Le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a fermement condamné jeudi les frappes aériennes israéliennes en Syrie, les qualifiant de violations de la souveraineté et de l’intégrité territoriale du pays. Cette prise de position intervient alors qu’Israël a lancé une vaste campagne militaire depuis la chute du régime Assad le 8 décembre, visant à détruire les capacités stratégiques syriennes pour éviter qu’elles ne tombent aux mains d’éléments hostiles.

“La souveraineté, l’unité territoriale et l’intégrité de la Syrie doivent être pleinement restaurées, et tous les actes d’agression doivent cesser immédiatement”, a déclaré Guterres devant la presse. Il s’est particulièrement inquiété de la présence militaire israélienne dans la zone tampon du Golan, établie en 1974 : “Soyons clairs : aucune force militaire autre que les Casques bleus de l’ONU ne devrait être présente dans la zone de séparation, point final.”

Israël, qui a pénétré dans cette zone tampon quelques heures après la prise de Damas par les rebelles, affirme qu’il s’agit d’une mesure défensive temporaire, nécessaire jusqu’à ce que la sécurité de sa frontière soit garantie.

Le Secrétaire général a également annoncé la nomination de l’avocate mexicaine Karla Quintana à la tête de l’Institution indépendante sur les personnes disparues en Syrie. Une mission cruciale alors que la Commission internationale pour les personnes disparues de La Haye a identifié jusqu’à 66 sites potentiels de fosses communes non vérifiés en Syrie, avec plus de 150 000 personnes considérées comme disparues selon diverses organisations.

Guterres a souligné que l’ONU reste focalisée sur la facilitation d’une transition politique “inclusive, crédible et pacifique” en Syrie, tout en s’efforçant d’acheminer l’aide humanitaire nécessaire face à l’une des plus grandes crises humanitaires mondiales.