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Donald Trump a affirmé jeudi 13 février que l’Ukraine ferait bien partie des négociations pour mettre un terme à la guerre avec la Russie, affirmant que le président russe Vladimir Poutine “veut la paix”. “Je pense qu’il me le dirait s’il ne le voulait pas”, a déclaré le président américain à la presse depuis la Maison Blanche, au lendemain d’un appel avec le dirigeant russe. De son côté, Vladimir Poutine a dit à Donald Trump vouloir trouver une “solution de long terme” au conflit ukrainien via des “pourparlers de paix”, a annoncé le Kremlin, l’Ukraine participerait “d’une manière ou d’une autre” à de futurs pourparlers de paix.
Imbroglio sur une réunion à Munich, vendredi. Kiev a dit jeudi ne pas envisager de participer à une réunion à Munich (Allemagne) avec des responsables russes, que le président américain a pourtant annoncée. “La Russie y sera avec des gens de chez nous. L’Ukraine est d’ailleurs aussi invitée. Je ne sais pas exactement qui représentera chaque pays, mais ce seront de hauts responsables de Russie, d’Ukraine et des Etats-Unis”, a déclaré Donald Trump. “Pour le moment, il n’y a rien sur la table. Des discussions avec les Russes ne sont pas envisagées”, a estimé auprès de la presse Dmytro Lytvyn, un conseiller de Volodymyr Zelensky.
Une rencontre Trump-Poutine à venir en Arabie saoudite. Cet échange téléphonique, le premier depuis le retour à la Maison Blanche du républicain, rebat complètement les cartes après trois années de guerre. Donald Trump a également annoncé qu’il rencontrerait Vladimir Poutine “probablement en Arabie saoudite”, sans préciser de date. Le Kremlin a de son côté affirmé qu'”aucune décision” n’avait été prise dans l’immédiat quant à la date de cette rencontre, dont l’organisation pourrait prendre “plusieurs mois”.
Kiev veut d’abord un plan pour “arrêter” Vladimir Poutine. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a de son côté jugé que l’Ukraine et les Etats-Unis devaient convenir d’un plan pour “arrêter (Vladimir) Poutine” avant le lancement de tels pourparlers avec Moscou. “Les Russes tentent de prolonger la mentalité post-Yalta, quand une poignée de personnes autour d’une table divisaient le monde” en zones d’influence, a réagi à Paris le ministre ukrainien Andriï Sybiga, en référence à l’accord signé à Yalta en février 1945 entre Roosevelt, Staline et Churchill pour préparer l’après-Seconde Guerre mondiale et se répartir de facto des sphères d’influence.
Les Occidentaux n’ont pas apprécié d’avoir été pris de court. Mis à l’écart et sous le choc, les Européens ont averti que tout accord de paix négocié sans Bruxelles et Kiev serait voué à l’échec. “Toute solution rapide équivaut à un sale accord”, a estimé la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, pour qui rien ne peut se négocier “dans le dos” de l’Europe ou des Ukrainiens. “A mon avis, il aurait été préférable de parler de la question de l’adhésion de l’Ukraine à l’Otan ou de possibles pertes de territoire à la table des négociations”, a également regretté le ministre de la Défense allemand, Boris Pistorius. “Il ne peut pas y avoir de paix durable sans les Ukrainiens et sans les Européens”, a rappelé de son côté le ministre de l’Europe, Benjamin Haddad, sur franceinfo.