Une fois n’est pas coutume. Emmanuel Macron a souvent l’habitude de temporiser avant de faire un déplacement à l’étranger, comme constaté en trois ans de guerre en Ukraine, après l’invasion russe, ou en Israël, suite aux attaques du Hamas du 7 octobre 2023. Cette fois, il n’a pas hésité à se rendre au Liban, vendredi 17 janvier, moins de dix jours après l’élection d’un nouveau président, Joseph Aoun, alors que le pays connaît, dans une région en pleine recomposition, un fragile répit après les violences de la guerre survenue cet automne entre Israël et le Hezbollah. Celle-ci a fait 4 000 victimes.