>Selon les informations de France Inter, le ministère de l’Intérieur n’a pas de recours juridiques possibles.
Ça me parait délirant de passer un marché avec un boite qui te dit 3 ans après qu’ils font de la merde et que le projet ne va nulle part et se retrouver comme des cons sans aucun recours.
>pour remplacer l’actuel logiciel de rédaction des plaintes (LRP) qui est obsolète, peu intuitif et constitue un véritable repoussoir pour les agents
Je n’aurais pas dit mieux.
Ça fait pas plusieurs fois qu’il y a une couille dans un projet de l’État avec Cap Gemini ?
> un marché a été passé avec la société Capgemini pour le développer
Je ne vois rien à ajouter.
Capgemini, cabinet de conseil “prestigieux”
je n’ai pas les mots
Punaise ste loose quand même !!!
Et c’est une bonne situation ça, scribe ?
Petit retour de terrain, pour la première fois en 17 ans la police vient de déployer un logiciel à peu près pratique, sans être parfait il y a une énorme évolution avec la nouvelle main courante informatisée. On gagne un temps certain sur le travail administratif.
À l’inverse la numérisation de la procédure pénale par le logiciel lrppn est une abomination totale. On perd plus de temps à signer numériquement et numériser des documents qu’à rédiger la procédure en elle-même.
Ayant travaillé avec capgemini sur un projet Airbus, c’est une pile de meeting et décisions inutile car les mecs n’ont aucune communication entre les équipes ni idées des compétences nécessaires sur un projet.
Ils ont du dépenser 100k€ a me former et me balader dans la France pour une compétence dont je n’ai jamais eu besoin car une autre équipe se chargeait de ça. Au final j’ai perdu 8 mois avant de changer de boîte car les mecs venait de commencer le projet mais on ne savait toujours pas ce qu’on était censé faire concrètement
Mon avis que quelques soit le prestataire ça pourrait partir en couille. Pour mener un projet a terme, il faut au moins qu’il y ai un coeur solide qui sera présent tout du long. Que les discussions pour recueillir les informations nécessaires du point de vue légal du fonctionnement des plaintes, soient efficaces. Que le management ne mette pas tout en priorité. Bref, ça fonctionne qu’avec des équipes internes au ministère/ l’institut associée.
La dedans, je vois très bien des équipes sans connaissance du système de plainte, qui n’auraient pas le temps de se former avant, car le management veut que le logiciel débute + les équipes de devs ont même pas eu le temps de bien se plonger dans le dossier de l’appel d’offre. Qui doivent trouver les informations en même temps, mais avec personne au ministère capable de répondre rapidement et efficacement à leurs interrogations…
Je dis peut être n’importe quoi. Mais à mon avis, n’importe quelle personne, même débutante, si elle a une liste parfaitement défini de tâche a effectuer, devrait être capable d’avancer a un rythme régulier.
12 millions a la poubelle, c’est juste la preuve que le projet se fait saboter continuellement par une mauvaise gestion.
On peut certes facilement blâmer le prestataire mais est-ce entièrement sa faute ? Posons-nous ensemble, si vous le voulez bien, quelques questions :
* N’a-t-il pas été contraint – via l’appel d’offre – à respecter un cahier des charges “imbitable” et irréalisable rédigés par nos chers technocrates issus de nos grandes écoles d’administration ? Souvenez-vous de ce disait Coluche – putain de camion – à propos des technocrates : “Un technocrate, c’est un mec qui, quand il a fini de répondre à ta question, tu ne sais plus la question que tu as posé”.
* L’existant et l’analyse de l’existant a-t-elle été faite avant ? Il y a grande règle toujours valable quand on veut informatiser quelque chose qui ne l’est pas : On optimise d’abord ce qui “marchotte” plus ou moins bien grâce aux actions humaines, et seulement après on informatise.
*/Mode lieu commun ON*
* A-t-on pris en compte tous les éléments tels que “les policiers ne savent saisir qu’avec 2 doigts, 1 pour chaque main” ? Attention, ne vous méprenez pas, je sais fort bien que les policiers ont d’autres doigts, comme celui qui sert à appuyer sur la détente (mais seulement sur une main celui-là) et un autre pour se curer le nez (sur les 2). Mais on peut citer aussi “il ne faut pas oublier le faire une jonction pour la saisie du formulaire CERFA xxxx, sans pour autant oublier le CERFA yyyy”.
*/Mode Lieu commun OFF*
*/Mode Ironie ON*
Alors oui, le prestataire a empoché le pognon, mais peut-on l’en blâmer vraiment ? Il faut bien payer les dev’ indiens et rémunérer les actionnaires.
*/Mode Ironie OFF*
​
“Faut pas juger l’ours avant que la rose ne soit desclose, ou sinon tu seras dans l’embarra, quand l’hiver sera venu”, comme dit le poète
*(N.D.L.R. : vous voudrez bien excuser la traduction quelque peu approximative de l’auteur, car une traduction du texte original en grec ancien vers le latin, puis vers le français moderne n’est point un exercice quotidien pour lequel il est rompu).*
C’est courant en informatique, c’est juste que ça atteint rarement les news. Quand on construit une maison, on a ~100% de chance de succès. Quand on fait un projet info, c’est plutôt autour de 50%.
