 17 ans à l’époque, la déception est immense : “c’était le voyage de mes rêves, une expérience incroyable à vivre. J’avoue que lorsque j’ai appris qu’on arrêtait tout, j’ai cru à une blague, je ne voulais pas y croire”.
À la barre, Déborah, l’une des parties civiles raconte : “il me propose de l’aider à organiser le voyage, je dois chercher des hébergements, il doit s’occuper des billets d’avion. Quelques jours avant le départ, je ne trouve plus mon passeport. Là, il a dit à tout le monde, on n’y va pas car Deborah a perdu son passeport ! J’ai trouvé bizarre qu’il pénalise tout le monde et qu’il annule”.
Un voyage en Corée du Sud qui n’a jamais eu lieu
“Il disait, je trouverai une solution pour rembourser, mais en fait, c’est comme s’il y avait un projet qui servait à financer le projet précédent” poursuit Déborah. “Il n’a jamais réservé de billets d’avion, il a baladé les gens en disant qu’il allait les rembourser, c’est un véritable caméléon qui fait jouer parfois l’empathie et peut aussi montrer les muscles pour essayer de faire taire”, plaide l’avocat des parties-civiles.
L’ancien gérant de l’association de danse de Valence (qui n’existe plus depuis) a déjà dix condamnations sur son casier judiciaire pour conduite sans permis, émission d’un chèque en violation d’une interdiction bancaire, violence, menace.
En plus de la peine d’emprisonnement, l’homme est condamné à régler 1.300 euros au titre du préjudice matériel et moral à une dizaine de parents et danseurs. L’homme a dix jours pour faire appel de la décision.