Si Paul Graou a su faire basculer le match quand son équipe en avait besoin lors de la victoire toulousaine contre Montpellier ce samedi (27-17), Jack Willis a été le guide attendu et Paul Costes a su saisir sa chance. En face, Cobus Reinach a souffert.
Les tops
Quelle aurait été la deuxième mi-temps toulousaine sans son inspiration géniale à la 46e minute ? Alors que son équipe était à égalité au score et sous pression, il a choisi de jouer rapidement une pénalité à la main sur ses 22 mètres avant de traverser les deux-tiers du terrain. Une action qui a conduit à l’essai de Dimitri Delibes. Le tournant du match. Globalement, Paul Graou fut aussi très précieux dans son occupation au pied et il a bien su distribuer le jeu. Une partition pleine.
Moins en vue cette saison, le trois-quarts centre avait une belle carte à jouer ce samedi. Et il a saisi sa chance. Déjà, il fut très juste sur chacune de ses interventions, lâchant le ballon quand il le fallait, ou le conservant quand c’était nécessaire. Particulièrement disponible pour ses partenaires, Paul Costes a aussi effectué plusieurs courses tranchantes qui ont placé les Montpelliérains sur le reculoir. Et, sur le plan défensif, ses montées rapides furent également efficaces.
Rien de très nouveau à signaler, mais le troisième ligne anglais fut encore une fois un des bonhommes du match. En l’absence de très nombreux cadres, il a su prendre ses repsonsabilités. Promu capitaine, Jack Willis était partout. En défense et dans les rucks, comme à son habitude évidemment. Mais aussi sur le planb offensif. En effet, l’intéressé a touché un nombre incalculable de ballons et il a constamment trouvé de l’avancée au contact. A noter aussi son énorme course pour être au soutien de Paul Graou sur le premier essai stadiste.
On aurait pu citer les premières lignes Forletta, Uelese ou Hounkpatin qui ont dominé en mêlée en première mi-temps, mais le rapport de force s’est finalement équilibré. En revanche, le Montpelliérain qui a fait preuve de la plus grande constance est le deuxième ligne Florian Verhaeghe. Animé d’une grande envie, le deuxième ligne a fait un match plein d’agressivité, s’est montré percutant en défense et a surtout été une vraie menace dans les airs. Et en plus, il a inscrit un essai en toute fin de match pour réduire la marque.
Les flops
Globlalement, la charnière montpelliéraine n’a pas fait un bon match. Ni Cobus Reinach qui ne s’est pas montré sûr dans ses interventions derrière la main (avec un ballon certes rendu glissant, mais qui n’a pas dérangé Pau Graou par exemple), ni l’ouvreur Stuart Hogg, qui a multiplié les fautes de main dans des situations délicates, à l’image du deuxième essai marqué par Dimitri Delibes. Si l’Ecossais s’est montré précieux par la longueur de son jeu au pied, il a aussi clairement manqué de sang-froid et d’application. De plus, l’ouvreur a manqué plusieurs touches qui aurait permis aux Montpelliérains de faire plus efficacement le siège du camp adverse.
14. Dimitri Delibes : 7/10
13. Paul Costes : 7/10
12. Pita Ahki : 6/10
11. Matthis Lebel : 6/10
10. Juan Cruz Mallia : 6/10
9. Paul Graou : 7,5/10
8. Alexandre Roumat : 6,5/10
7. Léo Banos : 6,5/10
6. Jack Willis : 7/10
5. Clément Vergé : 7/10
4. Richie Arnold : 5,5/10
3. David Ainu’u : 5,5/10
2. Thomas Lacombre : 6/10
1. Rodrigue Neti : 5/10
14. Arthur Vincent : 5,5/10
13. Auguste Cadot : 6/10
12. Jan Serfontein : 5,5/10
11. Josh Moorby : 5/10
10. Stuart Hogg : 4/10
9. Cobus Reinach : 4/10
8. Billy Vunipola: 5,5/10
7. Lenni Nouchi : 6/10
6. Yacouba Camara : 5/10
5. Tyler Duguid : 6/10
4. Florian Verhaeghe : 7/10
3. Wilfrid Hounkpatin : 6/10
2. Jordan Uelese : 6/10
1. Enzo Forletta : 5,5/10