LiveCrise politique en France –
Macron s’adressera aux Français ce jeudi à 20 h
Un remplacement «rapide» devant la cathédrale Notre-Dame de Paris?
L’Assemblée nationale fait chuter le gouvernement Barnier
L’Assemblée nationale a censuré ce mercredi le gouvernement de Michel Barnier, , une première depuis 1962. Une période d’incertitude politique et financière s’ouvre.
Le premier ministre Michel Barnier a engagé la responsabilité du gouvernement lundi en invoquant l’article 49.3 de la Constitution pour adopter le budget très controversé de la sécurité sociale sans vote.
En réponse, deux motions de censure (une du NFP et une de l’alliance du RN et des ciottistes) ont été déposées contre le gouvernement. Ce mercredi soir, 331 députés ont fait le choix de voter la motion de censure de la gauche.
21h07
Emmanuel Macron «s’adressera aux Français» dans une allocution jeudi à 20H00 au lendemain de la chute du gouvernement de Michel Barnier, a annoncé mercredi l’Elysée.
L’entourage du chef de l’Etat n’a pas fourni de précisions sur le moment auquel un nouveau Premier ministre serait nommé.
21h06
«Ce Premier ministre qui va être nommé, nous le laisserons travailler», a assuré mercredi Marine Le Pen, appelant à ce que le successeur de Michel Barnier à Matignon «retravaille un nouveau budget».
«Nous allons co-construire – pas seulement avec le Rassemblement national, avec l’ensemble des forces présentes à l’Assemblée nationale – un budget qui soit acceptable pour tous, et c’est ce budget-là qui s’appliquera aux Français», a poursuivi la leader d’extrême droite lors d’un entretien au 20H00 de TF1, peu après le vote de censure du gouvernement Barnier.

AFP
20h53
Le fragile «socle commun» qui a soutenu le gouvernement sortant pourrait se fissurer sur «l’après». Laurent Wauquiez a déjà rappelé que la coalition de septembre «ne valait que pour Michel Barnier».
Gabriel Attal propose lui un accord de «non censure» avec le PS pour échapper à la tutelle du RN. «Affranchissez-vous» de la France insoumise, a-t-il lancé dans l’hémicycle aux socialistes.

AFP
Côté casting, les noms du président du MoDem François Bayrou, du ministre des Armées Sébastien Lecornu ou du LR Xavier Bertrand circulent.
Prendre le problème à l’envers
«On prend les choses à l’envers (…) la question des politiques menées doit être prédominante», insiste Cyrielle Chatelain, cheffe des députés écologistes.
La gauche reste désunie sur l’avenir. Le PS voudrait «un gouvernement de gauche ouvert au compromis», que la droite et le centre s’engageraient à ne pas censurer, en échange d’un renoncement au 49.3.
LFI continue d’appeler à la démission d’Emmanuel Macron. Il «est aujourd’hui un obstacle, et en rien une solution», a insisté Eric Coquerel.
Personnalités de droite
La petite musique résonne aussi sporadiquement dans d’autres camps, notamment chez des personnalités de droite.
Marine Le Pen, si elle refuse d’appeler à la démission au nom du «respect pour la fonction suprême», montre la porte : «c’est à sa raison de déterminer s’il peut ignorer l’évidence d’une défiance populaire massive que (…) je crois définitive».
Mardi, le chef de l’État a balayé les appels à la démission: ils relèvent selon lui de «la politique fiction».
20h51
Le chef de l’Etat pourrait choisir «rapidement» un Premier ministre, selon tous ses interlocuteurs. Un empressement inhabituel qui vise à limiter l’incertitude pesant sur les esprits et les marchés.
Une nomination avant la cérémonie en grande pompe de réouverture de la cathédrale Notre-Dame de Paris, samedi, est «possible», estime un proche. Mais «rien n’est acté», assure l’entourage présidentiel.

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Et l’équation Matignon semble toujours aussi complexe, avec l’impossibilité d’une dissolution et de nouvelles élections législatives avant sept mois.
20h48
Trois mois seulement après sa nomination, conformément à la Constitution, Michel Barnier devra remettre immédiatement sa démission à Emmanuel Macron, tout juste de retour d’une visite d’Etat en Arabie saoudite.
Pour ses dernières paroles de Premier ministre, Michel Barnier, 73 ans, avait appelé chaque député à la «responsabilité» dans un «moment de vérité».
«Ce n’est pas par plaisir que je n’ai présenté quasiment que des mesures difficiles», la «réalité» budgétaire ne «disparaîtra pas par l’enchantement d’une motion de censure», a-t-il déclaré, visiblement résigné, devant un hémicycle redevenu grave après des moments d’agitation.

