L’Egypte a remis à la délégation israélienne venue aux négociations au Caire une liste de 30 otages qui répondent aux critères humanitaires et qui devraient être libérées lors de la première phase de l’accord en cours de négociation, a rapporté mercredi matin le journal libanais Al-Akhbar, affilié au Hezbollah.

Selon un responsable égyptien cité par le journal, la réunion à laquelle a participé la délégation israélienne a porté sur la formulation d’un cessez-le-feu de 60 jours en échange de la libération de 30 otages israéliens. Les otages inclus dans la liste “répondent aux critères humanitaires établis, notamment des hommes de plus de 50 ans et ceux ayant un problème de santé grave”.

IDF SpokespersonTroupes israéliennes dans la bande de Gaza, décembre 2024IDF Spokesperson

“L’identité des autres otages qui seront libérés sera convenue entre les parties pendant la période de cessez-le-feu – à condition qu’Israël n’attaque pas Gaza et que le Hamas n’attaque pas les forces israéliennes dans la bande de Gaza”, poursuit l’article. “Il a également été rapporté que la délégation israélienne devrait fournir sa réponse aux responsables égyptiens, “se basant sur l’espoir que le cessez-le-feu entrera en vigueur à la fin de la semaine prochaine ou au début de la semaine d’après”.

Mardi, le chef du Shin Bet, Ronen Bar, et le chef d’état-major de Tsahal, Herzi Halevi, se sont rendus au Caire, où ils ont rencontré de hauts responsables égyptiens et discuté avec eux des négociations d’accord ainsi que d’autres questions brûlantes. La visite a eu lieu à un moment où les responsables israéliens estiment qu’un accord avec le Hamas peut être conclu, même si aucune avancée n’a encore été réalisée.

IDF Spokesperson's UnitLe chef d’état-major de Tsahal Herzi Halevi et le chef du Shin Bet Ronen BarIDF Spokesperson’s Unit

Ces derniers jours, les discussions entre Israël et les médiateurs dans les négociations pour un accord avec le Hamas se sont intensifiées. Cependant, les réunions du chef du Shin Bet et du chef d’état-major n’ont pas constitué une reprise officielle des contacts pour l’accord d’otages et un cessez-le-feu à Gaza. Lors de ces entretiens d’autres questions ont surgi comme la question de l’après-guerre dans la bande de Gaza et les questions de sécurité qui nécessitent une coopération avec l’Égypte.