Lion d’argent du meilleur réalisateur à Venise, puis trois Golden Globes, dont celui du meilleur film et du meilleur réalisateur, nommé dans dix catégories pour les Oscars, qui auront lieu le 3 mars, dont celle du meilleur réalisateur, du meilleur film, et meilleur acteur pour Adrien Brody, le Brutalist, film de 3h35 avec entracte filmé dans un format qui n’est plus utilisé depuis un demi-siècle, racontant le parcours d’un architecte visionnaire rescapé de la Shoah et émigré aux Etats-Unis ou il va affronter son mécène et commanditaire est passé de statut de film invendable à phénomène critique et commercial.

Comment un tel film a-t-il pu se faire aujourd’hui, au temps des franchises et des plateformes, alors que la notion d’auteur est dévaluée à droite comme à gauche?  Quels paradoxes expliquent l’existence et le succès international critique et commercial de ce film qui chante le retour de l’ego individuel artistique, en provenance du pays  aujourd’hui gouverné par Donald Trump? Qu’est-ce qui fait de ce film, en d’autres termes, un signe des temps ?

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