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La bataille politique est loin d’être terminée, promet l’Elysée. Alors que les négociations entre la Commission européenne et le Mercosur sur un accord de libre-échange ont abouti vendredi 6 décembre, la présidence française estime que le texte “reste inacceptable en l’état”. “La Commission a achevé son travail de négociation avec le Mercosur, c’est sa responsabilité, mais l’accord n’est ni signé, ni ratifié. Ce n’est donc pas la fin de l’histoire”, a fait savoir le palais présidentiel. Suivez notre direct.
Ursula von der Leyen se félicite. La Commission européenne a écouté “les préoccupations” du secteur agricole européen et a introduit des “garanties”, a affirmé sa présidente Ursula von der Leyen vendredi. “C’est un accord qui bénéficiera aux deux” parties et “apportera des bénéfices significatifs aux consommateurs et aux entreprises” s’il est approuvé, a-t-elle déclaré en annonçant l’aboutissement des négociations.
LFI et le RN chargent Emmanuel Macron. La France insoumise a dénoncé dans un communiqué “un accord (…) conclu à marche forcée au mépris des peuples et de la planète”. Pour la cheffe de file des députés LFI, Mathilde Panot, Emmanuel “Macron est le complice de la mort du modèle agricole français”. Le président de la République fait “semblant de s’opposer” au traité, assure Laure Lavalette, porte-parole du groupe RN à l’Assemblée. Elle répondait à Gabriel Attal, qui accuse les oppositions d’avoir “affaibli la voix de la France en Europe” en renversant le gouvernement.
Le secteur agricole évoque un “coup de poignard”. “C’est un coup de poignard qui a été mis aux agriculteurs français”, a réagi le vice-président de la FNSEA, Luc Smessaert, vendredi sur franceinfo. La mobilisation des agriculteurs contre le projet d’accord, qui dure depuis fin novembre, pourrait se durcir. “Des actions ont déjà eu lieu, il y a une urgence à ce qu’on puisse être entendu avant que les choses ne débordent”, estime Luc Smessaert.