Jérôme Guedj (PS), salue François Bayrou, avant l’examen du projet de loi de finances pour 2025, à l'Assemblée nationale, à Paris, le 3 février 2025. Jérôme Guedj (PS), salue François Bayrou, avant l’examen du projet de loi de finances pour 2025, à l’Assemblée nationale, à Paris, le 3 février 2025. JULIEN MUGUET POUR « LE MONDE »

Sans ambiguïté, l’arbitrage final a tranché avec les atermoiements des derniers jours. Le Parti socialiste (PS) a décidé, lundi 3 février, de ne pas censurer le gouvernement, ni sur le projet de loi de finances ni sur le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) 2025, alors que François Bayrou a activé le 49.3 afin de faire passer ces deux textes sans vote. « L’union de la gauche, c’est celle qui ramène des éléments positifs. Je préfère changer la vie des gens chaque petit matin qu’attendre le grand soir », justifie le président du groupe PS au Sénat, Patrick Kanner. Mercredi 5 février, les députés seront appelés à se positionner sur la motion de censure de La France insoumise (LFI), cosignée par certains écologistes et communistes.

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La décision a été prise en deux temps. A midi, le PS a tenu un bureau national, où ses principaux cadres se sont exprimés. Son premier secrétaire, Olivier Faure, a notamment expliqué que le PS avait réussi à améliorer le budget, et que le parti ne pouvait pas prendre le risque de déstabiliser le pays en faisant tomber le gouvernement. Le député de Seine-et-Marne a aussi tenté de rassurer ceux qui craignaient que cet acte ne soit assimilé à un soutien à l’exécutif, en estimant que les socialistes avaient fait savoir que ce budget ne leur convenait pas.

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