Les conditions “ne sont pas réunies pour l’instant” pour une entrée de LR au gouvernement, a affirmé le ministre démissionnaire de l’Intérieur, Bruno Retailleau, mercredi 18 décembre, avant de rencontrer François Bayrou à 9h30. Le Premier ministre s’est rendu à l’Elysée à deux reprises, mardi, pour évoquer avec Emmanuel Macron la composition de sa future équipe. “J’espère qu’on va réussir à aller vite” et finaliser le gouvernement “dans quelques jours”, a-t-il affirmé en milieu d’après-midi. Le président des députés du MoDem, Marc Fesneau, très proche de François Bayrou, a évoqué, mercredi, sur TF1, “des échanges très avancés” et le “besoin que les équipes puissent se constituer dans les ministères avant Noël”. Suivez la journée politique dans notre direct.

• Le défilé des partis se poursuit à Matignon. François Bayrou poursuit ses consultations des groupes parlementaires, mercredi. Il doit recevoir des représentants du Parti radical à 11 heures et du parti UDR d’Eric Ciotti à midi, avant d’enchaîner sur les sénateurs du groupe macroniste à 14h30 et ceux du groupe centriste RDSE à 15h30. 

• Le RN agite la menace de la censure. Le vice-président du Rassemblement national Sébastien Chenu a menacé, mercredi, François Bayrou de censure “tôt ou tard” si ce dernier “ne tient pas compte des erreurs qu’a pu commettre Michel Barnier, tant sur la forme que sur le fond” dans la confection de son budget.

• La “loi spéciale” arrive au Sénat. Le texte budgétaire soumis en urgence après la censure du gouvernement Barnier entre dans sa dernière ligne droite au Parlement, avec un vote sans suspense attendu au Sénat. L’Assemblée nationale l’a adopté à l’unanimité, lundi, et, sauf immense surprise, à partir de 14h30, le Sénat l’approuvera à son tour sans le modifier, ce qui mettra fin à son parcours parlementaire et permettra sa promulgation in extremis avant le 31 décembre.

François Bayrou promet de se rendre à Mayotte. “Dès l’instant que le président de la République aura quitté [Mayotte], que le gouvernement sera formé, j’irai évidemment pour mobiliser la totalité des moyens de l’Etat”, a assuré mardi soir le Premier ministre, critiqué pour avoir présidé lundi soir le conseil municipal de Pau après s’être contenté de suivre en visioconférence une réunion de crise sur Mayotte. Emmanuel Macron est attendu jeudi dans l’archipel.