AFP
En défense de la motion de censure, Eric Coquerel (LFI) a tancé l’«illégitimité» d’un gouvernement ne reflétant pas le résultat des législatives, et refusant de revenir sur la réforme des retraites. Boris Vallaud, patron des députés PS, accusant Michel Barnier de s’être «enfermé dans un tête à tête humiliant» avec la leader du RN Marine Le Pen.
Malgré les nombreuses concessions obtenues dans la dernière ligne droite, la cheffe de file du groupe d’extrême droite a fustigé la politique proposée par le Premier ministre: «vous n’avez apporté qu’une seule réponse, l’impôt (…) la politique du pire serait de ne pas censurer un tel budget».
20h39
La France insoumise, par la voix de la présidente du groupe à l’Assemblée Mathilde Panot, a une nouvelle fois demandé «à Emmanuel Macron de s’en aller», réclamant «des présidentielles anticipées», mercredi après la chute du gouvernement de Michel Barnier à l’Assemblée.
«La censure inéluctable a eu lieu. Même avec un Barnier tous les trois mois, Macron ne tiendra pas trois ans», a renchéri, sur le réseau social X, le leader de LFI Jean-Luc Mélenchon.

AFP
20h40
Le gouvernement, qui avait engagé sa responsabilité lundi en vertu de l’article 49 alinéa 3 de la Constitution pour faire adopter sans vote le budget de la Sécurité sociale, a été renversé par 331 députés, le Rassemblement national ayant fait le choix de voter la motion de censure déposée par la gauche.
20h28
L’Assemblée nationale française a fait chuter mercredi le gouvernement de Michel Barnier, un geste inédit depuis 1962. Ce vote plonge le pays dans une période de fortes incertitudes politiques et financières, six mois après la dissolution.

AFP
20h25
Emmanuel Macron est arrivé mercredi soir à l’Elysée, de retour après une visite d’Etat de trois jours en Arabie saoudite, tout juste avant l’annonce du résultat du vote d’une motion de censure qui devrait sauf surprise faire chuter le gouvernement de Michel Barnier.
Le cortège du chef de l’Etat est entré au palais présidentiel à 20H19, a constaté un journaliste de l’AFP. S’il est renversé par l’Assemblée nationale, le Premier ministre doit venir lui remettre sa démission, conformément à la Constitution.

AFP
20h05
Les députés ont commencé à voter mercredi vers 19H40, jusqu’à 20H20, pour renverser le gouvernement de Michel Barnier, le résultat des votes devant être annoncé à 20H25, selon une source parlementaire.
«Nous sommes à un moment de vérité» et de «responsabilité», «c’est l’avenir des Français que vous tenez entre vos mains», a dit le Premier ministre au terme d’une séance historique, empreinte de solennité et de quelques moments de tensions. Les députés votent sur une motion de censure déposée par la gauche lundi après que le gouvernement a engagé sa responsabilité pour faire adopter sans vote le budget de la Sécurité sociale. Elle devrait être adoptée grâce au soutien du RN et de ses alliés ciottistes.
19h23
«Nous sommes (…) à un moment de vérité» et de «responsabilité», car la «réalité» budgétaire «ne disparaîtra pas par l’enchantement d’une motion de censure», a déclaré Michel Barnier devant les députés avant le vote d’une motion de censure historique contre son gouvernement.
«Nous sommes rendus les uns les autres, mesdames et messieurs les députés, à un moment de vérité et à un moment de responsabilité», a-t-il dit, longuement applaudi à sa montée à la tribune par ses soutiens de la droite et du centre. «Ce n’est pas par plaisir que j’ai présenté quasiment que des mesures difficiles dans ce budget. J’aurais préféré distribuer de l’argent» et «cette réalité (budgétaire) ne disparaîtra pas par l’enchantement d’une motion de censure», a-t-il ajouté.
19h22
Si Michel Barnier doit quitter Matignon, il deviendra le premier ministre à la longévité la plus faible de la Ve République avec seulement 90 jours à la tête du gouvernement français.
La longévité moyenne des gouvernements depuis 1958 est de 892 jours.
19h14
Gabriel Attal a accusé ce mercredi le Rassemblement national de commettre «une erreur devant l’Histoire» en censurant le gouvernement de Michel Barnier, une décision qui va faire «mal au pays et mal aux Français».
L’ancien Premier ministre, président du groupe macroniste EPR à l’Assemblée, a par ailleurs appelé le Parti socialiste à «se ressaisir». «Affranchissez-vous» de «l’extrême gauche», a-t-il lancé aux députés PS, parti dont il fut membre avant de rallier Emmanuel Macron.
18h02
Le patron des députés LR Laurent Wauquiez a accusé Marine Le Pen de «porter avec LFI la responsabilité de la censure qui va plonger le pays dans l’instabilité» en joignant ses voix à celles de la gauche pour faire tomber le gouvernement de Michel Barnier.
«Les Français jugeront sévèrement le choix de ceux qui prétendent vouloir redresser le pays et font aujourd’hui le choix du désordre (et) ceux qui voulaient se montrer responsables et vont faire le choix de l’irresponsabilité», a prévenu M. Wauquiez, appelant Mme Le Pen à se «ressaisir».

