Publié5. décembre 2024, 10:37
Canton de Fribourg: Son ex lui a fait croire qu’il était un inconnu pour abuser d’elle
Une adepte de BDSM ne s’est pas tout de suite rendue compte que l’inconnu avec qui elle entretenait des rapports sexuels n’était autre que celui qu’elle avait quitté.

La femme avait les yeux bandés à chaque rapport sexuel. Photo d’illustration.
Pixabay
Elle pensait avoir un rapport sexuel avec un inconnu rencontré sur internet. En réalité, elle le connaissait très bien. Pendant trois ans, un couple de Fribourgeois a entretenu une relation dite BDSM, impliquant des pratiques sexuelles telles que le bondage, la soumission et le sadomasochisme. Mais au fil du temps, la femme s’est sentie trop surveillée et opprimée, raison pour laquelle elle a mis fin à leur relation.
Les yeux bandés
Comme le rapporte le «Freiburger Nachrichten», après la séparation, la femme a rencontré des hommes sur des sites de rencontre. Attirée par l’un d’eux, elle est passée à l’action. À chacun de leurs rapports, l’adepte de BDSM s’est fait bander les yeux par celui qu’elle croyait être un parfait inconnu. Ce n’est qu’au troisième rendez-vous qu’elle a réalisé que cet homme n’était autre que son ex-copain.
Le TF exige une peine plus sévère
Selon le journal, l’enquête a révélé que depuis la séparation, celui-ci contrôlait les e-mails de son ex-partenaire et l’espionnait à proximité de son domicile et de son lieu de travail. En 2022, ce Fribourgeois a été condamné par le Tribunal de la Veveyse à trois ans de prison, dont deux avec sursis, pour contrainte sexuelle et viol, notamment. En deuxième instance, sa peine a été réduite à deux ans de prison avec sursis. Mais le Tribunal fédéral (TF), qui considère que l’accusé a traqué et violé sa victime en usant de la tromperie, exige désormais une peine plus sévère.
La Cour suprême estime que le prévenu n’a pas fait preuve d’empathie ni d’autoréflexion pendant la procédure. De plus, il savait que son ex-copine n’accepterait plus de relations sexuelles avec lui, c’est pourquoi, selon le TF, la peine qui doit lui être infligée ne peut être fixée au minimum légal. La Cour cantonale devra donc réexaminer le cas.
(lvb)