Alors qu’une partie de la presse internationale annonçait que les soldats nord-coréens avaient certainement quitté la région de Koursk, en Russie, le chef de la Direction du renseignement de défense ukrainienne, le lieutenant-général Kyrylo Budanov, a tenu à s’exprimer sur ces rumeurs.

“Ces trois dernières semaines, nous n’avons pas vu ou détecté d’activité ou d’affrontement armé avec les Nord-Coréens. Par conséquent, nous pensons qu’ils ont été retirés en raison des lourdes pertes qu’ils ont subies”, avait annoncé auprès de la presse ukrainienne, le colonel Oleksandre Kindratenko, porte-parole des forces spéciales ukrainiennes.

Même son de cloche pour le New York Times qui avait quant à lui souligné que les troupes de Pyongyang n’avaient pas été aperçues “depuis environ deux semaines”.

Mais voilà, cette information a finalement été démentie ce samedi 1er février, par le chef de la Direction du renseignement de défense ukrainienne, le lieutenant-général Kyrylo Budanov, qui a indiqué que “nous devons attendre un peu pour voir s’il y a de réels changements ou s’il s’agit simplement d’une baisse d’activité pendant quelques jours”, relate le KyivPost.

Ce dernier a également confié que près de 8 000 Nord-Coréens seraient encore présents sur la ligne de front à Koursk.

Pour mémoire, les troupes nord-coréennes ont été déployées dans l’oblast de Koursk l’automne dernier pour aider les forces russes à contrer une incursion ukrainienne lancée début août 2024.

En tout, ce sont plus de 10 000 hommes qui auraient donc été envoyés pour se battre en Russie sous couvert d’entraînements. Deux soldats ont également été capturés par Kyiv dans la région de Koursk, comme l’avait annoncé Volodymyr Zelensky, le 11 janvier dernier.