Sept ans après Mon garçon, Mélanie Laurent retrouve Guillaume Canet dans Le Déluge, drame réalisé par le cinéaste italien Gianluca Jodice qui évoque l’arrestation et l’emprisonnement de Marie-Antoinette et de Louis XVI, en août 1792 à la tour du Temple, quelques mois avant leur exécution.

Pour la comédienne de 41 ans qui est également scénariste et réalisatrice (Plonger, Le Bal des folles, Voleuses et récemment Libre), incarner les derniers jours d’un personnage aussi controversé et complexe lui a permis de montrer une autre facette, différente des nombreuses Marie-Antoinette incarnées depuis longtemps au cinéma. Explications.

Le Point : Avant de porter la perruque poudrée de Marie-Antoinette, quels ont été vos repères, vos lectures ?

Mélanie Laurent : J’ai lu la biographie de Stefan Zweig qui m’a beaucoup nourrie pour concevoir le rôle. L’écrivain raconte la vie de Marie-Antoinette, de sa naissance jusqu’à sa mort, et sonde l’âme de cette reine admirée ou haïe mais qui, face à son destin tragique, se révèle à elle-même et finit par se racheter.

Avez-vous vu les autres Marie-Antoinette interprétées notamment par Michèle Morgan, Diane Kruger et Kirsten Dunst ?

Bien sûr. Mais j’étais contente de savoir que, par rapport aux autres films, Le Déluge ouvrait une nouvelle page en abordant la fin de sa vie. Ce qui enlevait quand même le sentiment désagréable de devoir refaire quelque chose qui a déjà été très bien fait. Au moins, il y a la possibilité d’une autre inter […] Lire la suite