Par Fabrice Alves-Teixeira

Grâce à des vues par satellite en haute résolution du chantier du Canal Seine-Nord Europe, capturée par les satellites Pléiades, le chantier est suivi de façon très précise, et en temps réel.

Le Canal Seine-Nord Europe (CSNE), infrastructure destinée à relier la Seine au réseau fluvial européen du nord, dévoile les innovations technologiques qui entourent son chantier. Grâce à l’imagerie satellite et à l’intelligence artificielle, la SCSNE veut révolutionner le pilotage des travaux.

L’imagerie satellite au service de la précision

Pour répondre à ses objectifs ambitieux de durabilité, la SCSNE a adopté des technologies avancées d’observation terrestre. En collaboration avec le CNES, Airbus et la start-up DISAITEK, la société utilise l’imagerie satellite comme outil stratégique. Les satellites Pléiades, situés à près de 700 kilomètres d’altitude, produisent des images à très haute résolution. Ces données, récupérées via la plateforme DINAMIS, permettent de suivre le chantier en temps réel.

Une première pour un chantier de ce type

«Nous cherchons à être toujours plus efficients et réactifs dans le suivi des chantiers. L’utilisation des données d’observation de la Terre par satellite est une première pour un chantier d’infrastructure linéaire» souligne Franck Rousseau, directeur Terrassement et Innovation à la SCSNE. Cette technologie offre une précision sans précédent, explique la Société du canal, pour surveiller les impacts sur le territoire et ajuster les travaux en conséquence.
Pour exploiter ces images, la start-up DISAITEK met en œuvre des techniques avancées d’intelligence artificielle. Après un premier traitement par l’Institut Géographique National (IGN), les données sont analysées pour produire des informations exploitables. Cette démarche permet notamment de :

Cartographier les boisements et les haies

Suivre les opérations de déboisement,

Monitorer les terrassements,

Évaluer précisément l’avancement des ouvrages.

Grâce à ces analyses, la SCSNE peut optimiser les délais, les coûts, et réduire les impacts environnementaux liés aux travaux, explique-t-elle. «Cette dynamique ouvre une nouvelle ère au suivi des projets de construction et de leurs impacts sur le territoire», précise Franck Rousseau.
L’utilisation combinée de l’imagerie satellite et de l’IA ne se limitera sans doute pas au Canal Seine-Nord Europe. Ces technologies offrent des perspectives prometteuses pour la gestion d’infrastructures complexes, notamment la surveillance des ouvrages hydrauliques, la sécurité des barrages, ou encore la prévention des risques environnementaux.