Alors que le marché automobile global a crû de 0,8 % en 2024, le marché du véhicule électrique se contracte de 5,9 %. Passage éphémère ou tendance de fond due à un certain ras le bol européen et à des véhicules pas encore totalement adaptés aux usages ?

L’Association des Constructeurs Européens d’Automobiles (ACEA) a publié les chiffres d’immatriculations pour l’année 2024. Il en ressort qu’environ 10,6 millions de voitures neuves ont été immatriculées. C’est donc une hausse légère de 0,8 % par rapport à 2023. Toutefois, il y a des disparités au sein de l’Union Européenne.

En effet, on peut par exemple noter l’Espagne dont le marché croît de plus de 7 %. A l’autre bout du spectre, on trouve évidemment la France (-3,2 %) ou l’Allemagne (-1 %). Quand les gros marchés s’enrhument, le marché global tousse. Pour autant, l’ACEA veut rester positif et note que le mois de décembre était en hausse de 5,1 % par rapport à décembre 2023. Quand l’année est mauvaise, les constructeurs ont aussi tendance à procéder à des immatriculations dites « tactiques » (en gros, on immatricule des voitures à destination des concessionnaires, pour gonfler les chiffres).

L’objectif du 100 % véhicule électrique en 2035 s’éloigne

Dans ce bilan, on peut noter que les véhicules thermiques ou hybrides restent très largement majoritaires. Même avec le biais de présentation de l’ACEA qui séparent les HEV (hybrides) des thermiques, on a encore 45,2 % d’essence+gazole. En gros, il y a 7,1 % de PHEV immatriculés, et 13,6 % de véhicules électriques. 76,1 % des véhicules immatriculés en Europe en 2024 sont des thermiques.

Le VE, qui prenait dans certains marchés jusqu’à présent, recule à 13,6 %. Il faut dire que deux des gros marchés du VEB en Europe l’on « boudé » en 2024 : la France et l’Allemagne. Sur le mois de décembre en Allemagne, le marché automobile électrique a connu une énorme claque avec une baisse de 38,6 % !

En 2024, les immatriculations de voitures neuves ont légèrement augmenté, de 0,8% à environ 10,6 millions d’unités. L’Espagne a continué de faire preuve de résilience avec un taux de croissance solide de 7,1%. En revanche, des baisses ont été observées en France (-3,2%), en Allemagne (-1%) et en Italie, avec une légère baisse de 0,5%.