Publié5. décembre 2024, 20:20
Au Luxembourg: «Il faut toujours avoir une longueur d’avance sur les criminels»
LUXEMBOURG – La lutte moderne contre la criminalité passe également par l’échange transfrontalier de données. Une loi votée ce jeudi à la Chambre doit permettre de faciliter le processus.

Editpress/Julien Garroy
«Il est primordial pour nous d’être proactif dans l’échange des données avec nos pays partenaires, et de toujours avoir une longueur d’avance sur les criminels, surtout dans le domaine de la drogue», a affirmé le ministre de l’Intérieur Léon Gloden.
Avec une large majorité et seulement deux abstentions, la Chambre des députés a donné ce jeudi après-midi son feu vert à la mise en œuvre dans le droit national du système d’information Schengen révisé, avec lequel les autorités policières et judiciaires devraient mieux coopérer et échanger des données entre elles. Cette loi réglemente l’accès à la base de données commune et détermine quelles autorités sont compétentes pour établir des signalements.
103 extraditions vers le Luxembourg en 2023
Depuis 1995, le signalement des personnes et des objets à l’intérieur de l’espace Schengen se fait par le Système d’information (SIS) Schengen. En 2023, le SIS a donné lieu à 103 remises/extraditions de personnes organisées vers le Luxembourg et 52 à partir du Luxembourg.
Sur un total de 91 millions de signalements disponibles dans le SIS (au 10 avril 2024), 29 000 concernent le Luxembourg. «Il s’agit surtout d’un échange de documents, mais également de signalements concernant des personnes pour lesquelles une attention est demandée ou qui sont à rechercher ainsi que des véhicules», est-il indiqué sur le site de la Chambre.
(ol)