Le fait est qu’un village de 500 habitants, c’est chiant. Tu as une boulangerie, un café, et point barre. Les gens s’étalent sur un hammeau tout les 3km du coup il faut des bagnoles pour aller partout, les coûts d’infrastructure sont énorme pour la collectivité, l’isolement social est important, le marché de l’emploi douteux. Ce qu’il faut, c’est essayer de consolider les villes, et de les densifier, pour arriver à des entités indépendanteset suffisantes, sans tomber dans la mégamétropole de sa race.
Une fois que ta ville à quelques bars et resto différents, un ciné ou deux, équipements sportifs, une vie culturelle, etc, on s’en bat les noix de multiplier ce chiffre par 10. Perso j’habite à coté de Paris, la production culturelle (et le nombre de bars, etc) est 200 fois supérieure à celle qui est nécéssaire/utile pour satisfaire mes envies. Collez moi 50khab à 3khab/km² avec un bon design des espaces et transports publics, et roulez jeunesse.
Mais ça va être difficile tant qu’on continue à vendre le bagnole-pavillon bouygues-bibiche-labrador et 2,3 enfants collés à la TV en banlieue dortoir comme un modèle parfait.
Je ne vois pas pourquoi partir serait mal. Ils doivent vivre leur vie et être libre de leur choix.
J’ai grandit à la campagne et au milieu des bouseux décrits dans la partie gratos de cet article. Je n’étais pas malheureux, mais avec du recul et après fait de longues études et vécu longtemos à l’étranger, je me suis rendu compte au juste de tout ce que j’avais manqué. D’avoir le sentiment d’avoir vraiment vécu en “périphérie” de toutes les événements majeurs de la société. Du coup, quand ma femme, qui a grandit dans la plus grande ville du monde, me dit qu’elle ne veut pas que notre fille grandisse à la campagne, je ne peux lui donner entièrement tort… Oui, on est tranquilles à la campagne. Mais à quel prix pour les enfants, qui finissent parfois complètement déconnecté de la société dans laquelle ils vivent.
Et encore, j’ai réussi à me barrer, donc je ne suis pas trop à plaindre. Mes frères et soeurs qui sont restés dans le coin par contre. C’est un peu terrifiant de voir à quel point ils vivent complètement enfermés dans une bulle. Une capsule temporelle. Encore une fois, ils ne sont pas malheureux… pour l’instant.
Sur le sujet, je vous conseille le super bouquin de socio “Ceux qui restent – faire sa vie dans les campagnes en déclin”, de Benoît Coquard. C’est très éclairant, pertinent et utile !
J’y serais bien resté dans mon petit village tranquille de campagne mais il y avais pas trop de boulot de programmation dans la zone étrangement. Je pense tout doucement a chopper un job full remote et y retourner.
7 comments
Il faut décentraliser la france …
flair paywall
Il faut multipolariser la france.
Le fait est qu’un village de 500 habitants, c’est chiant. Tu as une boulangerie, un café, et point barre. Les gens s’étalent sur un hammeau tout les 3km du coup il faut des bagnoles pour aller partout, les coûts d’infrastructure sont énorme pour la collectivité, l’isolement social est important, le marché de l’emploi douteux. Ce qu’il faut, c’est essayer de consolider les villes, et de les densifier, pour arriver à des entités indépendanteset suffisantes, sans tomber dans la mégamétropole de sa race.
Une fois que ta ville à quelques bars et resto différents, un ciné ou deux, équipements sportifs, une vie culturelle, etc, on s’en bat les noix de multiplier ce chiffre par 10. Perso j’habite à coté de Paris, la production culturelle (et le nombre de bars, etc) est 200 fois supérieure à celle qui est nécéssaire/utile pour satisfaire mes envies. Collez moi 50khab à 3khab/km² avec un bon design des espaces et transports publics, et roulez jeunesse.
Mais ça va être difficile tant qu’on continue à vendre le bagnole-pavillon bouygues-bibiche-labrador et 2,3 enfants collés à la TV en banlieue dortoir comme un modèle parfait.
Je ne vois pas pourquoi partir serait mal. Ils doivent vivre leur vie et être libre de leur choix.
J’ai grandit à la campagne et au milieu des bouseux décrits dans la partie gratos de cet article. Je n’étais pas malheureux, mais avec du recul et après fait de longues études et vécu longtemos à l’étranger, je me suis rendu compte au juste de tout ce que j’avais manqué. D’avoir le sentiment d’avoir vraiment vécu en “périphérie” de toutes les événements majeurs de la société. Du coup, quand ma femme, qui a grandit dans la plus grande ville du monde, me dit qu’elle ne veut pas que notre fille grandisse à la campagne, je ne peux lui donner entièrement tort… Oui, on est tranquilles à la campagne. Mais à quel prix pour les enfants, qui finissent parfois complètement déconnecté de la société dans laquelle ils vivent.
Et encore, j’ai réussi à me barrer, donc je ne suis pas trop à plaindre. Mes frères et soeurs qui sont restés dans le coin par contre. C’est un peu terrifiant de voir à quel point ils vivent complètement enfermés dans une bulle. Une capsule temporelle. Encore une fois, ils ne sont pas malheureux… pour l’instant.
Sur le sujet, je vous conseille le super bouquin de socio “Ceux qui restent – faire sa vie dans les campagnes en déclin”, de Benoît Coquard. C’est très éclairant, pertinent et utile !
J’y serais bien resté dans mon petit village tranquille de campagne mais il y avais pas trop de boulot de programmation dans la zone étrangement. Je pense tout doucement a chopper un job full remote et y retourner.