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le Japon va-t-il lancer un "Otan asiatique" ?
NNATO

le Japon va-t-il lancer un “Otan asiatique” ?

  • 2024-12-31

Depuis deux décennies, le Japon a misé sur son « soft power » pour se tailler sa place dans le concert mondial. Mais l’influence culturelle étant à la fois limitée dans sa portée et difficilement mesurable, le pays prend désormais la voie d’une militarisation de plus en plus décomplexée… et d’une nouvelle alliance régionale.

Depuis une vingtaine d’années, le Japon cherche à séduire en utilisant la « diplomatie du manga », s’attirant dans le monde l’engouement pour le cool Japan couplée sans doute aussi avec le fait que la Chine l’a remplacé dans le rôle du « méchant ».

Mais si son influence culturelle est certaine, elle fait l’objet en Asie d’une sévère concurrence avec la K-Pop coréenne organisée pour une production à la chaîne. Et surtout, cette influence culturelle, ce soft power, est difficile à mesurer en terme géopolitique. On en revient donc à ce qui est plus net, le hard power.

De ce côté-là, longtemps contraint par l’article 9 de sa constitution pacifiste, le Japon accélère vers une militarisation de plus en décomplexée. Ainsi, les FAD (forces d’auto-défense) ont peu à peu, au fil des années, vu leurs limites constitutionnelles se desserrer, autorisées qu’elles sont désormais à participer à des opérations internationales en cas de crises menaçant la sécurité du Japon. Celui-ci se donne le droit à « l’auto-défense » et donc d’acquérir des capacités offensives afin de contre-attaquer en territoire ennemi des cibles qui menaceraient le Japon. Le budget accordé à la défense devrait doubler dans les cinq prochaines années pour atteindre le seuil de 2% de son PIB ce qui placerait en 2027 le Japon au troisième rang pour son budget militaire, derrière les Etats-Unis et la Chine.

Obsession hiérarchique

Il s’agit ni plus ni moins de se réarmer afin de poursuivre deux objectifs : assurer sa sécurité et se faire reconnaître comme puissance. Banal que cette quête de sécurité mais devant la montée en puissance de la Chine et de la Corée du Nord, devant l’inconnu des Etats-Unis, le Japon pense de plus en plus à prendre davantage son destin en main.

Ne cherchant en aucun cas à agir dans le monde, baignant depuis des siècles dans une culture confucéenne où tout est basée sur la hiérarchie, le Japon cherche à se faire reconnaître à une place d’honneur dans le monde. Cette obsession hiérarchique lui a fait commettre les pires crimes contre la Corée lorsque celle-ci tentait de résister à sa colonisation et surtout contre la Chine qui a opposé une farouche résistance aux troupes impériales dans le conflit qui a opposé les deux pays de 1931 (bien que la guerre ne fût déclarée qu’en 1937) à 1945, chose proprement impensable dans l’ordre du monde où chacun doit se tenir à sa juste place.

À LIRE AUSSI : Au Japon, une île “des navires de guerre” complètement abandonnée

Cette obsession du rang se vérifie dans l’appétence du Japon pour l’organisation de grandes manifestations internationales dont il est particulièrement friand et explique sa volonté toujours réitérée d’obtenir un siège permanent au conseil de sécurité des Nations-Unies même si cela ne lui permettrait pas d’accroître son poids réel dans le monde.

Des priorités mais…

Dans l’immédiat (et comment en irait-il autrement ?), le Premier ministre Shigeru Ishiba a mis ses pas dans ceux de ses prédécesseurs en accordant sa priorité à Washington et Séoul. Mais Shigeru Ishiba a promis devant l’insistance des habitants d’Okinawa – lesquels voudraient que la plus grande base militaire américaine en dehors du territoire des États-Unis, s’installe ailleurs, loin de chez eux – d’essayer d’établir une base d’entrainement des forces d’autodéfense japonaise directement sur le sol américain ce qui réglerait une partie du problème et permettrait un meilleur entrainement des soldats japonais.

À LIRE AUSSI : Un enfant japonais poignardé à mort : entre la Chine et le Japon, un fait divers (re)met le feu aux poudres…

Pour aller plus loin encore et alors qu’un fort doute s’instille sur la fiabilité du partenaire américain seul à défendre l’archipel, le Premier ministre, face aux menaces sécuritaires en Asie de l’Est, rêve de plus en plus à une organisation qui serait la copie de celle de l’OTAN mais version asiatique. Ishiba insiste depuis longtemps sur une alliance, sur le modèle du réseau, qui pourrait renforcer la solidarité entre pays partageant les mêmes valeurs, les mêmes idées avec les États-Unis.

En somme, cet ambitieux projet s’appuierait sur des alliances qui ont récemment vu le jour dans la région, comme le QUAD (dialogue quadrilatéral pour la sécurité entre Les Etats-Unis, le Japon, l’Australie et la Nouvelle Zélande), ou le système de défense tripartite Japon-Etats-Unis-Corée du Sud, ou encore mais ancien, l’ANZUS (pacte militaire d’alliance signé en 1951 entre l’Australie, la Nouvelle Zélande et les Etat-Unis).

Depuis l’élection de Trump, le Japon se prend à redouter cette seule alliance bilatérale qui l’assujettit complètement aux Etats-Unis, ne lui laissant guère de marge de manœuvre.

Vers un nouveau cadre ?

Il est alors peut-être temps pour lui de s’interroger sérieusement sur un potentiel cadre de sécurité multilatéral en Asie de l’Est. Shii Kazuo, le chef historique du Parti communiste avait fait l’éloge en avril 2024 de l’ASEAN qui dans une Asie du Sud-Est marquée par de nombreuses rivalités et divisions, aurait joué un rôle considérable dans la stabilité de l’ordre régional et d’appeler dans la foulée les acteurs en Asie du Nord-Est à suivre cet exemple d’alliance multilatérale.

Dans ce contexte et dans celui d’un flou entourant l’implication des États-Unis en Asie de l’Est, le Japon face à une Corée du Nord et une Chine nucléaire, devrait réfléchir de façon plus large et essayer de mettre en place un OTAN asiatique. Mais pour cela, il faudrait que Tokyo reconnaisse une bonne fois pour toute les rudes traitements auxquels il a soumis nombre de peuple pendant la guerre en Chine et dans le Pacifique.

Et plus difficile encore, qu’il essaie de s’extraire d’une vision autocentrée, arc-boutée sur ses seuls intérêts, et commence au contraire à se soucier réellement des autres pays. Qu’il s’agisse de ceux de son voisinage et même, petit à petit, ou qu’il se mette à développer une vision mondiale – ce qui n’est, il est vrai, absolument pas dans sa nature – qui lui permettrait de se faire entendre par-delà les frontières.

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