Plus de 200 membres de la Croix-Rouge pourraient avoir disparu à Mayotte après le passage dévastateur du cyclone Chido, annonce mardi 17 décembre l’organisation. “Des vents atteignant 220 km/h, provoqués par le cyclone Chido, ont dévasté le territoire français d’outre-mer de Mayotte. On craint que plus de 200 membres de la Croix-Rouge soient portés disparus”, écrit la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR) sur X. Trois jours après le passage du cyclone, la situation est toujours dramatique sur l’archipel. Le dernier bilan, très provisoire, fait état de 21 morts mais les autorités redoutent des centaines, voire des milliers de victimes. Suivez notre direct.
Un couvre-feu nocturne instauré. Une interdiction de sortie et de circulation va être mise en place dans l’archipel entre 22 heures et 4 heures pour éviter des pillages, a annoncé le ministère de l’Intérieur, confirmant une information de BFMTV. Lundi soir, Bruno Retailleau avait affirmé que cette mesure pourrait être actionnée par le préfet “dès qu’il le jugera[it] nécessaire”.
Pour Bruno Retailleau, la “question migratoire” doit être “une priorité nationale”. “On ne pourra pas reconstruire Mayotte sans traiter, avec la plus grande détermination, la question migratoire”, a déclaré le ministre démissionnaire de l’Intérieur, appelant à ériger en “priorité nationale” le vote d’une loi pour que “la France reprenne le contrôle de son immigration”. Un appel jugé “indécent” par le patron du PS, Olivier Faure, “parce que le temps est au recueillement quand tout n’est que désolation sur l’archipel de Mayotte”.
Un risque d’épidémies et de “famine”. La priorité est d’assurer les “besoins vitaux” des habitants en eau et en nourriture, a estimé Bruno Retailleau, décrivant un archipel “totalement dévasté”. “On risque une crise sanitaire”, a alerté Ben Issa Ousseni, le président du conseil départemental, sur la chaîne Mayotte La 1ère. En plus des possibles épidémies, il a évoqué “un risque de famine”, aggravé par l’anéantissement des productions agricoles locales, au premier rang desquelles les bananeraies.
Un deuil national bientôt déclaré. “Face à cette tragédie qui bouleverse chacun de nous, je décréterai un deuil national”, a annoncé Emmanuel Macron, lundi soir, après une réunion gouvernementale de crise. Le chef de l’Etat a fait savoir qu’il irait “dans les prochains jours” à Mayotte “en soutien” à la population et à toutes les personnes mobilisées. Le Premier ministre, François Bayrou, a également promis de se rendre sur place “sur le thème de la reconstruction”.
Une soirée de soutien sur France 2 mardi. France Télévisions diffusera une “grande soirée de soutien et de solidarité” à partir de 20h50 en réponse à la “situation d’urgence touchant l’archipel de Mayotte”. Cette mobilisation “pour la reconstruction et l’aide aux populations dévastées” se fera “dans le cadre de l’appel à la solidarité orchestré par la Fondation de France”, selon l’entreprise.