Le constructeur automobile lance l’opération “Stop Drive” et appelle les propriétaires concernés à procéder au changement de l’airbag de leur C3 ou de leur DS3.

Publié le 17/02/2025 19:54
Mis à jour le 17/02/2025 20:11
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À cause des problèmes d’airbags Takata, sur les Citroën C3, le constructeur rappelle les véhicules et demande de ne pas rouler avec. (FABRICE HEBRARD / MAXPPP)
La suite du feuilleton des airbags Takata potentiellement dangereux. Dans Le Parisien, Citroën annonce, lundi 17 février, lancer une opération “Stop Drive”, autrement dit une demande “d’arrêter immédiatement de conduire” les 250 000 C3 et DS3 fabriquées entre 2009 et 2013, sur toute la moitié nord de la France, au nord d’une ligne passant par Clermont-Ferrand et Lyon. Plusieurs milliers de propriétaires de ces véhicules ont déjà changé l’airbag, dans le cadre d’un rappel lancé le 21 janvier dernier. Au total, 236 900 voitures sont donc concernées.
La découverte vendredi dernier d’un airbag présentant une “dégradation des propriétés du gaz” en Loire-Atlantique, lorsque le propriétaire d’une DS3 a ramené sa voiture à son concessionnaire, a poussé Citroën à lancer en urgence cette campagne “Stop Drive”.
La marque impose donc un principe de précaution sur les 250 000 modèles fabriqués entre 2009 et 2013 et identifiés au nord d’une ligne Lyon-Clermont Ferrand, alors qu’elle avait déjà entamé une campagne de rappel progressif depuis le 21 janvier dernier.
Les propriétaires sont donc invités à ne plus utiliser leur voiture à partir de lundi et à l’amener immédiatement à leur garage ou concessionnaire Citroën le plus proche. L’opération de changement d’airbag est gratuite et ne dure qu’environ une demi-heure, indique Citroën. Le constructeur assure avoir désormais à disposition l’ensemble des airbags de rechange nécessaires, fournis par le fabricant américain Joyson Safety System.
Depuis 2014, Volkswagen, Nissan, BMW ou Toyota, entre autres, ont rappelé des millions de véhicules équipés des airbags dangereux Takata. Citroën a procédé à des rappels massifs de modèles C3 et DS3 dans toute l’Europe, avec une première vague de 98 000 véhicules fin janvier, dont 73 000 en France. Dans le pays, 29 accidents liés à ces airbags ont été recensés, provoquant 11 décès en Outre-mer et un en métropole, d’après le ministère des Transports.