En deuxième année de master informatique et cherchant un stage, j’me disais que j’allais contacté Capgemini…
14 comments
tl/dr : Capgemini
>Selon les informations de France Inter, le ministère de l’Intérieur n’a pas de recours juridiques possibles.
Ça me parait délirant de passer un marché avec un boite qui te dit 3 ans après qu’ils font de la merde et que le projet ne va nulle part et se retrouver comme des cons sans aucun recours.
>pour remplacer l’actuel logiciel de rédaction des plaintes (LRP) qui est obsolète, peu intuitif et constitue un véritable repoussoir pour les agents
Je n’aurais pas dit mieux.
Ça fait pas plusieurs fois qu’il y a une couille dans un projet de l’État avec Cap Gemini ?
> un marché a été passé avec la société Capgemini pour le développer
Je ne vois rien à ajouter.
Capgemini, cabinet de conseil “prestigieux”
je n’ai pas les mots
Punaise ste loose quand même !!!
Et c’est une bonne situation ça, scribe ?
Petit retour de terrain, pour la première fois en 17 ans la police vient de déployer un logiciel à peu près pratique, sans être parfait il y a une énorme évolution avec la nouvelle main courante informatisée. On gagne un temps certain sur le travail administratif.
À l’inverse la numérisation de la procédure pénale par le logiciel lrppn est une abomination totale. On perd plus de temps à signer numériquement et numériser des documents qu’à rédiger la procédure en elle-même.
Ayant travaillé avec capgemini sur un projet Airbus, c’est une pile de meeting et décisions inutile car les mecs n’ont aucune communication entre les équipes ni idées des compétences nécessaires sur un projet.
Ils ont du dépenser 100k€ a me former et me balader dans la France pour une compétence dont je n’ai jamais eu besoin car une autre équipe se chargeait de ça. Au final j’ai perdu 8 mois avant de changer de boîte car les mecs venait de commencer le projet mais on ne savait toujours pas ce qu’on était censé faire concrètement
Mon avis que quelques soit le prestataire ça pourrait partir en couille. Pour mener un projet a terme, il faut au moins qu’il y ai un coeur solide qui sera présent tout du long. Que les discussions pour recueillir les informations nécessaires du point de vue légal du fonctionnement des plaintes, soient efficaces. Que le management ne mette pas tout en priorité. Bref, ça fonctionne qu’avec des équipes internes au ministère/ l’institut associée.
La dedans, je vois très bien des équipes sans connaissance du système de plainte, qui n’auraient pas le temps de se former avant, car le management veut que le logiciel débute + les équipes de devs ont même pas eu le temps de bien se plonger dans le dossier de l’appel d’offre. Qui doivent trouver les informations en même temps, mais avec personne au ministère capable de répondre rapidement et efficacement à leurs interrogations…
Je dis peut être n’importe quoi. Mais à mon avis, n’importe quelle personne, même débutante, si elle a une liste parfaitement défini de tâche a effectuer, devrait être capable d’avancer a un rythme régulier.
12 millions a la poubelle, c’est juste la preuve que le projet se fait saboter continuellement par une mauvaise gestion.
On peut certes facilement blâmer le prestataire mais est-ce entièrement sa faute ? Posons-nous ensemble, si vous le voulez bien, quelques questions :
* N’a-t-il pas été contraint – via l’appel d’offre – à respecter un cahier des charges “imbitable” et irréalisable rédigés par nos chers technocrates issus de nos grandes écoles d’administration ? Souvenez-vous de ce disait Coluche – putain de camion – à propos des technocrates : “Un technocrate, c’est un mec qui, quand il a fini de répondre à ta question, tu ne sais plus la question que tu as posé”.
* L’existant et l’analyse de l’existant a-t-elle été faite avant ? Il y a grande règle toujours valable quand on veut informatiser quelque chose qui ne l’est pas : On optimise d’abord ce qui “marchotte” plus ou moins bien grâce aux actions humaines, et seulement après on informatise.
*/Mode lieu commun ON*
* A-t-on pris en compte tous les éléments tels que “les policiers ne savent saisir qu’avec 2 doigts, 1 pour chaque main” ? Attention, ne vous méprenez pas, je sais fort bien que les policiers ont d’autres doigts, comme celui qui sert à appuyer sur la détente (mais seulement sur une main celui-là) et un autre pour se curer le nez (sur les 2). Mais on peut citer aussi “il ne faut pas oublier le faire une jonction pour la saisie du formulaire CERFA xxxx, sans pour autant oublier le CERFA yyyy”.
*/Mode Lieu commun OFF*
*/Mode Ironie ON*
Alors oui, le prestataire a empoché le pognon, mais peut-on l’en blâmer vraiment ? Il faut bien payer les dev’ indiens et rémunérer les actionnaires.
*/Mode Ironie OFF*
​
“Faut pas juger l’ours avant que la rose ne soit desclose, ou sinon tu seras dans l’embarra, quand l’hiver sera venu”, comme dit le poète
*(N.D.L.R. : vous voudrez bien excuser la traduction quelque peu approximative de l’auteur, car une traduction du texte original en grec ancien vers le latin, puis vers le français moderne n’est point un exercice quotidien pour lequel il est rompu).*
C’est courant en informatique, c’est juste que ça atteint rarement les news. Quand on construit une maison, on a ~100% de chance de succès. Quand on fait un projet info, c’est plutôt autour de 50%.
En deuxième année de master informatique et cherchant un stage, j’me disais que j’allais contacté Capgemini…