Le général de brigade Ali Fadavi, commandant en second du corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), a déclaré lundi que « la “Promesse honnête 3” sera exécutée au moment opportun », rapporte l’agence de presse iranienne Mehr. L’Iran a baptisé ses attaques de missiles et de drones contre Israël « Promesse honnête 1 » (le 13 avril 2024) et « Promesse honnête 2 » (le 1er octobre 2024).
Lundi, le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a mis en garde contre les ennemis de la République islamique, qui cherchent, selon lui, à manipuler l’opinion publique en Iran afin de diviser la population. « Aujourd’hui, notre problème ce n’est pas la menace [militaire] de l’ennemi, mais ses menaces insidieuses », a estimé lors d’un discours l’ayatollah Khamenei, au pouvoir depuis 1989. « Aujourd’hui, nos ennemis admettent (…) qu’ils veulent vaincre la nation iranienne », a poursuivi M. Khamenei.
Dimanche, le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a appelé son pays à « finir le travail » contre l’Iran, lors d’une visite en Israël du secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio. M. Nétanyahou n’a pas précisé le fond de sa pensée, mais il est de longue date l’avocat d’une ligne dure contre la République islamique d’Iran, présentée comme une menace contre l’existence d’Israël.
Les dirigeants iraniens considèrent tant Israël que les Etats-Unis comme des ennemis. De son côté, le président américain, Donald Trump, a été durant son premier mandat (2017-2021) l’artisan d’une politique dite de « pression maximale » contre de l’Iran, en rétablissant des sanctions et en cherchant à isoler diplomatiquement le pays. Depuis son retour à la Maison Blanche, en janvier, il a repris cette politique, mais se dit prêt à discuter avec l’Iran. Israël et les Etats-Unis accusent Téhéran de chercher à se doter de l’arme nucléaire.
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