Le 1er janvier, beaucoup de gens se remettent de l’ivresse et restent à la maison. Ce n’est pas le cas de Guy Bertemes. Ce nageur et sportif de l’extrême commence la nouvelle année par un rituel inhabituel: un bain dans le lac froid de la Haute-Sûre.
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«En Allemagne ou en Scandinavie, de telles traditions existent depuis longtemps», rapporte le sportif. Là-bas, les irréductibles se rendent chaque année dans la mer du Nord ou la mer Baltique pour se baigner en hiver. Un véritable engouement s’est développé à partir de là. Au Luxembourg, on ne ressent rien de tout cela, du moins pas encore. «Nous avons commencé il y a cinq ans, mais nous voulons en faire une tradition», confie Guy Bertemes dans un entretien avec le Luxemburger Wort.
Une discipline aux nombreux avantages selon le sportif
Les participants ne nageraient toutefois pas vraiment. «C’est plutôt une brève immersion», décrit le sportif de l’extrême, qui ajoute: «nous n’entrons dans l’eau froide que pour quelques minutes».
Guy Bertemes est néanmoins convaincu de l’efficacité de cette méthode. «Il y a un débat controversé sur le fait de savoir si cela a vraiment des avantages pour la santé. Je ne suis pas médecin et ne peux pas répondre à cette question. Mais c’est en tout cas une sensation agréable. On sent littéralement comment le corps est irrigué et on s’expose aux éléments, on ressent la nature. L’air pur et frais et la sensation de l’eau froide sur la peau provoquent une poussée d’adrénaline unique
La température de l’eau du lac de barrage était de 5,7°C le mercredi 1er janvier. © PHOTO: DR
Mais le sportif apprécie aussi de se retrouver avec des personnes partageant les mêmes idées. Mercredi, ils n’étaient toutefois que cinq à prendre un bain d’hiver à Lultzhausen. «C’était un petit groupe. Certains ont sans doute préféré faire la fête plus longtemps le soir du Nouvel An», plaisante le nageur.
Les bains de glace sont-ils dangereux?
Mais les bains de glace sont-ils réservés aux sportifs extrêmes endurcis? Non, répond l’expert, aussi bien les nageurs professionnels que les débutants peuvent y participer. «Mardi, par exemple, une femme qui n’avait jamais fait cela de sa vie y a participé. Elle a aimé ça.»
L’immersion constitue le plus grand défi, selon Guy Bertemes. «Je ne dirais pas que c’est dangereux. Mais il faut faire attention à certaines choses. Il est surtout important d’entrer lentement dans l’eau», explique l’adepte, qui a encore un autre conseil à donner: «Il faut surtout faire attention à sa respiration. Il est important de ne pas avoir de souffle court et de ne pas céder à la panique en général».
Guy Bertemes a commencé la natation d’endurance en 2017. © PHOTO: Caroline Martin/LW/Archives
Bientôt une tradition au Luxembourg?
En tout cas, pour Guy Bertemes, la pratique n’a jamais été un problème. Il a déjà connu pire par le passé. «Mardi, l’eau du lac de barrage était à 5,7°C, ce n’était donc pas vraiment un bain de glace. Pour cela, il faudrait que l’eau soit à moins de cinq degrés. J’ai déjà été dans une eau qui n’avait que deux degrés. On ne le croit peut-être pas, mais ces trois degrés font une énorme différence.»
Mais quelle que soit la température réelle de l’eau, il veut continuer à organiser le bain d’hiver du Nouvel An. «Nous voulons en faire une tradition dans notre pays », affirme Guy Bertemes avec conviction.
Cet article a été initialement publié sur le site du Luxemburger Wort.
Adaptation: Megane Kambala