L’ex-otage française Sophie Pétronin serait recherchée par les autorités maliennes

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  1. > *Dans un message adressé aux forces de l’ordre maliennes, le directeur général de la gendarmerie locale appelle à « rechercher très activement » Sophie Pétronin. Cette ancienne otage française avait été kidnappée en décembre 2016 par un groupe islamiste puis libérée en octobre 2020, contre la libération d’environ 200 djihadistes.*

    > *Ce vendredi 29 octobre, le Colonel Amadou Camara, directeur général de la gendarmerie malienne, aurait envoyé un message à toutes les unités du pays, appelant à « rechercher très activement » l’ancienne otage française Sophie Pétronin. « En cas de découverte » les gendarmes doivent « l’appréhender et la conduire sous bonne escorte » auprès de la direction générale de la gendarmerie nationale à Bamako, capitale du Mali.*

    > *Ce message a été révélé par un journaliste malien indépendant bien informé, et n’a pas été démenti par les autorités.*

    > *Sophie Pétronin aurait été vue pour la dernière fois près de Sikasso, au sud-est du pays. La zone est classée rouge par le ministère des Affaires étrangères français : les déplacements y sont « formellement déconseillés ».*

    > *Humanitaire basée au Mali depuis 2001, Sophie Pétronin dirigeait une ONG pour aider les enfants souffrant de malnutrition. Après avoir échappé de peu à l’assaut d’indépendantistes en 2012, à l’occasion d’un coup d’État, elle est enlevée à Gao, le 24 décembre 2016 par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), affilié à Al-Qaida. Sophie Pétronin est relâchée quatre ans plus tard, le 8 octobre 2020, avec d’autres otages.*

    > *Pendant ces années, son fils Sébastien Chadaud-Pétronin médiatise l’affaire et tente de mobiliser les autorités françaises, estimant fin 2018 qu’Emmanuel Macron est « le seul à avoir le pouvoir de vie et de mort sur ma mère ». En mai 2019, le président de la République, dans un discours d’hommage à deux soldats tués dans au Sahara alors qu’ils tentaient de libérer d’autres otages, affirme : « Je pense à Sophie Pétronin aux mains de ses ravisseurs. Nous ne l’oublions pas. »*

    > *Dix-sept mois plus tard, les islamistes libèrent Sophie Pétronin ainsi que deux Italiens et Soumaïla Cissé, un opposant malien. En contrepartie, les autorités du pays relâchent près de 200 prisonniers islamistes. Parmi eux, des petites mains mais aussi des chefs djihadistes, dont beaucoup capturés par les forces françaises de l’opération Barkhane, laissant un goût amer à cet échange.*

    > *Désormais libre, l’humanitaire annonce être devenue musulmane lors de sa captivité. « Vous dites Sophie, mais c’est Mariam que vous avez devant vous », affirme-t-elle devant les caméras. En revenant sur ses conditions de détention, elle estime que ça « se passait bien ». « Je me suis accrochée, j’ai tenu, j’ai beaucoup prié parce que j’avais beaucoup de temps, je me suis promenée, j’ai bien mangé, j’ai bien bu, de l’eau fraîche hein ! » Sophie Pétronin considère avoir « transformé la détention, si on peut dire, en retraite spirituelle ».*

    > *Elle défend aussi ses geôliers, réfutant le terme de « djihadistes ». Pour elle, ils sont « des groupes d’opposition armés au régime ». L’ex-otage souhaitait retourner au Mali pour revoir les enfants dont elle s’occupait. Son fils la prévient alors : « Attends-toi à ce que je cadre certaines choses, tu n’iras pas où tu veux ». Visiblement sans succès.*

  2. Des gens se sont démenés pour la sortir de là et elle y retourne? Une fois mais pas deux…

  3. Fallait qu’elle demande la nationalité malienne et renonce à la française avant de partir.

  4. Du coup je me demande jusqu’à quel point le Quai d’Orsay avait cerné le personnage, et que ce que le fils dénonçait comme un “abandon” de leur part n’était pas plutôt une certitude que le dossier était un bourbier qui allait leur péter à la gueule.

    Parce que bon, dès l’arrivée sur le tarmac ça a été un cauchemar en termes de relations publiques. L’otage convertie à l’islam, qui a changé de prénom et qui veut retourner au Mali le plus rapidement possible, c’était pas le plan com’ de l’année.

    Huit jours plus tard, Samuel Paty était assassiné. Je ne sais plus si ça avait contribué au déferlement de haine que s’était mangé Mme Petronin à l’époque sur les RS, mais ça n’a pas du aider.

    Je me pose la question : que va faire le Quai d’Orsay cette fois ? Sur les RS je n’ai vu aucun message de soutien, l’opinion publique est unanime : qu’on la laisse donc mourir sur place puisque c’est ce qu’elle veut, traîtresse à la nation, etc. Je ne pense pas qu’à quelques mois des élections et au vu du contexte général ils vont lever le petit doigt pour elle.

    Et surtout, que va faire son fils ? C’est surtout à lui que je pense dans cette situation. Ca doit être atroce à vivre à bien des niveaux.

  5. Son fils est vraiment un incapable. Toutes ses sorties médiatiques, sa communication contre Macron, ses excuses pour protéger le comportement de sa mère. Et puis quand elle revient convertie à l’Islam et à moitié folle (en échange d’une rançon et de libérations de djihadistes) il la laisse parler et lui sort “Attends-toi à ce que je cadre certaines choses, tu n’iras pas où tu veux” ; Il y a des gens qui sont tellement dans le pacifisme et dans le laisser-faire qu’ils aident activement le mal à prospérer.

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