Elles jonchent les plages et les littoraux. “Lorsqu’on se balade, on les voit pas forcément. Mais en s’accroupissant, on réalise la quantité”, souffle Léa, 17 ans. Comme soixante-dix autres personnes, à l’appel de l’ONG Surfrider Foundation, elle est venue ce 16 février 2025 pour une grande collecte des déchets, et notamment  des microbilles de plastique.

Ce 16 février 2025, soixante-dix personnes sont parties collecter des microbilles de plastique à La Torche.

Ce 16 février 2025, soixante-dix personnes sont parties collecter des microbilles de plastique à La Torche. © Radio France –
Louis Emeriau

“Ça a empiré aujourd’hui”

“On en a jamais ramassé autant, plus de 200 000, confie Magali Nouguier, l’organisatrice. Avec le reste, ça représente près de 146 kg de déchets. Avec beaucoup de filet de pêche et de cordage.” Depuis la marée blanche d’Audierne en 2022,  ces GPI (granulés plastiques industriels) touchent les littoraux, comme celui du Finistère. “C’est un endroit où il y a beaucoup de passage de fret, forcément si un conteneur tombe dans l’Océan, rapidement, les plages sont touchés”.

Ce moment de collecte ne vise pas à nettoyer la plage mais plutôt à collecter des informations scientifiques pour interpeller les politiques. Nicolas est venu avec ses filles. En 25 ans de surf, il a vu l’état des plages se dégrader. “Des déchets, on en voyait déjà avant. J’ai quand même l’impression que ça a empiré aujourd’hui.”

Armés de tamis, de gants, d’une pelle et d’une balayette, les volontaires ont longé la plage pendant une heure.