Les soldats du feu ont bénéficié d’une accalmie des vents ces trois derniers jours. Mais les rafales doivent de nouveau forcir ce week-end.

Publié le 12/01/2025 07:41

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Un incendie près de Los Angeles, en Californie, le 11 janvier 2025. (PATRICK T. FALLON / AFP)

Un incendie près de Los Angeles, en Californie, le 11 janvier 2025. (PATRICK T. FALLON / AFP)

Une situation de plus en plus chaotique. Les multiples incendies qui font rage à Los Angeles depuis cinq jours ont fait au moins 16 morts, et se sont étendus, samedi 11 janvier, à des zones jusqu’à présent épargnées. Les soldats du feu ont bénéficié d’une accalmie des vents ces trois derniers jours. Mais les rafales doivent de nouveau forcir ce week-end.

Malgré les efforts de milliers de pompiers à pied d’œuvre, le “Palisades Fire” s’est étendu samedi au nord-ouest de Los Angeles. Il menace désormais la vallée densément peuplée de San Fernando, mais aussi le musée Getty et ses œuvres d’art inestimables.

“Ces vents, combinés à un air sec et à une végétation sèche, maintiendront la menace d’incendie dans le comté de Los Angeles à un niveau élevé”, a averti Anthony Marrone, le chef des pompiers du comté. Face aux pillages dans les zones sinistrées ou évacuées, un strict couvre-feu, en vigueur entre 18 heures et 06 heures du matin a été décrété vendredi par les autorités dans les secteurs de Pacific Palisades et Altadena, les plus ravagés.

Les vents chauds et secs de Santa Ana qui ont attisé ces incendies sont un classique des automnes et des hivers californiens. Mais ils ont atteint cette fois une intensité inédite depuis 2011, selon les météorologues, avec des rafales jusqu’à 160 km/h cette semaine.

De quoi propager les braises très rapidement, parfois sur des kilomètres. Un scénario cauchemardesque pour les pompiers, car la Califonie sort de deux années très pluvieuses qui ont fait naître une végétation luxuriante, désormais asséchée par un manque de pluie criant depuis huit mois. Les scientifiques rappellent régulièrement que le changement climatique augmente la fréquence des événements météorologiques extrêmes.