Ce direct est désormais terminé.

L’extrême prudence reste de mise à Mayotte. La préfecture a annoncé, dimanche 12 janvier, le maintien de l’archipel en alerte rouge jusqu’à lundi soir en raison du passage de la tempête tropicale Dikeledi. La tempête a frôlé Mayotte dimanche, provoquant des pluies torrentielles, des coulées de boue et des inondations dans le sud de l’archipel. “On a toujours des vents extrêmement forts et des pluies qui le sont tout autant”, a affirmé le préfet sur Mayotte La 1ère, craignant des “inondations importantes”, d’autant plus qu’un second épisode d’intempéries va apporter beaucoup de pluie sur l’archipel lundi. 

Pas de victime pour l’instant. Selon un bilan provisoire communiqué par le préfet, aucune victime n’est à déplorer pour le moment. “En tout cas, on a sauvé des vies de toute évidence, notamment une personne sauvée de sa voiture qui avait été prise dans une inondation”, a-t-il ajouté. A 21h27 (19h27 à Paris), la tempête tropicale se trouvait à 210 km au sud de Mayotte, selon Météo-France. Au plus près, Dikeledi est passé à environ 100 km au sud du département. 

La Sécurité civile reste “vigilante”. “Pour le moment”, il n’y a “pas de nécessité de sauvetages de vies humaines” à Mayotte, a déclaré dimanche sur franceinfo le colonel Alexandre Jouassard, porte-parole de la Sécurité civile. “C’est bien la pluie qui est notre ennemie sur les prochaines heures, demain et après-demain avec un phénomène de mousson qui va arriver”, explique-t-il.  Sur les 1 100 forces de sécurité civile présentes à Mayotte, “plusieurs centaines” ont été repositionnées “pour être au plus proche de la population”.

Déplacements interdits. Les 320 000 habitants du département le plus pauvre de France ont été invités à se mettre à l’abri “dans une habitation solide” ou dans un des 79 centres d’hébergement d’urgence (écoles, MJC, mosquées…) mis en place dans toutes les communes de l’archipel. La population a été appelée à constituer des stocks d’eau et de nourriture pour “tenir le temps du cyclone”, a exhorté la préfecture. Durant toute la durée de l’alerte, toute circulation est interdite hormis pour les secours et les personnes autorisées.

L’Etat mobilisé. Quelque 645 personnels de la Sécurité civile sont pré-positionnés dans des lieux stratégiques de l’archipel pour intervenir le plus rapidement possible à l’issue de l’alerte cyclonique afin de “porter secours, évaluer les dégâts et assister les populations”, a indiqué la Sécurité civile. Le ministre des Outre-Mer Manuel Valls a assuré à l’AFP que “rien n'[était] laissé au hasard” pour assurer la sécurité des Mahorais.