Publié3. février 2025, 19:45
Bruxelles: L’OTAN se dit «à l’abri» des tensions commerciales avec Trump
«Je suis convaincu que cela n’aura pas d’impact sur notre détermination collective à maintenir forte notre capacité de dissuasion», a affirmé son secrétaire général.

Mark Rutte se veut optimiste quant à la pérennité de l’OTAN.
AFP
Les menaces de guerre commerciale agitées par le président américain Donald Trump n’auront «pas d’impact» sur la capacité de dissuasion de l’OTAN, a assuré lundi son secrétaire général, Mark Rutte.
«Il y a toujours eu des problèmes entre les Alliés», a-t-il indiqué devant la presse au côté du Premier ministre britannique, Keir Starmer. Mais, a-t-il ajouté, «je suis absolument convaincu que cela n’aura pas d’impact sur notre détermination collective à maintenir forte notre capacité de dissuasion».
Les Européens sommés de mettre davantage au pot
Donald Trump a depuis son retour à la Maison-Banche le 20 janvier menacé ses alliés européens de droits de douane, jugeant son pays «maltraité» par l’Union européenne.
Il inquiète également les pays européens de l’OTAN en menaçant de ne plus garantir leur sécurité s’ils n’augmentent pas drastiquement leurs dépenses militaires, dont la plus grande part au sein de l’Alliance est assurée par les États-Unis. Et il n’a pas hésité non plus à menacer le Danemark, pays membre de l’OTAN, de s’emparer de l’un de ses territoires, le Groenland, y compris par la force.
«La meilleure chose que l’Occident puisse faire, c’est de rester uni, et je sais que cette vision a son équivalent aux États-Unis»
Mark Rutte, secrétaire général de l’OTAN
Interrogé sur la possibilité que les Européens soient contraints d’assurer leur défense sans l’allié américain, Rutte a qualifié cette hypothèse de «stupide». «Je suis un fervent atlantiste», et «la meilleure chose que l’Occident puisse faire, c’est de rester uni, et je sais que cette vision a son équivalent aux États-Unis, y compris à la Maison-Blanche», a-t-il assuré.
Interrogé sur les visées impérialistes du président Trump concernant le Groenland, Rutte a souligné que le milliardaire américain avait «raison» de souligner que le Grand Nord arctique, et pas seulement le Groenland, jouait un rôle géopolitique très important. «Collectivement, en tant qu’Alliance, nous chercherons toujours le meilleur moyen de nous assurer que nous pouvons faire face à ces défis», a-t-il souligné.
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(afp/rk)