Ça va qu’on a pas encore trop ressenti le ralentissement de la construction qui s’opère depuis quelques années. La situation ne va pas s’améliorer de si tôt.
700€ 15 m² a dunkerque…
Pour vos parents retraités qui vous disent que c’était aussi difficile à leur époque :
> Entre 1998 et 2021, le niveau de vie médian a augmenté de 24 %, quand, dans le même temps, l’indice des loyers augmentait de 33 % et les prix des logements anciens étaient multipliés par trois (+200 %).
les qq chiffres cités offrent un tableau catastrophique : offre contrainte (marché + Etat) + baisse des crédits + baisse des aides + augmentation demande (ménages modestes, précaires). En gros, toujours moins pour ceux qui en ont le plus besoin.
* constructions neuves : -20% à -30 % par rapport à 2022
* transactions dans l’ancien -22 % en un an.
* production de crédit -50% en 18 mois.
* location longue durée -36 % en 2 ans et -74 % en 3 ans (Paris),
* nb demandeurs log. social : 2,6 millions (dont 1,7 million 1er demandes)
* nouveaux agréments de log. social : 82 000 (2023)
* nb mal-logées : 4 millions de pers.
* nb sdf : +100% en 10 ans (330 000), dont 120 000 femmes
* prix immobilier +88 % en 20 ans.
* capacité d’achat à la propriété -30 %
* part du budget (habitation) : 19,7 % (2017), 26,7 % (2022)
* poste de dépense contrainte : logement : 32 % des revenus des 25 % des ménages les plus modestes.
* dépenses énergétiques liées au logement : +7,8 %
* APL : -73 € pour 29,6 % des bénéficiaires.
* Aides au logement : 1,5 % du PIB (2022), 2% (2008).
Je propose de rajouter quelques normes et interdire la location de certains logements, ça devrait régler le problème. 👍
6 comments
Un plaisir à lire, merci du partage.
Ça va qu’on a pas encore trop ressenti le ralentissement de la construction qui s’opère depuis quelques années. La situation ne va pas s’améliorer de si tôt.
700€ 15 m² a dunkerque…
Pour vos parents retraités qui vous disent que c’était aussi difficile à leur époque :
> Entre 1998 et 2021, le niveau de vie médian a augmenté de 24 %, quand, dans le même temps, l’indice des loyers augmentait de 33 % et les prix des logements anciens étaient multipliés par trois (+200 %).
https://www.ouest-france.fr/economie/budget/un-quart-du-budget-des-menages-est-dedie-au-logement-2b677d6e-bf4f-11ee-a1e9-608ff5db04c2
les qq chiffres cités offrent un tableau catastrophique : offre contrainte (marché + Etat) + baisse des crédits + baisse des aides + augmentation demande (ménages modestes, précaires). En gros, toujours moins pour ceux qui en ont le plus besoin.
* constructions neuves : -20% à -30 % par rapport à 2022
* transactions dans l’ancien -22 % en un an.
* production de crédit -50% en 18 mois.
* location longue durée -36 % en 2 ans et -74 % en 3 ans (Paris),
* nb demandeurs log. social : 2,6 millions (dont 1,7 million 1er demandes)
* nouveaux agréments de log. social : 82 000 (2023)
* nb mal-logées : 4 millions de pers.
* nb sdf : +100% en 10 ans (330 000), dont 120 000 femmes
* prix immobilier +88 % en 20 ans.
* capacité d’achat à la propriété -30 %
* part du budget (habitation) : 19,7 % (2017), 26,7 % (2022)
* poste de dépense contrainte : logement : 32 % des revenus des 25 % des ménages les plus modestes.
* dépenses énergétiques liées au logement : +7,8 %
* APL : -73 € pour 29,6 % des bénéficiaires.
* Aides au logement : 1,5 % du PIB (2022), 2% (2008).
Je propose de rajouter quelques normes et interdire la location de certains logements, ça devrait régler le problème. 👍
Comments are closed.