Le sélectionneur Fabien Galthié a annoncé ce jeudi la composition de l’équipe de France pour défier l’Angleterre samedi à Twickenham (17h45). Pas de surprise : l’ailier Damian Penaud, absent pour cause de blessure face aux Gallois, est bien de retour, Matthieu Jalibert aussi, en raison de la suspension de Romain Ntamack. Le patron des Bleus s’est d’ailleurs très longuement arrêté sur ce choix.
Le choix de Matthieu Jalibert
“Lorsqu’on prend des décisions pour composer l’équipe, on travaille quotidiennement sur l’état de forme des joueurs, leurs compétences, les associations… Aujourd’hui, après le carton rouge de Romain Ntamack, on a travaillé sur son remplacement. Dès le soir même est apparu le nom de Matthieu Jalibert. Il y a une évidence, une cohérence, une logique par rapport à notre méthode de travail et de sélections, mais aussi sur l’accompagnement des joueurs. Il y a eu beaucoup de raisons qui nous ont poussées à faire ce choix.”
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Les attentes autour de sa performance
“Pour tous les joueurs qui portent le maillot de l’équipe de France, le challenge est le même : performer, nous rendre la confiance qu’on leur donne. Cette question est valable pour Matthieu mais aussi pour tous les joueurs. La décision de le titulariser est simplement cohérente. C’est son chemin. Mais jouer en équipe de France, ce n’est pas forcément un chemin linéaire. Il a aujourd’hui plus de 30 sélections (NDLR 35 capes). Au fil du temps, l’état de forme est différent, l’état psychologique aussi. Ce que Matthieu a vécu en novembre est très intéressant pour nous.
Pourquoi ? Parce que la méthode que l’on a, c’est pour développer, accompagner et donner aux joueurs tous les moyens de progression possibles. Progresser, ce n’est pas seulement le geste, c’est aussi la tactique et la compétence mentale. Les joueurs traversent parfois en équipe de France des moments très heureux, parfois moins heureux avec des charges émotionnelles négatives. On leur apprend donc, avec nos compétences, à traverser ces moments-là. Pour nous, il était donc hors de question d’entrer dans un rapport de force. Le seul rapport de force que nous avons, c’est avec l’adversaire. Avec nos joueurs, c’est un rapport de confiance. Notre rôle, c’est de tendre la main à nos joueurs et de les amener le plus haut possible. L’exemple de Matthieu, c’est un exemple de vie d’un joueur de haut niveau.”
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Rendez-vous ce samedi à 17h45 \ud83d\udca5
Plus d’informations sur ce choc ici : https://t.co/ulyey1zCVi pic.twitter.com/n0VABdzeta
— RUGBYRAMA (@RugbyramaFR) February 6, 2025
Son accompagnement
“La question ne se pose pas. L’accompagnement que l’on met en place nous a forcés à nous poser la question de la meilleure façon pour qu’il se régénère. Nous avons identifié des signaux faibles qui nous ont fait comprendre l’importance de donner de l’air à ce joueur. L’objectif, c’était qu’il aille mieux. On l’a donc sorti de notre huis clos qui est très particulier à vivre, très intense. En équipe de France, tout est transparent tout en gardant une forme de pudeur. Je crois vraiment qu’on a voulu parfois faire de la polémique. Mais pour nous, ce n’est pas de la polémique, ce ne sont que des choix que nous assumons totalement. Notre méthodologie nous permet de transformer des décisions complexes en décisions simples. Il était important pour nous de rester au contact de Matthieu, comme on peut le faire avec les autres joueurs. Après c’est au joueur de ne pas se perdre. C’est à lui de définir son chemin, ses priorités. Matthieu a réalisé ce travail lui-même, avec son club, avec nous. Et j’ai toujours dit que Matthieu était un joueur sélectionnable. Nous n’avons jamais installé de rapport de force au risque de perdre un joueur avec un tel potentiel.”
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Le retour de Damian Penaud
“Damian est un ailier, ce sont souvent des joueurs un peu à part qui offensivement finissent le travail ou déclenchent le momentum. Ce sont des joueurs différents tactiquement, physiquement et psychologiquement par rapport à un joueur de la charnière. Damian nous apporte le déséquilibre offensif, mais c’est aussi un bon défenseur. Avec l’équipe de France, il a souvent été bon, très bon. Il connaît bien notre système. Mais le temps passe. Cela fait plus d’un an qu’il n’a pas joué en équipe de France, il doit avoir faim. Il doit avoir très faim.”