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17h42
La cheffe de file de l’extrême droite française Marine Le Pen a appelé mercredi l’Assemblée nationale à censurer le gouvernement qui, selon elle, perpétue «les choix technocratiques» du président Emmanuel Macron.
L’Assemblée semble se diriger vers cette censure, appelée par les élus de gauche et d’extrême droite (Rassemblement national, RN), qui disposent ensemble de nettement plus que la majorité des voix nécessaires pour faire tomber l’exécutif. Avant Mme Le Pen, Eric Coquerel avait, au nom des élus de gauche du Nouveau Front Populaire (NFP), demandé à «sonner le glas» du mandat du président Macron.

Emmanuel Macron conclut sa visite d’État en Arabie saoudite le 4 décembre dans l’oasis d’AlUla, un projet touristique emblématique du royaume, loin de la crise politique qui secoue la France.
AFP
17h40
Marine Le Pen a estimé mercredi que c’était à Emmanuel Macron «lui-même de conclure s’il est en mesure de rester (président de la République) ou pas», lors de son discours à l’Assemblée au cours duquel elle a indiqué que son groupe allait voter la censure du gouvernement.

Marine Le Pen.
AFP
«C’est à sa conscience de lui commander s’il peut sacrifier l’action publique et le sort de la France à son orgueil. C’est à sa raison de déterminer s’il peut ignorer l’évidence d’une défiance populaire massive que, dans son cas, je crois définitive», a-t-elle poursuivi, considérant que «s’il décide de rester, il sera contraint de constater qu’il est le président d’une République qui n’est plus tout à fait, par sa faute, la Cinquième».
17h39
Le président du groupe socialiste à l’Assemblée Boris Vallaud a regretté mercredi que le Premier ministre Michel Barnier ait estimé «plus convenable de parler avec l’extrême droite qu’avec la gauche», lors du débat sur la motion de censure qui doit renverser le gouvernement.

Boris Vallaud.
AFP
«La majorité de compromis que vous avez voulue s’est transformée en un sinistre gouvernement de connivence avec l’extrême droite que vous subissez et qui désormais vous achève», a lancé le député des Landes, appelant à un «sursaut moral».
17h26
«La politique du pire serait de ne pas censurer un tel budget», a lancé mercredi Marine Le Pen, pour expliquer son vote favorable à la motion de censure du gouvernement, faisant par ailleurs valoir que ce n’était «de gaité de cœur» qu’elle mêlait sa voix à «celle de l’extrême gauche».

AFP
«Les petits pas que (le gouvernement) a timidement et très tardivement tenté ne peuvent s’appeler des concessions: ce sont des miettes», a ajouté la présidente du groupe RN à l’Assemblée nationale.
17h15
La motion de censure de Michel Barnier, qui devrait être votée à l’Assemblée nationale par la gauche et l’extrême droite, «sonne le glas» du mandat d’Emmanuel Macron, a estimé mercredi le député LFI Eric Coquerel, qui défend le texte du Nouveau Front populaire.

Eric Coquerel.
AFP
Le président de la République «est aujourd’hui un obstacle, et en rien une solution. Aujourd’hui nous votons la censure de votre gouvernement mais, plus que tout, nous sonnons le glas d’un mandat: celui du président», a déclaré le député de Seine-Saint-Denis depuis la tribune de l’hémicycle.
17h00
L’Assemblée nationale a ouvert mercredi les débats d’une séance cruciale et historique qui devrait voir chuter le gouvernement de Michel Barnier, une première depuis 1962 plongeant le pays dans une grande incertitude politique et budgétaire.

AFP
Les députés doivent examiner deux motions de censure, déposées lundi par la gauche et le Rassemblement national, après que le gouvernement a engagé sa responsabilité pour faire adopter sans vote le budget de la Sécurité sociale. La motion de la gauche devrait être adoptée dans la soirée, grâce au soutien du RN
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