Bien que l’année 2024 ait été particulière pour le secteur de l’immobilier, Darianne Gavalda, à la tête de l’agence éponyme à Decazeville, tire un bilan satisfaisant du marché sur le Bassin decazevillois.

“C’était une année mitigée, comme partout en France. Mais nous ne sommes pas à plaindre au sein de l’agence.” Darianne Gavalda connaît son métier sur le bout des doigts. Installée depuis bientôt treize ans à Decazeville, elle a vu le marché de l’immobilier évoluer. “Quand j’ai ouvert mon établissement, les gens faisaient la queue jusqu’à dehors. Il y avait aussi énormément de concurrence, avec beaucoup de mandataires… Même si ça existe toujours.”

“Nous avons signé des compromis jusqu’à la fin de l’année”

Alors quand elle fait une rétrospective sur l’année qui vient de s’écouler, Darianne affirme qu’elle et ses salariés ont “su tirer leur épingle du jeu. Nous nous attendions à pire. Il y a eu beaucoup de choses positives et c’est ce qu’il faut retenir.” Preuve en est : “Nous avons signé des compromis jusqu’à la fin de l’année.”

Une situation qui a créé la surprise, vu le contexte actuel. “La période a été très délicate. Ce qu’il se passe dans notre pays économiquement et à d’autres niveaux n’a rien arrangé. Puis les banques étaient un peu plus réticentes à l’idée de prêter. Les gens très peureux sur le fait de s’engager. Nous avions quand même ressenti que ça n’allait pas être simple tous les jours.”

Un rebond d’octobre à décembre

Puis c’est à partir du dernier trimestre que les choses se sont réellement décantées. “Disons que d’octobre à décembre, toute l’équipe a constaté qu’il y avait une reprise. D’autant plus que les taux commençaient à baisser, donc ça a conduit à débloquer un peu notre secteur.”

S’il y a quand même eu de jolies ventes, – entre 80 000 euros et 120 000 euros-, “le panier moyen, par contre, a quand même relativement baissé et les produits disponibles étaient plus faibles que les autres années. Aujourd’hui, ça coûte très cher de mettre son bien sur le marché.”

Des acheteurs aux profils variés

En ce qui concerne les clients, “ils viennent de tous les horizons. Il y a toujours des personnes de l’extérieur qui cherche à s’installer sur notre territoire, mais aussi des autochtones qui veulent acquérir. Beaucoup de jeunes notamment. Ça, ça ne change pas.”

La seule ombre au tableau, finalement “c’est la forte demande d’appartements en ville. Nous n’en avons pas à vendre, contrairement à la maison classique avec jardin qui ne manque pas sur le Bassin. Ce sont particulièrement les personnes âgées qui souhaitent acheter des plus petites surfaces, sans étage, proche des commodités.”