Les Ty Zefs s’étaient déjà remis la tête à l’endroit en se qualifiant mardi pour les quarts de finale de la Coupe de France (2-1) à Troyes (L2), après leurs défaites sévères contre le Real Madrid (3-0) en C1 et le PSG (5-2) en championnat. Mais pour pimenter leur fin de saison, il était impératif de repartir avec quelque chose – et de préférence les trois points – de la Beaujoire, face à une équipe qu’ils ont battus quatre fois sur les cinq dernières confrontations, pour un nul, dont deux fois cette saison : 4-1 en championnat et 2-1 en Coupe, au Stade Francis-Le-Blé.
Gâchis nantais
Ce match a beaucoup ressemblé aux deux précédents. Nantes n’a pas fait mauvaise figure mais a pu mesurer tout ce qui le sépare d’une équipe en confiance, bien rodée et surtout réaliste. Dès la 8e minute, sur un coup-franc de Kenny Lala, Pierre Lees-Melou a remis dans l’axe pour Ludovic Ajorque, seul à quatre mètres du but grand ouvert, pour ouvrir le score de la tête (0-1). Il s’agit du 14e but de Brest sur coups de pied arrêtés en championnat, l’un de ses principaux atouts.
Le principal reproche que Roy pourra faire à ses joueurs est d’avoir attendu la 5e minute du temps additionnel final pour faire le break sur un contre conclu par Lees-Melou (0-2). Une tête renversée au-dessus d’Ajorque(20e) qui a aussi vu Lopes gagner leur face-à-face après une passe sublime de Romain Faivre (37e) auraient pu le leur permettre dès le premier acte.
En seconde période, Mahdi Camara, à la conclusion d’une remontée de balle sublime, a raté le cadre (58e), tout comme Massadio Haïdara sur une frappe soudaine (73e).
Mais ce gâchis n’est rien comparé à celui des Nantais qui n’ont cadré que deux tentatives sur quinze contre six sur dix pour les visiteurs. Une tête smashée de Jean-Charles Castelleto qui a frôlé le poteau (17e), une reprise trop enlevée de Mostafa Mohamed trouvé en retrait par Coco (43e) ont déjà frustré Antoine Kombouaré.
Mais que dire de la frappe enroulée du droit de Pedro Chirivella aux seize mètres à côté (70e) ou la demi-volée de Nicolas Cozza, seul face au but, qui s’est envolée dans les tribunes (81e), alors que la recrue Meschak Elia a aussi touché l’extérieur du poteau (78e)…