C’est en 2005, il y a 20 ans, que l’ONU a décrété la date du 27 janvier, Journée internationale de la mémoire de la Shoah et de la prévention des crimes contre l’humanité.

Ce 27 septembre 2005, les pays de l’Est venaient d’intégrer l’Union européenne, et le soixantième anniversaire de la libération du camp d’Auschwitz-Birkenau était encore marqué par l’optimisme des années 1990, par la croyance que la démocratie avait définitivement triomphé.

Vingt ans plus tard, alors que les derniers témoins disparaissent, la cérémonie du 80ème anniversaire de la libération d’Ausschwitz s’est tenue dans un contexte infiniment plus étrange et plus sombre. Entre guerre russe pour, selon la propagande de Mscou,, dénazifier l’Ukraine, manifestations post-7 octobre ponctuées de dérapages, inculpation de Benjamin Netanyahu par la Cour Pénale Internationale pour crimes de guerre, vague inédite d’antisémitisme partout -sans oublier Elon Musk accusé d’avoir pratiqué un salut nazi lors du meeting d’inauguration de Donald Trump, suivi de son soutien public à l’AfD, le parti d’extrême-droite allemand.

Alors qu’un tout récent sondage montre que 46% des jeunes Français âgés de 18 à 29 ans n’ont jamais entendu le mot holocauste ou shoah, que 48% des Américains sont incapables de nommer un seul camp de la mort, les références au nazisme semblent devenir un même culturel, comme si entre oubli et hantise nul ne savait quoi faire de cet héritage.

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