l’essentiel
Le troisième ligne a fêté son 200e match avec le CO, samedi dernier, lors de la défaite face à l’UBB (3-13). L’occasion de s’intéresser au rôle et missions du capitaine castrais, qui fait l’unanimité sur comme en dehors des terrains.

Quand on pense au Castres Olympique, son image vient rapidement à l’esprit tant il en est un des symboles. De par sa longévité, forcément. Lui qui vient d’honorer son 200e match sous le maillot olympien, ce samedi 21 décembre contre l’UBB (3-13). Mais aussi parce qu’il est en le capitaine emblématique. Celui qui a officiellement succédé à la légende Rodrigo Capo Ortega au coup d’envoi de l’exercice 2019/2020, même si son premier capitanat remonte à septembre 2017 lors d’un voyage à Pau.

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À l’époque, le troisième ligne venait de souffler ses 24 bougies et avait déjà cette âme de leader. C’est entre autres pour cela que Christophe Urios, qui l’avait promu vice-capitaine, lui avait confié le brassard. “J’ai toujours eu ce leadership chez les jeunes. En dehors du terrain, je peux parler, faire le con, rigoler, c’est mon caractère, affirme le flanker aux 31 printemps. Mais sur le terrain, ma nature ressurgit. J’aime encourager, entraîner les autres avec moi. Je donne tout pour mes coéquipiers”.

Son engagement, à l’entraînement comme en match, est loué par tous. “Il donne 200 % de ce qu’il peut donner. C’est un repère important dans l’intensité, assure Baptiste Delaporte. Ce que je trouve difficile dans le rôle de capitaine, c’est de garder la même énergie tous les jours. C’est hyper énergivore. Il faut donner l’exemple tous les jours et Mathieu est très fort dans ça.” Le Tarnais souligne son calme, lorsque le bateau tangue, ou encore sa positivité dans ses prises de parole, même quand le navire prend l’eau. Mais aussi sa capacité à gérer “les leaders autour de lui car être capitaine, ce n’est pas diriger seul.”

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“Quand il parle, il est écouté”

“Quand tout roule, le job est facile. Mais quand tu es mal classé, c’est plus dur et il faut avoir les épaules pour faire face à tout ça. Le téléphone sonne plus de fois, ça peut être le président, les dirigeants, le staff,… “, lâche celui que l’on pourrait surnommer “capitaine courage”. Car il n’est pas du genre à ménager ses efforts ou encore à s’échapper sur le terrain. Mais aussi en dehors. Quand “ça barde”, c’est souvent lui qui est envoyé aux médias.

Son bagou lui est bien utile dans ces moments, comme dans les vestiaires. “Il est très fort pour rassembler les troupes, mettre tout le monde sur le même chemin. Quand il parle, il est écouté”, assure Baptiste Cope. Et pourtant, “Bab’s” assure ne préparer aucun discours. “Je pense à rien, ça sort naturellement”, lâche le troisième ligne charismatique, aussi proche des anciens que des plus jeunes, qu’il s’attache à intégrer au mieux. “La transmission est hyper importante et ça fait partie de mon rôle,” souligne-t-il.

 

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Dans le vestiaire, l’international français (5 sélect.) fait l’unanimité et est proche de toutes les générations. “Mathieu est facile à approcher, il arrive à parler d’autre chose que du rugby, il sait quand il faut décrocher et quand il faut être très sérieux, confie Feibyan Tukino. Il a été le premier joueur à venir vers moi quand je suis arrivé dans le groupe pro. Il m’encourageait beaucoup, me mettait en confiance avant les matchs en me disant de faire ce que je savais faire, qu’il serait derrière moi. Je m’en souviendrai toujours.”

“Quand j’étais jeune, je voulais devenir comme lui. Il m’a beaucoup aidé au début. Je me rappelle de mon premier match contre Newcastle. Il ne jouait pas mais il était venu soutenir les jeunes. Ça m’avait marqué”, lâche Baptiste Cope. “J’aime être proche des mecs. Ce qui m’importe, une fois que je serai parti, c’est que chaque mec que j’ai côtoyé puisse dire : “Bab’s, c’était un bon mec et il a toujours été là pour moi”. Si c’est le cas, mon rôle a été rempli.” C’est très bien parti.