Il n’y avait que 28 % de femmes inscrites à la Faculté des sciences, de la technologie et de la médecine lors de l’année universitaire 2021/2022. Un constat alarmant pour Seger Haan, professeur en biologie à l’Uni.lu, qu’il veut voir changer à tout prix. Il a ainsi fièrement lancé jeudi, lors d’un événement ouvert aux lycéens, une nouvelle campagne, où des alumni de l’Université du Luxembourg, employées dans ces domaines, ont la parole.

Marie-Alix Dalle, 34 ans, travaille chez ArcelorMittal et cherche à réduire les émissions de poussière et la consommation d’eau des usines de production. «Étudiante, je me souviens très bien avoir participé à un événement de ce type à Paris, j’avais vraiment l’impression de faire partie de quelque chose de plus grand que moi. J’ai compris qu’intégrer l’industrie en tant que femme avait du sens». En grandissant, elle a été inspirée par l’émission «C’est pas sorcier».

Pour elle, ce type d’événement sert à «peupler l’imaginaire des jeunes filles et à les aider à se projeter dans le monde des sciences». Un pari réussi aux yeux d’Anaya, 14 ans. Déjà intéressée par les maths et les sciences, elle a parlé avec ces femmes et a désormais une idée plus précise «des métiers qui sont possibles en étudiant dans ces domaines». Idem pour son amie Abhissiri. «On a pu découvrir des possibilités». Sade, 16 ans, souhaite intégrer une section sciences l’année prochaine afin d’étudier dans le domaine médical ou de la physique.