La police sur les lieux du drame, à l’école Risbergska, à Örebro (Suède), le 4 février 2025. La police sur les lieux du drame, à l’école Risbergska, à Örebro (Suède), le 4 février 2025. JONATHAN NACKSTRAND / AFP

Un homme a ouvert le feu, mardi 4 février, dans un centre de formation pour adultes de la ville à Örebro, à 200 kilomètres à l’ouest de Stockholm, tuant une « dizaine » de personnes, selon le dernier bilan de la police suédoise divulgué lors d’une conférence de presse à 18 heures. Le tireur présumé est décédé, toujours selon la police. Il s’agit de la plus grave fusillade en Suéde et la pire tragédie dans une école du pays.

Aucune information n’a été donnée, pour l’heure, sur le profil ou sur les motivations du suspect. « Il n’est pas connu des services de police, n’a aucun contact avec les gangs [responsables de l’explosion de violence en Suède, ces dernières années] et a agi seul », a déclaré Roberto Eid Forest, chef de la police d’Örebro, indiquant ne pas pouvoir préciser le nombre de blessés. « C’est un événement exceptionnel et un cauchemar », a-t-il ajouté.

L’alerte a été donnée vers 12 h 30 et l’opération policière était toujours en cours quatre heures plus tard autour du centre de formation visé, le Campus Risbergska. Le périmètre était bouclé et des dizaines de voiture de police étaient sur place, selon des journalistes de l’Agence France-Presse (AFP). « Le danger n’est pas écarté, (…) l’opération est toujours en cours », avertissait la police sur son site peu après 15 h 30.

Cinq personnes ont été admises à l’hôpital universitaire de la ville après la fusillade, a rapporté un responsable des services de santé d’Örebro, Jonas Claesson. Deux des blessés « ont été opérés et sont dans un état stable, leurs blessures ne mettent pas leur vie en danger », a-t-il déclaré, ajoutant qu’un autre « n’a[vait] pas été opéré et [était] dans un état grave ». Il n’a fourni aucune information sur les autres.

Les élèves du centre de formation et des écoles voisines ont été confinés pendant plusieurs heures avant d’être progressivement évacués, a affirmé la police. Une enquête a été ouverte pour « tentative de meurtre, incendie criminel et infraction aggravée à la législation sur les armes ».

« Un cauchemar que personne ne devrait avoir à vivre »

L’un des enseignants a raconté qu’il était dans l’établissement quand il a entendu les tirs. « J’ai entendu des coups de feu, je me suis donc barricadé et j’attends des nouvelles. Nous avons déclenché une alarme dans l’application de sécurité et je communique avec mes collègues », a témoigné Petter Kraftling sur le site Internet du syndicat des enseignants suédois Vi larare.

La police sur les lieux du drame, à l’école Risbergska, à Örebro (Suède), le 4 février 2025. La police sur les lieux du drame, à l’école Risbergska, à Örebro (Suède), le 4 février 2025. KICKI NILSSON / AP

« C’est avec tristesse que j’ai appris le terrible acte de violence survenu à Örebro. Mes pensées vont aux victimes et à leurs familles, a réagi le premier ministre, Ulf Kristersson, sur le réseau social X. C’est un jour très douloureux pour toute la Suède. Mes pensées vont également à tous ceux dont la journée d’école normale a été remplacée par l’horreur. Etre enfermé dans une salle de classe, en craignant pour sa vie, est un cauchemar que personne ne devrait avoir à vivre. »

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« Les informations faisant état de violences à Örebro sont très sérieuses. La police est sur place et l’opération bat son plein. Le gouvernement est en contact étroit avec la police et suit de près l’évolution de la situation », avait annoncé un peu plus tôt le ministre de la justice, Gunnar Strömmer, à la télévision publique SVT.

L’école, appelée Campus Risbergska, accueille des étudiants âgés de plus de 20 ans, selon son site Internet. Elle propose des cours de niveau primaire et secondaire, des cours de suédois pour les immigrés, ainsi que des formations professionnelles et des programmes pour des adultes en situation de handicap.

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