Face à l’avancée des rebelles, la panique s’empare de Damas

Paniqués, les habitants de Damas se sont précipités samedi pour faire des réserves de nourriture et de médicaments pendant que les magasins fermaient leurs portes, les rebelles ayant annoncé qu’ils avaient commencé à encercler la capitale syrienne, rapporte l’Agence France-Presse (AFP). A Jaramana, une banlieue de Damas, comme à Deraa, une ville du sud du pays, ou à Hama, dans le centre, des manifestants ont déboulonné des statues de l’ancien président Hafez Al-Assad, le père de l’actuel chef de l’Etat.

Dans le centre de Damas, paralysé par les embouteillages, les habitants se sont précipités devant les distributeurs bancaires pour retirer de l’argent, alors qu’un vent de panique d’une rare intensité s’emparait de la ville, ont dit plusieurs habitants à l’AFP. D’autres ont raconté qu’ils avaient tenté de trouver de la nourriture ou des médicaments pendant que les magasins fermaient.

Des rumeurs selon lesquelles le président Bachar Al-Assad, vu en public pour la dernière fois dimanche dernier, avait pris la fuite ont ajouté à l’anxiété générale, malgré le démenti de ses services. Les forces de sécurité et l’armée étaient déployées dans le quartier de Mezzeh, où sont installées les ambassades, les bureaux des Nations unies et ceux des services de sécurité.