Publié16. février 2025, 21:36
Macron: Un sommet sur la sécurité de l’Europe sans le Luxembourg
Le président français n’a pas convié le Premier ministre Frieden à un sommet informel sur la sécurité en Europe, ce lundi à Paris.

Cette fois, Luc Frieden n’a pas été invité à l’Élysée par Emmanuel Macron.
AFP
Les Européens, dont une partie des dirigeants se réunissent lundi à Paris, doivent faire «plus et mieux» pour leur sécurité collective compte tenu de «l’accélération» sur l’Ukraine et des prises de positions américaines, a déclaré dimanche l’Élysée. «Nous considérons qu’il y a, en conséquence de l’accélération sur le dossier ukrainien, en conséquence aussi de ce que disent les dirigeants américains, une nécessité pour les Européens de faire plus, mieux et de manière cohérente pour notre sécurité collective», a souligné un conseiller du président Emmanuel Macron.
La réunion informelle organisée lundi par le président français à l’Élysée sur l’Ukraine et la sécurité en Europe aura «pour but de faciliter la suite des conversations à Bruxelles», a-t-il relevé. Seront présents, outre le président Macron, les chefs de gouvernement de l’Allemagne, du Royaume-Uni, de l’Italie, de la Pologne, de l’Espagne, des Pays-Bas et du Danemark, ainsi que le président du Conseil européen, la présidente de la Commission européenne et le secrétaire général de l’OTAN. Le Luxembourg et son Premier ministre Luc Frieden n’ont donc pas été conviés.
«Tout le monde est concerné, tout le monde doit pouvoir participer».
Un conseiller du président Macron
La réunion a été initiée en format restreint pour des raisons «pratiques» mais celui-ci a vocation à être élargi, a-t-il ajouté. «Pour nous, tout le monde est concerné, tout le monde doit pouvoir participer à la conversation». «L’objectif est de déterminer ce que les Européens peuvent faire pour eux-mêmes compte tenu de l’accélération que nous vivons en Ukraine en conséquence des initiatives du président Trump», a-t-il dit.
«Ces initiatives sont une chance au sens où elles peuvent permettre d’accélérer la sortie de la guerre en Ukraine mais évidemment encore faut-il s’entendre et voir à quelles conditions la sortie de la guerre peut être actée», a noté le conseiller, en insistant «les besoins de souveraineté et de sécurité de l’Ukraine comme de l’Europe».
«Nous devons rester unis»
Luc Frieden, pas invité.
Cela concerne notamment «les garanties de sécurité qui peuvent être données par les Européens et les Américains, ensemble ou de manière distincte», a-t-il pointé. L’Europe doit maintenant «tirer les conséquences» de tous les débats initiés depuis plusieurs années sur la souveraineté européenne à l’initiative du président Macron, a encore souligné l’Élysée.
«Nous avons désormais des outils en main pour contribuer à une paix robuste, solide en Ukraine au profit de l’Ukraine et aussi des Européens», a insisté le conseiller. Encore faut-il que les Européens ne se divisent pas. «Nous devons rester unis. Plus nous sommes unis, mieux c’est et plus nous sommes forts», a souligné Luc Frieden, selon l’agence de presse DPA. «Ce serait mieux si nous étions 27» à la table d’Emmanuel Macron, a-t-il encore réagi.
(afp/jw)